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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Le hasard du calendrier fait que je me suis retrouvé les yeux dans deux très beaux ouvrages consacrés à nos greffiers préférés. Un compte-rendu s'impose.

 

 

D'une part Facéties de chats, sorties chez les Editions Margot que vous commencez à connaître si vous suivez ce blog. Sébastien Perez imagine quinze histoires des chats facétieux, et Benjamin Lacombe, illustrateur au talent immense, les met en images.

Curieux, jaloux, bouffi au sens propre, prédateur, acrobate, tous les travers des chats sont passés en revue. quelques superstitions liées aux chats sont passées en revue. On a aussi droit à une version drôlatique du maneki-neko, ce chat de la fortune qui agite la patte en direction des clients des restaurants japonais.

 

Et au milieu de tout ça, un intrus...

De nombreuses surprises, un éventail large des races les plus populaires, et un livre de toute beauté, aussi délicat que manipulateur. Félin et noble, en quelque sorte.

 

 

D'autre part Mon chat... une oeuvre d'art est un ouvrage dans lequel Amandine Labarre, illustratrice délicate, met en images des photos glanées ici et là, mettant en scène le félin dans tous ses états. L'intention est toute autre ici, puisque l'ouvrage commence par des explications sur les techniques d'illustration, mises ensuite en pratique lors de nombreux croquis (souvent détailés étape par étape), accompagnés de leurs caractéristiques techniques (technique utilisée, type de papier, taille)... Quelques magnifiques photos émaillent également l'ouvrage, rivalisant d'élégance avec les jolies illustrations, très expressives et pleines d'énergie.

Allez, une citaton : Dieu a inventé le chat pour que l'homme ait un tigre à caresser chez lui. Victor Hugo

Véritable manuel de peinture à l'usage des amateurs de chats, cet ouvrage est précieux.

 

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Dans le cadre de mon programme de rattrapage culturel filmique, je me suis attelé aussi à voir des classiques du cinéma d'horreur. Me voici donc devant The Hills have eyes, film de Wes Craven datant de 1977. Le réalisateur, auréolé d'une réputation de faiseur de peur, nous a quittés cet été.

 

En partance pour la Californie, une famille se retrouve accidentellement au beau milieu d'une zone d'essais de l'aviation américaine. Contraints de quitter leur véhicule, ils se retrouvent pourchassés par une bande de dégénérés.

 

Huis-clos comportant seulement 12 personnages, c'est un film qui avait divisé à sa sortie, son extrême violence graphique, peut-être inédite pour les années 1970, ayant peut-être contribué à sa réputation. Au fil du temps le film de Craven a acquis un statut de film-culte, encore accru par la réalisation d'un remake en 2006.

 

 

Pourtant le film a vieilli. Le son est rudimentaire, le rythme du film un peu apathique, et les looks des acteurs ancrent fortement le long métrage dans une époque qui commence à sentir le moisi. De même, la direction d'acteurs laisse à désirer, si l'on excepte des éclairs pour deux des jeunes adultes de la famille de touristes. On notera toutefois que si le film a engendré de nombreuses imitations, il n'est pas aussi manichéen qu'on aurait pu le craindre. Les survivants de la famille s'organisent, sans être des génies, pour se défendre.

 

On regrettera également une fin qui arrive de façon abrupte, quasiment au milieu de l'action, laissant le spectateur dans une certaine frustration... A noter toutefois la présence de Michael Berryman, dont le physique déformé (dû à une maladie congénitale) lui vaut d'être présent sur tous les supports promotionnels du film alors que son rôle est secondaire, et celle de Dee Wallace Stone, autre égérie du cinéma de genre (E.T., Hurlements...).

 

Bref, c'est vu.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

A la lecture du testament de leur mère, Jeanne et Simon Marwan se voient remettre deux enveloppes : l’une destinée à un père qu’ils croyaient mort et l‘autre à un frère dont ils ignoraient l’existence.


