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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Il s'agit là d'une sorte de manuel pour comprendre, en effet, l'univers de Tolkien, pour gens pressés.

 

Bien sûr, il ne s'agit pas de tout comprendre en 3 minutes (vous imaginez la taille du bouquin dans ce cas ? une page !) ; non, le principe est de proposer sur deux pages (une de textes et une d'iconographie) un certain nombre de points inhérents au sujet. Cet ouvrage est donc scindé en trois parties : la vie de Tolkien, son oeuvre, son héritage. Et pour les super-feignasses, une page en fin d'ouvrage résume tout cela.

 

L'avantage de cet ouvrage est son actualité... ou pas. En effet il a été rédigé peu de temps avant la sortie du premier volet du Hobbit réalisé par Peter Jackson, et ne peut donc, même s'il signale cette sortie, faire une analyse, même succincte, de cette oeuvre cinématographique, alors qu'il le fait pour Le Seigneur des Anneaux. On peut donc déplorer un certain opportunisme éditorial au détriment du propos de l'auteur.

 

Pour en revenir aux trois parties, la première, concernant la vie de l'auteur, ne m'a pas appris grand-chose, étant largement au courant de tout ça depuis la lecture de la biographie (première édition) réalisée  par Humphrey Carpenter. Dans la seconde, concernant son oeuvre, pas grand-chose non plus. Cependant, si vous êtes "novice" dans l'appréhension de l'univers du Professeur, nul doute que cette monographie constituera une bonne première approche. La troisième partie m'a plus largement intéressé. S'agissant de l'héritage de Tolkien, je regretterai seulement que la partie "héritage littéraire" ne fût pas plus développée ; mais que voulez-vous, Gary Raymond, l'auteur (rédacteur de Wales Art Review, par ailleurs) a dû se plier à un cadre éditorial et ne peut que survoler certains items. Dans cette partie, outre les avatars cinématographiques (qui semblent se réduire aux films de Bakshi et Jackson, alors qu'il y a d'autres adaptations), Gary Raymond parle de la musique (nombre de groupes de rock progressif citent Tolkien ou se sont nommés d'après son oeuvre), le fantasy art, les jeux de rôle (y compris sur internet), mais aussi -et c'est une dimension que je n'ai pas encore vraiment vue dans d'autres exégèses de Tolkien- son travail formidable en tant que philologue et le respect de l'environnement, sans oublier le phénomène fanique qu'il a généré, avant la Star Wars mania (qui doit d'ailleurs sa création en partie au Seigneur des Anneaux).

 

Au final, et c'est ce qui est passionnant chez Tolkien, c'est que même 40 ans après sa disparition, son héritage est bien vivant, et ue l'on apprend encore sur ses influences, son action et son oeuvre. Je ne m'en lasse pas.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Ressources et amis

Après l'arrêt du webzine de la communauté de blogs Autres-Mondes, l'indispensable Alice a continué son oeuvre d'émulation chez les blogueurs des environs et animé la réalisation du Short Stories Store sur le thème du vide-poches. J'y ai participé en tant que jury et relecteur, et voici le résultat :

 


Bonne lecture !

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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Gérard, un perroquet surdoué en mathématiques, Dave, un enfant mi-chimpanzé, mi-humain à la suite d'une malencontreuse manipulation génétique, John, Alex et Jamie, une famille américaine atteinte d'une anomalie cellulaire extrêmement rare, tels sont les héros du monde délirant de Next. John Burnet, atteint d'un cancer, apprend que son médecin traitant a vendu ses cellules à un laboratoire de recherches en génétique. Le laboratoire les a brevetées... ainsi John n'est plus le propriétaire de ses propres cellules et le labo peut, quand il le désire, lui en prélever. Affolé, John disparaît.

 

Michael Crichton est considéré comme l'un des meilleurs écrivains contemporains, lorsqu'on mesure l'influence qu'ont pu avoir des romans comme Jurassic Park, Congo ou la Variété Andromède. Souvent la science est au coeur de ses récits, ce qui fait de lui un auteur de science-fiction, mais de science-fiction disons réaliste.

