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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Je lis du Ketchum, et plus rien d'autre n'existe autour de moi. Je suis là physiquement mais si on s'adresse à moi, mes réponses seront :" hum humm", "ha ouaiiii", humm c'est sûr" ...trucs dans le genre, quoi. Et merde, je l'ai lu sur la journée et comme d'habitude je commence mon deuil d'avoir perdu un ami cher.

J'arrive. Cet homme a le Pouvoir et le Génie de t'embarquer en immersion absolue. Dès la première ligne. Son style d'écriture est simple, pas de chichis inutiles, à la portée de toutes et tous.
L'histoire, un peu moins. Droit au but.
Il sait jouer et étaler des faits simples (et malheureusement d'actualité, merde), et les transformer en pure dégueulasserie psychologique. T'es quand même proche de la Vraie Terreur. De page en page, c'est crescendo gogo.

Je ne dirai rien sur l'histoire en elle-même. Seulement qu'il émane de ce bouquin une profonde tristesse. Moins "trash" qu'Une Fille Comme Les Autres (tout dépend du ressenti personnel) mais côte à côte tout de même, mamma mia.

Le malsain/malaise est donc bel et bien là. Il plane et ne te quitte pas. Tu ne peux pas le délaisser des yeux, ce bouquin. Tu veux savoir jusqu'où l'innommable va aller.
La collaboration Lucky McKee/Ketchum fonctionne du Feu de Dieu.
Ces deux-là et King, Ils n'sont pas potes pour rien

Bref. C'est une histoire d'Amour, de fusion éternelle et d'humains qui ne savent plus ce qu'ils font.

Les voix se sont tues. Notre corps est fatigué, tellement fatigué. Nous regardons un instant en bas, vers l'entrée, puis nous finissons de grimper les marches, vers la chambre et la fenêtre. Et ce que nous trouvons au-delà de la fenêtre, est confortable et sûr. Une simple couverture au milieu de la nuit orageuse et sans étoiles, notre véritable foyer, dans cette maison familière que nous avons aimée, qui a été "chez nous" mais qui ne l'est plus, d'où tant d'amour s'est enfui. Si nous pouvions pleurer, nous pleurerions. Nous nous nichons là pour la dernière fois. La dernière...

PS : Le remerciement à Guillermo Del Toro, à la fin. Peut-être pour l'aura poétique qu'on retrouve dans ses films et qu'on retrouve ici même. Peut-être.

 

Carole MiaOou

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

J'avais découvert Christopher Priest avec son classique Le Monde inverti, il y a déjà pas mal d'années. Après une longue coupure, c'est le visionnage de l'excellent film Le Prestige qui m'a envoyé vers le roman original, dont il est l'auteur. Et c'est le bandeau "Prix Bob Morane", "Prix de la British Science Fiction Association", "John W. Campbell Award" qui m'a mené à nouveau vers lui.

 

Ce roman, si on peut l'appeler ainsi, prend pied dans l'Archipel du Rêve, qui a donné son nom à un autre roman, écrit en 1981. 32 ans plus tard, il y revient, avec un principe proche : des récits plus ou moins courts, interconnectés, qui tissent une toile narrative complexe, une toile au sein de laquelle sont nichés des morts mystérieuses, des phénomènes inexpliqués, sous couvert d'un guide de voyage consacré à certaines îles remarquables, parmi les milliers que compte l'Archipel. Si l'on est dans une zone géographique, voire une dimension fantasmée, l'époque décrite est proche de la nôtre, du fait, par exemple, de l'existence d'internet. Il y a quelques personnages, dont certains sont récurrents : des artistes, des journalistes, des personnages politiques, qui sont quasiment inoubliables. Tout n'est pas résolu, tout n'est pas dévoilé, loin de là, dans cet opus, et nul doute que la lecture de l'Archipel du Rêve constitue un complément plus qu'utile.

 

Cependant la lecture des Insulaires se révèle au pire enthousiasmante, au mieux, galvanisante. Plusieurs récits encapsulés ont la densité et la qualité de vrais romans, et l'écriture de Priest, traduite avec brio par Michelle Charrier, permet de passer un excellent moment de lecture de ce livre-univers. Il va falloir que je me penche sur plusieurs autres de ses récits.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Jun Naruse porte en elle le poids des regrets. Alors que ses parents lui reprochent d’être la cause de leur rupture, un être magique lui jette un sort qui la rend muette. Au lycée, elle est choisie par son professeur pour créer le Comité Régional d’Échange et d’Amitié. Se dessine alors un collectif au mélange inattendu composé de personnalités atteintes de troubles émotionnels, tout comme Jun.

C'est un peu par hasard que j'ai vu cet anime, sans rien en connaître, simplement attiré par le pitch qui semblait faire la part belle à des gens cabossés par la vie. Mais ces blessures ne sont pas, à mon sens, exagérés : Jun ne parle plus depuis la rupture de ses parents, dont son père, en particulier, la rend responsable, et Takumi est un garçon plein d'empathie, alors que le sportif qui se retrouve bien malgré lui dans leur comité a tendance à prendre tout le monde du haut de son mètre quatre-vingt-dix. Mais malgré ces figures presque archétypales, le réalisateur Tatsuyuki Nagai évite la caricature, et nous propose un récit où les émotions sont bien dosées, un peu trop même à une ou deux reprises, où l'ambiance reste malgré tout assez joyeuse, malgré les coups du sort. Mon avis, à la suite du visionnage, est donc partagé, mais plutôt du côté positif : autant j'ai trouvé les personnages un brin caricaturaux, autant le traitement et l'atmosphère générale m'ont bien plu.

L'animation est de qualité, le packaging de Kazé Anime, même s'il est spartiate, permet à l'œil de s'intéresser à la jaquette du DVD. Vraiment sympathique.

Spooky

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