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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.albin-michel.fr/multimedia/Article/Image/2014/9782226254214-j.jpg

 

Revoilà le Département V, à la recherche de l'explication d'une série de disparitions ayant eu lieu en 1987, des disparitions apparemment sans rapport entre elles, mais c'est sans compter sur Carl Morck et son équipe, toujours réduite à deux personnes.

 

Jussi Adler Olsen poursuit sa série avec énergie et succès. La personnalité des enquêteurs est moins approfondie dans cet épisode, même si certains éléments viennent ajouter quelques pierres à l'édifice. Mais cette fois-ci nous sommes en grande partie dans l'esprit d'une personne liée à ces disparitions, un procédé forcément diabolique, mais encore plus avec le twist final, que je n'ai absolument pas vu venir, et lui aussi d'une efficacité redoutable. Il y a pas mal d'action, on ne s'ennuie pas du tout durant ces 600 pages, et les lieux de l'action, tout comme les époques, sont assez diversifiés. On va par exemple sur l'île de Sprogo, qui abrita un asile réservé aux femmes, en passant par un appartement cosy ou encore les boudoirs d'une importante organisation politique aux revendications douteuses. Nouvelle plongée dans le Danemark d'aujourd'hui et d'hier donc, et le fait d'utiliser les deux assistants de Morck comme des consciences, qu'elles soient bonnes ou pas, est là encore très judicieux. Je ne m'en lasse pour l'heure pas du tout.

 

Spooky.

 

pour lire mes chroniques sur les épisodes précédents, par ordre chronologique :

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.livredepoche.com/sites/default/files/styles/cover_book_focus/public/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2012/9782253035985-T.jpg

 

Bastien Balthasar Bux a douze ans. Orphelin de mère, élevé par un père absent, il s’évade de son quotidien grâce à sa passion pour la lecture. Un matin, il entre dans une librairie et dérobe un livre ancien. Un livre pas comme les autres, qui décrit un monde peuplé d’elfes et de monstres… Mais le Pays Fantastique est rongé par un mal étrange et vit une lente agonie. Un héros, Atréju, est nommé par la Petite Impératrice, souveraine incontestée, pour accomplir une grande quête : trouver un remède afin de sauver leur monde. Et voilà que Bastien, irrésistiblement, passe de l’autre côté du miroir et entre dans l’histoire, l’Histoire sans fin…

 

La plupart des trentenaires ou des quadras ne connaissent cette histoire (sans fin, donc) qu'au travers du film éponyme de Wolfgang Petersen datant des années 1980 et considéré comme un classique de la fantasy. Mais avant le film il y eut un roman, lui aussi de nationalité allemande, écrit par Michael Ende et sorti en 1979. Cette lecture est une sorte de vieux fantasme pour votre serviteur, car j'ai toujours voulu approfondir l'univers qui se cachait derrière le(s) film(s) (car oui, il y a eu une suite, un peu honteuse, réalisée par George Miller en 1990, et qui reprenait en partie la deuxième partie du roman).

 

Le roman, en poche, approche les 500 pages, et dès les premiers passages évoquant le Pays fantastique (qui s'appelle aussi l'Empire Fantastique sur certains passages, ce qui me fait dire que la traduction n'est peut-être pas optimale), on se rend compte que l'imagination de Michael Ende est très fertile, à tel point qu'arrivé à peu près à la moitié du bouquin (qui correspond donc au film de Petersen), on se dit que ça suffit. Mais non, ça continue, Bastien continue son épopée au pays Fantastique. Le but n'est pas forcément de montrer ladite imagination fertile, mais plutôt de montrer l'influence qu'a le Pays Fantastique, ou plutôt Auryn, le bijou qu'offre l'Impératrice à Atréju, dont la vie est indissociablement liée à l'existence du Pays Fantastique. Un bijou qui lui donne des pouvoirs quasi illimités dans ce pays imaginaire, mais lui corrompt également l'esprit en rongeant peu à peu ses souvenirs d'"avant". Tout cela dans un monde peuplé de créatures fantastiques, très diverses.