 

Next fut le dernier roman publié de son vivant, trois ans avant Pirates. Comme le très intéressant La Proie, le sujet est ici la génétique. Mais très vite on se rend compte à la lecture que le traitement est très différent. Crichton met en scène une dizaine de personnages principaux, qui sont tous concernés par les manipulations génétiques. Pendant les trois quarts du roman on ne comprend pas quels sont les liens entre ces personnages. Bien sûr, cela s'éclaire en fin de parcours, mais que la lecture fut chaotique, même si j'ai dévoré le roman de près de 500 pages en deux jours ! Car oui, cela se lit très facilement, Crichton étant un fabuleux page-turner jusqu'à la fin. Mais même après avoir refermé le bouquin, je n'ai pas eu le sentiment d'avoir lu un de ses meilleurs bouquins, ni même une illustration réellement intéressante des problèmes posés par la mainmise de l'industrie pharmaceutique sur la bioéthique. Pourtant l'auteur livre, dans une postface de plusieurs pages, son sentiment sur la question, faisant une nouvelle fois preuve d'humanisme et de bon sens face à la législation déshumanisante sur la question génétique.

 

Son roman fait feu de tout bois, se lance dans plusieurs directions sans aucune utilité, souvent ponctuées de fausses coupures de presse qui ne font que rajouter du ridicule au barnum narratif.

 

Un roman mineur d'un grand auteur.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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On réduit parfois l'oeuvre de Tolkien à un succès littéraire -et maintenant cinématographique-, video-ludique, et en termes de goodies, soient des domaines très difficile à évaluer. Mais son impact est plus important, influant même parfois sur l'existence des gens. Voici le point de départ de l'ouvrage de Noble Smith, dramaturge, scénariste de jeux video et auteur de fantasy.

 

Il s'est plongé dans la philosophie des Hobbits, ces petits êtres amateurs de bonne chère, de tabac et en phase avec la nature. Au fil de la lecture du Hobbit et du Seigneur des Anneaux, il en a dégagé un certain nombre de traits qui pourraient d'appliquer à notre quotidien, et ainsi réaliser ce petit guide pour mener une vie longue et heureuse (sous-titre de l'ouvrage). Voici quelques-uns des adages qu'il a retirés de ses réflexions :

- Votre véritable foyer est en votre coeur et reste avec vous où que vous alliez, mais qu'il fait bon revenir dans une chambre douillette !

- La prospérité ne se mesure pas avec l'or, mais par une santé solide, une bonne compagnie et des mets délicieux à déguster.

- Une bonne nuit de sommeil vous rendra joyeux, en bonne santé, et moins susceptible de provoquer la fureur d'un dragon.

- la cupidité est bonne pour les Nains ensorcelés, les dragons avares et les Sacquet de Besace.

- Ecoutez les conseils des Ents et ne soyez jamais trop pressés ; mais, comme eux, agissez avec promptitude pour défendre ce qui vous semble juste.

- Obtenir son repas à partir d'une graine plantée de ses propres mains, voilà qui est plus merveilleux que toute la magie d'un sorcier.

 

Un véritable réquisitoire pour l'hédonisme, a priori, mais il n'y a pas que ça, puisque les différents chapitres parlent aussi de la relation à l'autre -et notamment à celui ou celle qui, dans votre entourage, pourrait être comparé(e) à Gollum, le courage (potentiel, mais réel, chez les Hobbits), la courtoisie, l'abnégation, l'amour véritable... Des concepts et des valeurs qui peuvent paraître éculés et datés, mais qui permettent au lecteur de réfléchir un peu sur sa propre vie.

 

Mais voici celui qui me touche le plus :

- Puisse une étoile briller à l'heure de la rencontre avec un nouvel ami, et continuer à luire tout au long de votre amitié.