Jeanne voit dans cet énigmatique legs la clé du silence de sa mère, enfermée dans un mutisme inexpliqué les dernières semaines précédant sa mort. Elle décide immédiatement de partir au Moyen Orient exhumer le passé de cette famille dont elle ne sait presque rien…
Simon, lui, n’a que faire des caprices posthumes de cette mère qui s’est toujours montrée distante. Mais son amour pour sa sœur jumelle le poussera bientôt à rejoindre Jeanne et à sillonner avec elle le pays de leurs ancêtres sur la piste d’une mère bien loin de celle qu’ils ont connue.

 

Denis Villeneuve, réalisateur québécois, aborde à travers cette adaptation d'une pièce de théâtre de Wajdi Mouawad le délicat sujet de la guerre, des réfugiés, de la mémoire. Le récit nous amène donc dans un pays indéterminé du Moyen-Orient (mais qui pourrait être le Liban, même si le tournage a eu lieu en Jordanie), dans un temps un peu flou (si on était dans du réalisme, l'un des temps forts du film ne pourrait simplement pas exister). Il a cependant opté pour un réalisme cru dans le traitement de l'image (qui est superbe) et dans le casting, composé à 90% d'amateurs, souvent des réfugiés palestiniens ou irakiens. Lesquels se livrent un peu dans le documentaire pas du tout promo présent dans les bonus du DVD. Ce qui donne un niveau de lecture supplémentaire au film.

 

Le film tient sur les épaules de trois acteurs ; en premier lieu Lubna Azabal, française aux origines espagnoles et marocaines, qui joue la mère en fuite dans ce champ de ruines qu'est le Moyen-Orient. Elle y apporte sa fragilité, son énergie et sa subtilité. Dans l'autre "époque" se trouvent Maxim Gaudette et Mélissa Désormeaux-Poulin, tous deux québécois, tout en nuances. La mère comme la fille, enfin leurs interprètes, m'ont même déchiré le coeur sur des séquences où la caméra était posée sur leurs visages, qui réagissaient à une révélation terrible.

A voir.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

75 pages, et déjà l'envie de pleurer sous le coup d'une forte émotion. Quelques pages plus loin, une charge d'une violence jusque-là inédite contre la religion, contre toutes les religions. Et une position indéfendable pour les détracteurs. Dès son premier quart, le nouveau King part sur des bases très élevées.

 

La charge en question est déclamée par un prêtre méthodiste lors de son dernier sermon, quelques jours après que le camion d'un paysan épileptique lui ait enlevé à jamais l'amour et la présence de sa femme et de son fils âgé de neuf ans. Une séquence terrible.

 

Puis nous passons en accéléré la vie de Jamie Morton, lequel a connu le révérend Jacobs quand il était petit, et le recroisera plus tard, lorsque Charles Daniel Jacobs s'est reconverti en prêcheur évangéliste apposant d'étranges appareils sur les indigents pour les guérir. Un pouvoir qui va titiller la curiosité de Jamie, persuadé qu'il s'agit d'une supercherie. Mais ce n'est qu'une quinzaine d'années plus tard, au seuil de la vieillesse, qu'il va croiser une dernière fois la route de Jacobs, pour le sceau de leurs destins respectifs.

 

Religion, musique, électricité... Tout cela se croise et s'entremêle dans le dernier Stephen King (enfin le dernier sorti en France, puisque deux autres le sont déjà -ou presque- aux Etats-Unis à l'heure où j'écris ces lignes : Finders Creepers, suite de Mr Mercedes, et The Bazaar of Bad Ddreams, recueil de nouvelles, alors que End of Watch, fin de la trilogie amorcée par Mr Mercedes, est annoncée pour juin 2016. Pfiou.). Le tout est très légèrement fantastique, on est un peu dans la même veine que Joyland, auquel il fait d'ailleurs un peu référence, et que j'ai trouvé meilleur. Car après la centaine de pages initiales d'un haut niveau, l'écrivain du Maine connaît un gros trou d'air, d'environ 250 pages, jusqu'à la partie finale, où cela remonte en régime, sans toutefois atteindre des sommets. Il y a toujours cette faculté à raconter des histoires, des destins hors du commun mais invisibles pour le commun des mortels. King emprunte cette fois à HP Lovecraft, dans un hommage un peu timide. A noter également qu'il se passe à Harlow, ville créée par King.

