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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky

Oui, je sais ce que vous dites, ce cher Spooky vieillit, il oublie les dates, tout ça... Eh bien non, je suis juste en vacances, et par conséquent très occupé. Mais pour rien au monde je n'aurais laissé passer cette date symbolique. En effet hier, c'était les 60 ans, jour pour jour, de la publication du Seigneur des Anneaux au Royaume-Uni...Et pour fêter cela, je vous propose donc quelques petites choses drôles, belles ou surprenantes concernant l'univers de Tolkien.

 

On commence avec une galerie DeviantArt consacrée au Professeur. Puis, dans le même esprit, une interview de John Howe, l'un des meilleurs illustrateurs de l'univers tolkienien.

 

Ensuite, une news montrant qu'il y a des dingues partout...

 

Pour en revenir à quelque chose de plus agréable, le compte-rendu d'une conférence consacrée à Tolkien lors du salon littéraire Etonnants voyageurs à Saint-Malo. Petit coucou à mes camarades de Tolkiendil au passage. Et un enregistrement audio inédit du Professeur au sujet de son oeuvre maîtresse.

 

Comme vous le savez sans doute, en fin d'année sortira le chapitre final de la trilogie adaptée du Hobbit : la bataille des Cinq Armées. Peter Jackson revient dans l'actu en proposant deux visuels d'affiche (voir ci-dessous), ainsi qu'un premier teaser du film.

 

 

Alors... heureux ?

 

Spooky
 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Carniole (région au nord de Trieste), début du XVIIème siècle. Un riche comte allemand traverse la région avec ses proches pour prendre possession d'un château que son défunt frère lui a légué. Mais en chemin le groupe est attaqué par une horde de loups, et ne doit son salut qu'à un homme étrange, qui semble les commander. Bientôt celui-ci devient un visiteur régulier du nouveau seigneur, mais son attitude pleine de morgue ainsi que le dépérissement rapide de Franziska, la fille du comte, attisent les questions...

 

Ecrit en 1844, ce roman écrit en allemand par Karl von Wachsmann est présenté par son éditeur (le Castor astral) comme un précurseur des romans de Le Fanu, Carmilla (1872) et Dracula (1897), puisque le personnage de von Klatka (un nom présent dans Anno Dracula, tiens) peut se changer en brouillard, vit dans un cercueil, séduit ses futures victimes grâce à un magnétisme surnaturel... Mais ce sont là des traits communs à un grand nombre de romans vampiriques du XIXème siècle, lesquels reprennent des légendes des Carpathes.

 

L'imagination de von Wachsmann n'est pas très étendue, et sa plume est assez datée, nettement plus, en tous les cas, que les deux romans cités plus tôt. C'est cependant une petite curiosité vite lue, la novella ne comportant qu'une soixantaine de pages.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

J'avais beaucoup aimé Dragons, ce long-métrage d'animation sorti il y a trois ans, arrivé un peu comme un challenger dans un paysage ultra-dominé par Disney/Pixar, et pour lequel le bouche-à-oreille a fonctionné à merveille. De quoi lancer une suite, avec comme seul maître à bord Dean DeBlois, toujours sous la bannière de DreamWorks.

 

L'histoire se passe plusieurs années après le premier film (pour la suite directe, voyez la série animée). Stoïque, le père d'Harold, se fait vieux, et songe à lui passer le commandement de la tribu viking dont il a radicalement changé la façon de penser en introduisant la domestication des dragons. Mais au cours de l'un de ses innombrables vols expérimentaux avec son dragon Krokmou, il découvre qu'un homme étrange fait régner la terreur en constituant une armée de dragons, mais aussi une île inconnue, qui renferme bien des secrets...

 

Le premier film était déjà une tuerie, mais ce deuxième est encore mieux ! Il bénéficie (toujours) d'une véritable écriture complexe, avec plusieurs plans narratifs qui vont bien sûr finir par se rejoindre, des personnages qui ont mûri dans leur tête et dans leur corps (rassurez-vous, le film est toujours visible par les plus de 6 ans), et le récit va prendre un chemin inattendu et irréversible pour nos héros. Des scènes sont vraiment tristes, mais étonnamment bien gérées, avec aussi quelques scènes ou répliques drolatiques pour garder une ambiance sans équivalent selon moi. Bien sûr, avec des dragons présents dans 95% des scènes, on a droit à de l'action, des plongeons et des vols vertigineux, toujours propres à vous filer le frisson. Et bien sûr, les images sont d'une beauté incroyable.

Un mélange qui renforce le réalisme de l'histoire (bien qu'on ait des dragons HENAURMES), et donc l'empathie envers ces personnages. Alors, quand l'un d'entre eux meurt, on ne peut s'empêcher d'avoir une pointe de tristesse. C'est aussi ça la force de cette franchise : le premier voyait Harold perdre l'un de ses pieds, et celui-ci la disparition d'un personnage secondaire.