 

Vous pouvez le constater, il y a des choses intéressantes dans cet ouvrage, même si un choix éditorial me semble plus discutable. Noble Smith a en effet disséminé quelques références à notre époque perturbée dans son récit : de Saroumane à Monsanto, par exemple, le pas est franchi. Goldman Sachs est également présent, amené de façon un peu étrange. Cette incursion politique dans un tel récit m'a semblé un peu exagéreé -bien que pas forcément fausse, sur le propos-, et, disons-le franchement, peu respectueux de la parole du Professeur, qui ne voyait surtout pas ses écrits comme une allégorie du monde qui l'entoure... Rappelons que certains éléments du Hobbit et du Seigneur des Anneaux semblent en résonance directe avec la montée du fascisme et la Seconde guerre mondiale dans les années 1930-1940...

 

Au final, ce fut une lecture fort agréable, qui m'a permis de songer un peu à mon quotidien (d'autant plus que l'auteur fait des remarques sur celui du monde qui l'entoure), et apporte un nouvel éclairage sur des personnages qui sont au coeur de l'oeuvre de Tolkien. A noter quelques bonus sympathiques : la recette de la soupe à la bière hobbite et aux champignons, le "test Hobbit", destiné à déterminer votre niveau d'hobbitisme, oscillant entre références modernes et citations du légendaire tolkienien, ou encore un petit chapitre destiné à vous aider à fabriquer votre petit jardin typiquement hobbit. Un ouvrage globalement fort sympathique, donc.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Qu'en est-il de mes paris 2013 ?

 

On va faire dans le rapide :

 

* Les pas vus qui avaient été listés :

Cloud Atlas, Warm Bodies, Oblivion, Star Trek into Darkness, Man of Steel, Pacific Rim, Elysium, Mortal instruments, Hunger Games 2, The Host 2, Carrie, Kick-Ass 2...

 

 

* Les vus et pas trop aimés

After Earth, World War Z

 

 

*Les vus et aimés

Iron man 3, The Wolverine - le combat de l'immortel

 

 

* Les pas listés et vus :

 

Le Hobbit -la désolation de Smaug, Thor - le monde des ténèbres, Snowpiercer, Gravity, Insaisissables... 

 

Le bilan ? J'ai loupé plusieurs blockbusters, mais je ne désespère pas de me rattraper un de ces quatre, et les films "inattendus" que j'ai pu voir cette année (Snowpiercer, Insaisissables) ont été de bonnes surprises. Rendez-vous dans un an pour un nouveau bilan avec les paris de cette année...

 

Alors que nous réserve cette nouvelle année au niveau des gros films de l'imaginaire ?

 

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22 janvier : Le Vent se lève

Je suis DEJA -presque- en retard pour le dernier Miyazaki.
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29 janvier : I, Frankenstein


"Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d'immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s'engager dans un combat aux proportions épiques."

Ça a l'air rigolo, non ?

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5 février : Robocop

Un remake dont je n'attends rien, n'ayant pas été particulièrement touché par la première version...

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12 février : La Belle et la Bête

Version française avec les acteurs en vogue du moment : Vincent Cassel et Léa Seydoux. Pas super intéressé, même si les noms de Christophe Gans (Crying Freeman) et André Dussollier m'interpellent.
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26 mars : Captain America, le soldat de l'hiver

Le premier film de cette franchise Marvel était tout à fait regardable, je pense que celui-là sera également vu rapidement.

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9 avril : Noé

Darren Aronofsky. Mais Russell Crowe. Mais Jennifer Connelly. Mais Anthony Hopkins. Mais Emma Watson.

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23 avril : Transcendance

"Dans un futur proche, un groupe de scientifiques tente de concevoir le premier ordinateur doté d’une conscience et capable réfléchir de manière autonome. Ils doivent faire face aux attaques de terroristes anti-technologie qui voient dans ce projet une menace pour l’espèce humaine. Lorsque le scientifique à la tête du projet est assassiné, sa femme se sert de l’avancée de ses travaux pour "transcender" l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur de l’histoire. Pouvant désormais contrôler tous les réseaux liés à internet, il devient ainsi quasi omnipotent. Mais comment l’arrêter s’il perdait ce qui lui reste d’humanité ?"
Produit par Christopher Nolan, interprété par Johnny Depp et Paul Bettany.