 

Ah tiens, un élément qui m'a semblé intéressant ; un personnage du roman explique à Bastien que toutes les histoires ont été écrites avec 26 caractères, ceux de l'alphabet latin (ce qui n'est pas vrai, il existe d'autres alphabets, mais passons), et le roman est découpé en... 26 chapitres, chacun précédé de la lettre correspondante, et d'illustrations du contenu du chapitre en question.

 

Voici une de ces illustrations, dans l'édition originale (merci à Erwelyn pour l'image).

 

lhistoiresansfin

 

En bref, une lecture loin d'être désagréable, avec un univers foisonnant, mais un roman un peu long, malgré les implications du hors texte. Je pense que cela aurait mérité de faire un triptyque pour que le développement de l'univers, ainsi que le plaisir de lecture, soient optimaux.

 

A noter que l'illustration de couverture ici présentée est l'oeuvre de Fleurine Rétoré, dont je vous avais déjà un peu parlé ici.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle//LATTES/2013/9782709643849-G.jpg

 

Au fil de ses premiers romans, Joe Hill s'affirme comme un auteur de genre avec lequel il faut compter. Après Le Costume du mort et Cornes (et en attendant de lire Fantômes, un recueil de ses nouvelles), voici donc son nouveau roman, bien mis en avant par les Editions JC Lattès.

 

Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. Elle-même n’est pas vraiment sûre de comprendre ce qui lui arrive.
Charles possède lui aussi un don particulier. Il aime emmener des enfants dans sa Rolls-Royce de 1938. Un véhicule immatriculé NOSFERA2. Grâce à cette voiture, Charles et ses innocentes victimes échappent à la réalité et parcourent les routes cachées qui mènent à un étonnant parc d’attractions appelé Christmasland, où l’on fête Noël tous les jours ; la tristesse hors la loi mais à quel prix…


Victoria et Charles vont finir par se confronter. Les mondes dans lesquels ils s’affrontent sont peuplés d’images qui semblent sortir de nos plus terribles cauchemars.

 

Dès les premières pages les similitudes entre ce roman et celui de Stephen King (le père de Joe Hill, pour ceux qui ne le sauraient pas encore) Docteur Sleep m'ont sauté aux yeux. L'occasion pour moi d'ouvrir une grosse parenthèse théorique. Nous avons une préadolescente avec un pouvoir tout particulier, qui se retrouve confrontée à un une créature monstrueuse, qui enlève des enfants pour leur voler quelque chose. Nous avons aussi une paumée (la même, avec quelques années de plus) qui va devoir changer sa vie et lutter contre le retour du gros méchant, et d'un autre paumé complètement acquis à a cause, tout comme dans l'autre roman... Mais plus directement, le méchant de l'histoire vient de Docteur Sleep, mentionné par le grand-père de Dick Hallorann dans le roman de King ; à moins que ce soit l'inverse... Sont également présents un passage vers le monde du milieu que l'on retrouve dans le cycle de la Tour sombre, et à la prison de Shawshank, évoqués à maintes reprises dans l'oeuvre de King et théâtre de The Shawshank Redemption, nouvelle adaptée au cinam sous le titre Les Evadés). Après avoir travaillé ensemble sur une nouvelle-hommage à Richard Matheson, il semblerait que père et fils souhaitent connecter leurs univers respectifs, ce qui va donner du boulot à leurs exégètes... Hill connecte déjà ses romans et comics parus ; son concept de Raccourci fait référence à Cornes, avec sa maison de l'Esprit dans un arbre, et au Costume du Mort avec Craddock Mc Dermott. Le rapport entre l'homme au masque à gaz et Manx n'est pas sans rappeler celui de Randall Flagg avec un de ses sbires, pareillement couvert d'un masque, dans le roman-fleuve Le Fléau.