 

A voir. ABSOLUMENT. Une petite bande-annonce pour vous mettre l'eau à la bouche ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Après un premier roman réussi, mon enthousiasme était retombé à la lecture du deuxième développé autour de l'univers de la série de comics ultra-populaire The Walking Dead. Voici toutefois le troisième volet, à nouveau centré sur le Gouverneur, mais aussi sur Lilly, héroïne du deuxième roman. Deux habitants de Woodbury, aux trajectoires différentes, mais dont la vie va connaître un tournant décisif au cours des quelques semaines relatées ici.

 

D'autant plus qu'ils vont croiser un groupe de survivants que les lecteurs de comics connaissent bien... Le Gouverneur va tenter de tirer avantage des nouvelles perspectives que leur ouvrent ces nouveaux arrivants, à différents niveaux. Nous ne voyons donc plus les évènements du point de vue de Rick et de ses amis, comme c'était le cas dans le comic, mais bien via le Gouverneur et Lilly... L'occasion de constater la plongée dans la folie du premier, et la prise de conscience de la seconde.

 

L'occasion pour Jay Bonansinga, toujours officiellement cornaqué par Robert Kirkman, de développer encore ses personnages. Il y a fort à parier que Lilly tiendra une place très importante dans le prochain roman. Encore une fois la plume est de qualité, il ne s'agit pas simplement d'un roman de commande platement exécuté, il y a un vrai souci de construire un univers cohérent. L'occasion aussi de dépeindre en détail une scène de torture très forte, et de finir le roman sur une situation très cruelle, tandis qu'une autre, dramatique, est justifiée...

 

Un bon moment de lecture, qu'il vaut mieux faire précéder de celle des deux premiers opus pur bien en saisir la portée.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Nous sommes en 1888, et Dracula n'est pas, comme voudrait le faire croire le roman de Bram Stoker, mort sous les coups de Van Helsing et ses complices. Non, il a, comme il le souhaitait ardemment, entamé son emprise sur sur l'Empire britannique en séduisant la reine Victoria, pour devenir le prince consort. De fait les vampires ne sont plus des hors-la-loi, et ceux qui ont été transformés par Vlad Tepes ou d'autres Anciens ont investi les différentes strates de la société britannique. Parallèlement des prostituées non-mortes sont retrouvées égorgées dans le quartier chaud de Whitechapel, à Londres. D'abord surnommé Scalpel d'argent, le tueur se fait bientôt surnommer Jack l'Eventreur. Scotland Yard est sur les dents (ahah !), mais ce sont deux enquêteurs des services secrets britanniques, Charles Beauregard et Geneviève Dieudonné (une vampire très ancienne) qui vont mener les investigations.

 

Après avoir écrit une nouvelle plaçant le mythe draculéen dans le contexte de Whitechapel, Kim Newman, grand auteur britannique (amli avec Neil Gaiman, notamment) a écrit un long roman (500 pages en poche) sur le sujet, en convoquant aussi bien des figures historiques (la reine Victoria, Oscar Wilde) que des personnages plus ou moins connus de la littérature vampirique (Lord Ruthven, Carmilla, Varney...), tout en les intégrant à une figure historique toujours nimbée de mystère qui a largement entretenu l'imaginaire colelctif, à savoir Jack l'Eventreur. Une rencontre des titans victoriens, en somme.

 

Le résultat est un roman policier de haut niveau, placé dans les brumes inquiétantes de la Londres d'il y a un siècle, avec des personnages nombreux et hauts en couleurs, tout en donnant un incroyable os -à moëlle- à ronger aux amateurs de littérature dentue, et pas seulement parce que nombre de personnages du chef d'oeuvre de Stoker sont présents. L'écriture est de grande qualité, tandis que le rythme du roman est parfaitement maîtrisé, entre fulgurances de l'action et périodes plus calmes, propices à l'introspection ou aux instants intimes.

 

Sorti en 1992, cet Anno Dracula est le premier violet d'une trilogie consacrée au héros de Stoker, mais peut se lire indépendamment. Pour cette troisième édition, sortie en 2001, l'auteur s'est repenché sur son manuscrit, y a apporté de menues corrections, mais y a surtout intégré d'incroyables bonus (150 pages tout de même), avec des annotations sur l'ensemble de son roman, une postface relatant la genèse de celui-ci, une fin alternative (tirée de la nouvelle originale), des extraits du scénario écrit par Newman lui-même dans l'optique d'un film (qui n'a jamais vu le jour), un article de Newman sur la thèse de Dracula en Jack l'Eventreur dans une revue consacrée au tueur en série de Whitechapel, et une nouvelle faisant se rencontrer le Comte et une innovation technologique majeure, qui est cohérente avec le roman de Stoker et prend tout à fait sa place dans l'univers d'Anno Dracula...

 

Un livre précieux et précis. Une perle. Une référence.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Après Ici reposent les oiseaux et Blanche, les Editions Margot continuent à explorer les voies de l'illustration jeunesse haut de gamme en nous proposant Mireille.