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30 avril : The Amazing Spider-Man : le destin d'un Héros

Bof. Non.

 

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14 mai : Godzilla

Espérons que ce sera mieux que l'espèce de truc sans queue ni tête de Roland Emmerich...

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21 mai : X-Men: Days of Future Past

Voir les deux générations réunies sur grand écran est le fantasme de beaucoup de fans. Je suis l'un d'entre eux, surtout que Bryan Singer est de retour.

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28 mai : Edge Of Tomorrow

"Dans un futur proche, des hordes d'extraterrestres extrêmement organisés, appelés les Mimics, ont livré une bataille acharnée contre la Terre, réduisant les grandes villes en cendres et causant la mort de millions d'êtres humains. Aucune armée au monde n'est à même de rivaliser avec la rapidité, la violence et les capacités cognitives exceptionnelles des combattants mimics, très bien armés, ou de leurs chefs dotés de pouvoirs télépathiques. Mais à présent, les armées du monde ont réuni leurs forces pour une ultime offensive à quitte ou double contre les extraterrestres…" Tom Cruise semble avoir compris que son salut cinématographique passait peut-être par des grosses productions pleines d'effets spéciaux. Par exemple, là, il a l'air plus grand qu'Emily Blunt, mais c'est faux.

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2 juillet : Dragons 2

J'avais beaucoup aimé le premier, qui se suffisait à lui-même. Après, cette suite a l'air assez sympa...

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16 juillet : Transformers 4

Ah c'est dommage, j'ai piscine...
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30 juillet : La planète des singes : l'affrontement

Hmmmm... J'avais moyennement aimé le remake...

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1er août : Guardians of the Galaxy

Nouvelle franchise Marvel, un univers que je ne conais pas. Rien de particulier n'a filtré pour l'heure, si ce n'est le casting : Vin Diesel, Zoé Saldana, Lee Pace, Benicio del Toro, Glenn Close ou encore John C. Reilly. Excusez du peu...

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5 novembre : Interstellar

Christopher Nolan est de retour, avec ce thriller spatial qui se détache par sa bande-annonce  intrigante...

 

26 novembre : Hunger Games : la révolte - partie 1

Cela veut donc dire qu'il y aura au final 4 films...

 

Votre avis sur tout cela ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

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La communauté des tolkienophiles à toujours été très active, et en France il existe de belles ressources et du talent. Une preuve en à été faite via l'ouvrage de jean-Rodolphe Turlin en 2012, et voici qu'à la fin de l'annee 2013 ce sont des membres des sites Tolkiendil et Elbakin (que je ne saurais trop vous recommander) qui nous proposent un ouvrage collectif de haute volée.

Basée sur les travaux déjà publiés sur tolkiendil, cette Encyclopédie nous permet d'avoir un panorama assez complet de l'univers des Hobbits. La première partie passe en revue les personnages, bons ou mauvais, présents dans le premier roman de Tolkien, qu'il soit au premier plan ou simplement cité. La deuxième s'attache aux peuples (et pas seulement aux "races", terme qui n'a ici comme ailleurs aucun fondement). Les sections suivantes s'intéressent aux objets et constructions, aux lieux de l'aventure, aux évènements remarquables pour finir sur les sources d'inspiration.

La maquette de l'ouvrage est magnifique, et ne cache pas, comme c'est souvent le cas, un contenu médiocre. En effet la densité de celui-ci, alliée à un souci de didactisme constant, témoigne de la qualité des contributions. Ici les rédacteurs vont plus loin que le roman original, cherchant la moindre mention dans l'ensemble du Légendaire tolkienien. Et mieux encore, ils s'attachent à faire référence à chaque fois que c'est nécessaire à la nouvelle traduction de Daniel Lauzon, échappant ainsi à la datation.