 

Lors de la fuite de Manx avec le fils de Vic, les policiers arrivent à repérer le signal de l'iPhone du gamin, mais voici l'étrange image qui leur apparaît sur l'écran :

http://spookyland.free.fr/waynesiphonemap.jpg

(veuillez pardonner la piètre qualité de mon scan, je n'ai pas trouvé mieux sur internet...). Il s'agit bien des Etats-Unis (rebaptisé "Intras-Unis d'Amérique"), "froissés" au milieu, avec des lieux imaginaires, tous -a priori- issus de l'imaginaire de Hill, ce qui renforce ma théorie d'une oeuvre connectée. Cerclés de rouge ce sont les lieux présents dans NOSFERA2, de vert un lieu présent dans Cornes, en bleu un autre dans le roman Docteur Sleep (mais je n'en suis plus si sûr, la dénomination est différente), de jaune celui présent dans son comic Locke & Key (qui se déroule à Lovecraft, dans le Massachusetts). La page Wikipedia du roman relève Pennywise's Circus (ici absent, à moins qu'il s'agisse du même) ainsi que la ville de Derry, dans le Maine, qui existe seulement dans l'oeuvre de son père. D'après les dires de Joe Hill, la carte contient également des références à Orphanhenge et The Crooked Alley, deux romans de Hill non encore parus. 


Refermons la grosse parenthèse. Et la comparaison entre le père et le fils doit s'arrêter là. Car leurs écritures sont différentes. Bien sûr, il y a toujours ce côté "objets précieux" (ici un vélo Raleigh pour Vic, une Rolls de 1938 pour Manx, entre autres), mais l'écriture de Hill est dense, très dense. Là où, pour King, je dévore un bouquin de 600 pages en trois jours, j'ai mis deux semaines pour en faire de même chez son fils. Pourtant la lecture du dernier tiers a été frénétique, l'action est débridée dans les 200 dernières pages. Lesquelles sont entrelardées de scènes introspectives, où la psychologie des personnages est très fouillée. Et la fin, qui balance entre onirisme et happy end, est tout de même bien biaisée par un évènement très triste. Hill ne fait pas de concessions au politiquement correct, et ça, c'est jouissif.

 

A noter qu'une adaptation graphique de ce roman a vu le jour en novembre dernier chez IDW sous le titre Wraith: Welcome to Christmasland. Il n'y a pas encore de traduction en vue, mais nul doute que ça va arriver vite chez nous.

 

Le design du bouquin est particulier, puisque la gouttière (la tranche, vue du côté interne) n'est pas coupée droite comme l'ensemble des livres, mais bien en conservant la découpe des cahiers. Le papier est très facile à déformer, coupé de façon non nette. L'intérieur est illustré par pas mal de dessins de Gabriel Rodriguez, dessinateur du comic Locke & Key et ami proche de l'auteur. Ces illustrations représentent non seulement les objets d'"extrospection", comme la Rolls ou la moto Triumph de Vic, mais aussi les différentes armes utilisés, des objets magiques...

 

J'avoue, ce NOSFERA2 est le meilleur bouquin de Joe Hill à ce jour. Un bouquin de haute tenue, qui affirme l'auteur comme une nouvelle voix du genre... Un roman singulier chaudement recommandé.

 

 

Pour une lecture plus axée "vampires" du roman, vous pouvez consulter ma chronique sur vampirisme.com.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://img.over-blog-kiwi.com/0/22/95/96/ob_f93131_cornes.jpg

 

Après une terrible nuit d'ivresse, Ignatius Martin Perrish se réveille avec la gueule de bois et des cornes qui lui sortent des tempes. Depuis le viol et la mort un an auparavant de sa bien-aimée Merrin Williams, reclus dans la solitude, il vit un enfer, lui qui vient d'un milieu privilégié. Mais ses cornes vont lui permettre de retrouver l'assasin de Merrin, quitte à donner sa part au diable...

 

Joe Hill vient lui-même d'un milieu privilégié, celui de l'écrivain Stephen King, qui est son père. Ecrivain lui-même, il se place dès son premier roman, Le Costume du mort, dans la même veine que celui-ci. Cornes enfonce le clou. On est clairement dans un registre combinant chronique sociale, épouvante et modernité. Au niveau des mèmes et des symboles, Hill marche sur les pas de son père : une partie non négligeable du roman se situe dans le temps de l'adolescence, et l'étrange tient une part très importante dans le récit.