 

Un King qui, s'il n'est pas désagréable à lire, n'en est pas moins mineur.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Après le catastrophique Les Contes de Terremer, voici donc le deuxième film de Goro Miyazaki, le fils de qui vous savez, toujours sous la bannière des Studios Ghibli. La barre à atteindre est moins haute cette fois-ci : pas de grand classique de la littérature à adapter (même s'il y a eu un manga au début des années 1980), pas de personnages sortis de la tradition japonaise, pas de fantastique sous-jacent. Ici il n'y a qu'une histoire ancrée dans une certaine époque, réaliste et émouvante.

 

1963. Alors que Yokyo s'apprêt à accueillir ses premiers Jeux Olympiques, le pays est toujours en butte à l'opposition entre tenants de la tradition séculaire et partisans de la modernité. Dans une petite ville côtière, Umi est une jeune lycéenne qui aide sa grand-mère à tenir la pension familiale pendant l'absence de sa mère et la disparition, bien des années auparavant, de son père lors d'une mission pendant la guerre de Corée. Chaque jour elle hisse devant la maison et face à la baie deux pavillons en guise de message à son père. Parallèlement elle se rapproche de Shun, élève de terminale, qui s'occupe du journal du lycée et qui est très impliqué dans la préservation du pavillon abritant les clubs étudiants.

 

 

Contre toute attente, cette Colline aux coquelicots (dont on n'a aucune référence pendant le film, hormis dans une chanson à la fin) se révèle assez plaisant à suivre, une belle ode à l'amour pur et à l'amitié aussi. Il se suit sans déplaisir, même si l'histoire est plutôt insignifiante, si ce n'est dans sa dimension historique (ce basculement dans la modernité avec des traditions encore très présentes, thème déjà vu dans Pompoko), qui nous permet de comprendre un peu plus la société japonaise actuelle. Les décors sont beaux, l'animation bien faite, les personnages agréables à regarder. La musique est assez sympa et évocatrice, même si elle n'atteint pas la subtilité et la puissance des scores de Joe Hisaishi, complice du père Miyazaki, lequel a collaboré au film en tant que scénariste. L'ambiance générale est assez réussie.

 

Bref, un bon moment, mais un Ghibli mineur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

On continue dans la découverte des grands noms du thriller à la française, avec Henri Loevenbruck, et ce premier opus des aventures d'un flic pas comme les autres (encore un, me direz-vous), sur conseil de l'auteur lui-même. Ari Mackenzie est un flic de 36 ans, opiniâtre et célibataire, spécialiste des sectes, avec un père dont la santé mentale décline, et qui va recevoir un coup de fil qui va changer sa vie. L'un des proches amis de son père, justement, un peu comme son oncle, a besoin d'aide en urgence. Mais lorsqu'Ari arrive chez le vieil homme, il est trop tard, celui-ci a été trépané. Ari va tout mettre en oeuvre pour retrouver son assassin, et ses connaissances ésotériques vont lui être bien précieuses...

 

Nous sommes donc dans un genre courant, sans être -encore- ultra-balisé, à savoir le thriller ésotérique. Loevenbruck se montre d'emblée très incisif, on a du mal à lâcher son bouquin, qui malgré ses 500 pages et quelques en poche, se dévore très vite. Il allie à des personnages modernes et très crédibles (parce qu'ayant beaucoup de fêlures qui vont sans doute influer sur son avenir) des enquêtes prenant pied dans le Moyen-Âge, en tous les cas pour ce premier opus. Et l'homme s'est beaucoup documenté pour construire son récit, entre spécialistes du picard ancien, des manuscrits médiévaux (les Carnets de Villard de Honnecourt existent vraiment, apparemment) et des arcanes des renseignements généraux, département auquel appartient Mackenzie.

 

Bon, vite, la suite.

 

Spooky

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