 

Mais tout cela ne serait pas aussi agréable à l'oeil sans les nombreuses illustrations de Xavier Sanchez et Sandrine Gestin, et les ornements délicieux de Leslie Boulay. L'ensemble confère à l'ouvrage une ambiance aussi charmante qu'évocatrice.

 

Chaque entrée (il y en a 88 au total, si mon compte est bon) reprend l'historique du sujet, de ses débuts connus à sa fin. L'origine du nom, s'il est possible de la retrouver, est également évoquée. Nombre d'entrées se recoupent, ce qui est normal, puisque créatures, évènements et lieux interagissent, mais il n'y a pas de fausse note, tout est cohérent, enfin autant que possible. Mais au-delà de l'aspect "catalogue" de l'ensemble, c'est aussi le moyen, au travers de la dernière section, baptisée Les sources d'inspiration, de proposer quelques théories, ma foi fort instructives, comme lorsque sont évoqués la subcréation ou l'eucatastrophe, deux termes inventés par Tolkien lui-même, permettant de caractériser certains éléments de son oeuvre.

 

Un ouvrage précieux, à plus d'un titre.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Les EVP sont des phénomènes sonores et visuels inexpliqués, passant par les ondes radio et télévision entre autres, par lesquels les personnes décédées communiquent avec les vivants. C'est du moins ce que découvre Jonathan Rivers, architecte de son état, après le décès brutal de sa femme, alors que sa vie prenait un tournant heureux. Initié par un homme mystérieux qui lui dit avoir été soulagé après avoir eu un message de son fils de 12 ans précédemment décédé, il se rend bientôt compte que sa femme essaie de rentrer en contact avec lui, et de le prévenir de drames à venir...

 

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- "I see dead people"

- "Moi aussi !"

- "Cool, on fait un groupe facebook ?"

 

Vous avez l'impression d'avoir déjà lu ce pitch ? Vous avez bien raison. En fait, très vite dans le film, on a l'impression que le scénariste ne sait pas trop quoi faire de l'idée de départ ; plusieurs pistes sont lancées, et le récit n'en explore finalement aucune à fond. Le réalisateur Geoffrey Sax, quant à lui, se contente d'alterner quelques effets sonores (parfois réussis) avec quelques silhouettes plus ou moins inquiétantes dans sa mise en scène plate et sans génie. Michael Keaton, qui a pris quelques rides depuis son départ des Batman, s'en sort à peu près en mari dépressif puis décidé à en savoir plus. Face à lui, Deborah Kara Unger, dans le rôle d'une autre proche de disparu ayant assisté à des EVP, a le charisme d'une huître. Service minimum donc pour ce thriller fantastique sans relief.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Musique

 

Alors, vous avez été voir Le Hobbit II ? C'était bien ?

Parce que moi pas... Il est vrai que je n'aime pas trop la fantasy en général, et ne suis pas non plus un gros adepte des blockbusters. Mais que fais-je à écrire un article pour Ansible alors me diriez-vous ?


Bin, le truc que j'aime par contre, c'est la musique psychédélique.

 

Un petit historique musique rock/genres de l’imaginaire pour commencer ?

L'ami Tolkien a pas mal influencé le monde du rock. Alors bien sûr, cet héritage est très visible si on pioche dans la vague Metal. Déjà parce que le Hard Rock/Heavy Metal des 80's adore l'ambiance heroic-fantasy bien kitsch à la Conan le Barbare (le film), ça va bien avec leurs motos, leur choucroute, leurs tatouages et leurs costumes cuirs SM, comme le montrent nos amis Manowar :

 

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Un peu plus récemment, la vague « Power Metal » qui nous vient principalement du Nord-Est de l’Europe, en digne héritière des stéréotypes du Heavy, utilise l'imagerie et l'univers de tonton John Ronald : comme Blind Guardian, Nightwish et consort...

