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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Dans la foultitude de films "classiques" (ou pas, d'ailleurs) que je regarde depuis quelques mois, il y en a un, qui m'a marqué, et va sans doute me marquer quelques temps, c'est ce Conjuring - les Dossiers Warren.

 

Avant Amityville, il y eut Harrisville, dans l'Etat de Rhode Island… Le film raconte l'histoire horrible, mais vraie, d'Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, venus en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur ferme isolée… Contraints d'affronter une créature démoniaque d'une force redoutable, les Warren se retrouvent face à l'affaire la plus terrifiante de leur carrière…

 

Contrairement à la plupart des films du genre, ce long métrage ne s'attache pas qu'à la famille de victimes, les Perron, mais aussi au couple d'enquêteurs, les Warren, venus les aider. Les Warren sont des démonologues connus, toujours en activité aujourd'hui (excepté pour le mari, décédé en 2006), qui ont été confronté à plus de 4 000 phénomènes surnaturels, dont la célèbre affaire d'Amityville, qui a donné lieu au film au titre éponyme et à son remake en 2005. Si vous souhaitez en savoir plus sur celle qui nous occupe, je vous invite à aller faire un tour par là. Les Warren ont tenté d'avoir une vie de famille aussi normale que possible, en marge de leurs activités toutes particulières... Le film montre une part de cette vie de famille, notamment avec leur fille, qui va se retrouver impliquée dans l'affaire. Plusieurs séquences ont aussi lieu chez les Warren, notamment dans leurs caves, où ils conservent des centaines d'objets hantés ou maudits. Parmi ceux-ci, une vieille poupée qui depuis a fait l'objet d'un autre long-métrage. Une pièce bénie chaque année par un prêtre. A noter que la famille Perron, à l'exception de la mère, est venue rendre visite aux acteurs sur le tournage.

 



Il se place dans cette mode des films sur le surnaturel, avec une économie de moyens, mode initiée par le Projet Blair Witch, continuée par Paranormal Activity et bien d'autres. Mais loin de faire de ce côté cheap un argument pour "vendre" le film au public, James Wan, réalisateur malais auteur du premier Saw et des deux premiers Insidious a pris comme parti de filmer son histoire comme une sorte de faux documentaire, avec un style caméra à l'épaule sans esbroufe, réaliste et efficace, demandant à ses acteurs de ne pas en faire des tonnes. Le casting est donc constitué d'acteurs de série B, avec Patrick Wilson et Vera Farmiga dans le rôle des chasseurs de fantômes, avec des partenaires au nombre réduit (je pense qu'il n'y a pas plus de 12 rôles parlants dans le film).

 

Le décor est donc essentiellement constitué d'une vieille maison des années 1850, entourée d'un vaste espace vert, d'un embarcadère sur une rivière avec un arbre biscornu au bord. L'intérieur de la maison, quant à lui, a été entièrement recréé en studio, permettant une parfaite installation des caméras, même dans les espaces contigus, comme les cloisons entre les grandes pièces. Le film a été tourné caméra à l'épaule, avec des mouvements circulaires, des plans-séquences, avec des zooms très lents, une sobriété qui permet de s'approprier de manière réaliste l'ambiance de la maison.

 

 

Le film comporte son lot de "passages obligés" des horror movies : portes qui claquent, personnages fantômatiques, mais là encore, sans esbroufe, sans effets superfétatoires. Un film d'horreur plutôt maîtrisé, et plaisant, d'autant plus que les acteurs sont assez convaincants.

 

Je recommande.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Au sommet de la tour Eiffel, un policier massacre 193 personnes. À Bordeaux, un enseignant fait feu sur ses propres élèves. Plus au sud, une championne de tir à l’arc prend sa famille pour cible…


Virus, secte, terrorisme, maladie contagieuse ? Les tueries se multiplient sans que le commissaire Mallock et son équipe ne parviennent à établir le moindre lien entre les différents forcenés. À chaque instant, un voisin, un passant peut devenir un monstre en puissance…
Dans une atmosphère de fin des temps, Mallock enquête, désespérant de parvenir à mettre un terme au massacre des innocents.

 

Ce roman est le deuxième de la séries de Mallock (pseudo de l'auteur, mais aussi nom de famille de son personnage principal), mais il peut se lire indépendamment du premier tome des Chroniques barbares. Il l'a personnellement revu pour une nouvelle édition, et je l'ai acheté sur l'insistance d'un ami blogueur (coucou Benoît), dans le but d'élargir mes connaissances en thriller contemporain.

 

Alors qu'en est-il ? j'ai découvert l'histoire d'un commissaire de la PJ de Paris, qui aime aussi le Bassin d'Arcachon, qui possède un petit don mediumnique, et essaie de gérer au mieux une petite équipe d'experts hétéroclites. Nous sommes aussi, bien sûr, dans la tête du ou des tueurs, ou plus exactement du ou des commanditaire(s) de cette série de massacre à grande échelle. Le sujet est intéressant, vraiment informé, on sent que l'auteur s'est beaucoup documenté pour construire son fléau. L'atmosphère de fin du monde sur Paris est lourde, très lourde, assez réussie, même si j'ai trouvé certains passages un peu brouillons. Les dons spéciaux du commissaire ne sont pas encore parfaitement employés à mon sens, j'imagine que cela évolue dans la suite de la série.

 

Suite que je découvrirai avec plaisir.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Qui est Pierre ? Et d'ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

 

J'ai lu la plupart des derniers romans de Maxime Chattam, chef de file du thriller français. J'y ai senti une nette progression dans l'écriture, mais aussi une tendance en filigrane (l'Autre Monde exclu), à savoir sonder les profondeurs de l'âme humaine, en particulier dans ce qu'elle a de plus noir. Ce nouveau roman, qui se pose comme un "one-shot" ou le début d'une nouvelle série, émarge dans ce mouvement. Nous sommes donc dans l'esprit de Pierre, qui du jour au lendemain décide de changer de vie, du tout au tout. Il ne semble rien avoir d'exceptionnel, sauf que la mort semble s'acharner autour de lui, l'empêcher de trouver le bonheur dans sa nouvelle vie. Le gars est quand même inquiétant, lorsqu'il ne ramasse pas les déjections des pensionnaires du zoo de Vincennes, il passe son temps libre à appeler des numéros au hasard, engageant la conversation avec celui ou celle qui acceptera de la lui faire.

 

Contrairement à ses romans précédents, j'ai trouvé celui-ci déroutant, pour ne pas dire franchement raté. Son personnage principal est dérangé, certes, mais je n'y ai pas vu l'espèce de monstre psychopathologique que l'auteur semble vouloir y mettre. Le récit ressemble à une sorte d'essai sociologique sur la solitude, qui peut mener à l'asociabilité, voire à la psychopathie... Le trait le plus mis en avant est la psychologie, un trait que Chattam soigne dans chacun de ses livres, mais qui ici semble un peu vain. J'avoue que tout au long de ma lecture ou presque, je me suis senti... consterné. J'espère que cela n'annonce pas un virage dans ses romans futurs, plus orientés "thrillers", car je pense que je décrocherai vite.

 

Assez bof, donc.

 

Spooky

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