 

En fait une fois refermé, ce roman me laisse un goût d'inachevé. Il comporte des longueurs (bon sang ne saurait mentir), part d'une bonne idée largement exploitée et le récit comporte de nombreuses surprises. Les "nouveaux pouvoirs" d'Ig amènent des situations cocasses, mais l'humour est rapidement évacué pour amener un récit, dans sa partie "contemporaine" assez sombre. Les chapitres d'exposition et d'explication, si l'on peut dire, sont eux trop nombreux ou trop longs.

 

Par contre l'écriture de Joe Hill, sur ce roman, n'a pas grand-chose à voir avec celle de son père. Elle est plus classique, moins débridée, ce qui rend la lecture un peu moins accrocheuse. Il n'empêche que c'est très plaisant, intéressant et que ça donne envie de lire les autres ouvrages de l'auteur. A noter le petit clin d'oeil lorsqu'est évoqué le nom de Judas Coyne, héros de son premier roman.

 

Une adaptation de Cornes est en cours, par Alexandre Aja, réalisateur français du remake de La Colline a des yeux et de Mirrors notamment, avec Daniel Radcliffe (qui semble avoir une carrière après Harry Potter) et Heather Graham.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle//LATTES/2013/9782709643832-G.jpg

 

Sur une route désolée du Nevada, un gang de motards est pris en chasse par un camion fou, apparemment bien décidé à les éliminer un à un. Il n’existe qu’une seule issue pour sauver sa peau : ne jamais ralentir…

 

Plein gaz est une nouvelle écrite dans la cadre d'un hommage collectif à Richard Matheson, dans un recueil intitulé He is legend (encore inédit en France). Stephen King et son fils Joe Hill, dont c'est là la première collaboration (en 2009), rendent donc hommage au travail de Matheson sur le film Duel, rélisé en 1972 par Steven Spielberg. La trame est la même, les variations notables, comme les motivations du conducteur du camion, que l'on découvre au fil de la lecture. Cette nouvelle a été adaptée en comic il y a déjà quelques temps, avec un résultat mitigé, que je vous mets à la suite de mon avis sur la nouvelle. Plein Gaz comporte 90 pages en petit format, écrites très gros, à la limite de ce qu'on fait pour des ouvrages destinés aux malvoyants. Pour faire quelques pages de plus cette nouvelle est suivie du prologue de Nosfera2, nouveau roman de Hill, qui est sorti conjointement, et dont je vous parle bientôt.

 

C'est très linéaire, il y a seulement une intrigue principale et une réflexion sur les relations entre un père et son fils au sein du groupe de motards. Une mise en abyme de la relation chez les King ? Peut-être. En tout état de cause, cette nouvelle n'est pas à classer parmi les meilleures de King, ni de Hill, probablement. Elle est assez maladroite, parfois incomplète dans ses prolongements. Le but est de faire quelque chose d'assez fort visuellement, comme en témoignent les scènes d'accidents. C'est très vite lu, et assez vite oublié...

 

http://www.planetebd.com/dynamicImages/album/cover/large/20/12/album-cover-large-20125.jpg

 

Mon avis sur Road Rage :

Deux histoires courtes, inspirées par la nouvelle de Matheson Duel, pour des thrillers routiers sous haute tension... Graphiquement, c'est du brut : le Chilien et l'Espagnol qui officient sont des habitués du monde des comics, et même si Nelson Daniel a un style plus "propre" que celui de Garres, les deux proposent des pages très très nerveuses, à la limite de la lisibilité, et des images sans concession. Attention, ça pète dans tous les sens, mais sans coup de feu. Il y a moins de dialogues dans l'histoire adaptant Duel, forcément, mais la tension n'en est pas moins présente et prégnante.

 

http://c534909.r9.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2012/02/Road-Rage-2.jpg

 

A réserver aux amateurs cependant, le scénario étant très simple.

 

Spooky

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