 

Comme Ici reposent les oiseaux, Mireille est écrit par Anne-Fleur Drillon ; cela se sent assez vite, les univers sont proches, avec des oiseaux, des drôles de machines, et un potentiel poétique certain. Mireille est d'ailleurs une petite hirondelle. Le travail de maquettage est remarquable : il n'y a que quelques phrases sur chaque page, laissant un maximum de place aux dessins d'Eric Puybaret, qui propose des illustrations très aérées, une large place laissée au ciel... Eric Puybaret a un trait vraiment doux, même si résolument moderne.

 

 

En bonus de l'ouvrage, quelques belles esquisses par Puybaret, permettant d'entrer un peu dans ses travaux préparatoires. Encore une fois, de la belle ouvrage. Chaudement recommandé.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Sam Bell vit depuis plus de trois ans dans une station lunaire, où il gère l'extraction de l'hélium 3, seule solution à la crise de l'énergie sur Terre. Souffrant en silence de son isolement et de la distance le séparant de sa femme et de sa fille, il passe son temps à imaginer leurs retrouvailles.
Mais quelques semaines avant la fin de son contrat pour l'entreprise Lunar, Sam se met à voir et à entendre des choses étranges... Au cours d'une sortie sur le terrain pour inspecter une moissonneuse, il est victime d'un accident. Il se réveille dans la station, mais sa curiosité le pousse à retourner sur les lieux de l'accident, où il se trouve face... à lui-même.

 

Moon est un huis-clos avec un seul personnage, incarné par le talentueux et sous-exploité Sam Rockwell (Iron-Man 2, Cow-boys et envahisseurs, H2G2, Galaxy Quest). Le film parle de manipulation, de mémoire, de solitude...

 

Je n'avais jamais entendu parler de ce film, avant de le voir figurer dans des listes de "best-of" de la SF à l'écran (merci les réseaux sociaux).; du coup, l'ayant trouvé à un prix modique (et en blu-ray), je me suis laissé tenter... Sans aucun regret.

 

Le premier film de Duncan Jones, fils de David Bowie, est un petit bijou.

 

Il baigne dans une atmosphère très particulière, presque onirique parfois, histoire de nous montrer que l'on est dans une atmosphère "autre". Au fil des scènes, il distille un sentiment diffus de malaise, surtout lorsque Sam Bell commence à avoir des hallucinations. Lesquelles constituent une fausse piste pour le spectateur, qui ne s'attend pas à voir ce qu'il va voir. Bien sûr, le rythme est lent, comme dans 2001, l'Odyssée de l'espace, mais c'est aussi pour que l'on ne sente pas venir ce qui va venir. La musique de Clint Mansell participe aussi à cette ambiance très inquiétante ; ce nom ne vous dit rien ? Et si je vous dis Pi, Requiem for a dream, The Hole, The Fountain, Stoker, Noé, Black Swan... ? Et pour le plaisir, je vous remets en lien l'un de ses morceaux qui me hantent depuis des années...

 

Oh, un autre détail qui m'a marqué dès les premières scènes : la combinaison spatiale de Sam Bell n'est pas immaculée, comme dans la plupart des films de SF : elle est tachée, un peu abîmée, bref, elle a VECU. Et cela renforce le réalisme des scènes, malgré le contexte science-fictionnel. une manière pour le réalisateur d'appuyer encore plus sur la dimension humaine de l'histoire, sans doute.

 

 

Sam Rockwell apparaît dans 99% des scènes, on peut quasiment dire que c'est un film avec un seul personnage. Il fallait un acteur qui soit en mesure de tenir un film sur ses épaules, et Rockwell en est incroyablement capable. Son physique, très commun, lui permet de se glisser dans la peau de quasiment tous les personnages possibles, et ici il se retrouve en train de jouer face à lui-même, ou sa doublure, ce qui n'est pas facile non plus. Le film se tient remarquablement bien, il n'y a pas de fausse note dans l'histoire, tout au plus arguera-t-on que la curiosité de Sam Bell envers son accident est peut-être moyennement amenée, et qu'un plan, UN SEUL, dans tout le film, est maladroit. Il y a bien sûr des effets spéciaux, il s'agit d'un film de SF, mais ils sont cantonnés aux scènes en extérieur, avec la base ou les véhicules d'exploration. Rien à dire, sans être spectaculaires, ils sont efficaces. A noter que la voix de l'IA qui accompagne Sam au quotidien est assurée par Kevin Spacey, dans une tonalité monocorde, parfaitement neutre. Efficace.

 

A noter que le film a été remarqué dans les festivals, et a obtenu le Prix de la Critique internationale et celui du Jury au festival Fantastic'Arts de Gérardmer, ainsi que le BAFTA Award du meilleur premier film, tout cela en 2010.

 

 

En bref, je recommande chaudement ce petit film qui compense son manque de moyens par un scénario à toute épreuve, et surtout un acteur remarquable qui amène ce drame humain à des altitudes inespérées.

 

Spooky

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