 

Le rock progressif, avec ses albums concept/doubles albums/opera rock adore aussi les mondes de l'imaginaire. L'heroic-fantasy, mais aussi et surtout la science fiction furent donc des genres totalement influents sur le prog'. Notamment car les expérimentations sonores (métissage avec le début de la musique électronique, grosses nappes de synthé, etc...) collent bien à une ambiance futuriste.


Mais 5 ans avant l'ère progressive, c'était l'apogée de son « ancêtre » : le rock psychédélique. Les synthés n'existaient pas, on utilisait des sons plus chaleureux d'orgues électriques ou de clavecins. La fusion du blues rock et de la musique folklorique instaura la présence d'instruments comme la flûte traversière dans le rock psyché. Du coup, les musiciens littéraires piochaient plus dans le fantastique (pour le côté sombre, glauque et gothique) et l'heroic-fantasy (pour le côté champêtre, et traditionnel, mais pas vraiment pour le côté épique du genre) pour donner des ambiances à leurs albums. Des groupes comme Glass Prism (et leur album Poe Through the Glass Prism), Gandalf, H.P. Lovecraft, Bram Stoker virent le jour, et aussi, celui qui nous intéresse aujourd'hui : The Hobbit :

 

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Leur album Down to the Middle Earth (1967) est totalement oublié, et s'il ne s'impose pas comme une perle de pop psychédélique injustement méconnue, cela peut-être une bonne découverte pour les amateurs du genre.

 

Je ne connais pas l'histoire du groupe, leur carrière fut trop obscure et ils n'atteignirent pas la postérité, loin de là.

Mais je peux parler de l'album. 2'50'' en moyenne par chanson, peu de soli mais des petites expérimentations sonores sympathiques (comme dans Treats), l'utilisation d’instruments folk/baroque (orgue, flûte, et surtout le violoncelle qui enrichi l'album tout au long comme dans I'm just a young man ou encore Let Me Run My Fingers Through Your Mind), des mélodies entraînantes et enjouées (Hands and Knees,Out of My Mind)  : on est bien en pleine pop psyché.


A part la première chanson (Down to Middle Earth) on ne parle pas vraiment de la Terre du Milieu... Ce n'est pas grave. Les sons hypnotiques propices à la prise d'acides sont bien présents, l'enregistrement est un peu garage, mais les compositions sont assez recherchées, avec des chœurs et des breaks. Le tout fait naïf et très « printanier » (et m'évoque plus la vie tranquille des Hobbits dans la Comté que des aventures dans le Mordor). La chanson Sunny Day Girl étant l'essence même de cette ambiance, on est loin du psychédélisme psychotique d'un Freak Scene, d'un Arzachel ou d'un St. John Green. Non, ici les liens de parenté seraient plus à chercher vers le Pet Sounds des Beach Boys, le Revolver des Beatles, les Moody Blues, les Zombies, Sunforest, etc. En moins bien, certes. Mais c'est de la pop psyché et baroque (il y a même des pizzicato dans Break Away !!!) ; genres malheureusement peu représentés (notamment aujourd'hui, plutôt oubliés même) alors qu'ultra riches.

 

L'album est assez homogène (et court) ; les 10 pistes ont une ambiance similaire, et il n'y a pas de chansons immondes ni des chefs d’œuvre à découvrir. Certaines, les plus déstructurées (Daffodil Days, Clap Hands Till Daddy Come Home et son harmonica) peuvent un peu agacer à la limite, mais si on est amateur du genre, l'album s'écoute plutôt bien. A part ça, pour dire deux-trois mots sur les instruments rock traditionnels, la guitare se fait discrète, les lignes de basses enrichissent bien chaque piste et la batterie est malheureusement un peu pauvre et répétitive, mais la valeur ajoutée de l'album se trouve vraiment dans ce combo flûte/violoncelle/orgue électrique/chœur.

 

A suivre, peut-être, dans le second opus de ce groupe dont l' « anonymat » forcé m'attriste un peu  : Back From Middle Earth...

 

 

 

Superjé

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