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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique. Chroniques sur le cinéma, la littérature, les jeux, séries TV, bandes dessinées.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

Deadpool 2 commence de façon à la fois spectaculaire et dramatique : après que l'on ait vu le mercenaire éliminer les pires saloperies du monde (yakuzas -cette scène dans un onsen à Osaka, NOMDEDIEU-, mafieux siciliens, triades chinoises...), sa copine se fait abattre sous ses yeux chez eux, alors qu'ils avaient décidé de former une famille. Du coup il essaie de se foutre en l'air, devant témoins et de la façon la plus spectaculaire possible. Mais vu qu'il est littéralement immortel, ça foire systématiquement. Il est alors recueilli par les X-Men, chez lesquels il essaie de se racheter une conduite, au point d'en devenir chiant. Mais au cours d'une intervention pour maîtriser un ado qui se rebelle contre ses gardiens de foyer, il fait une bavure et se retrouve au Blockhaus, prison de sécurité maximale où les mutants sont neutralisés. C'est là qu'arrive Cable, visiblement intéressé par Russell, le jeune co-détenu de Wade/Deadpool...

 

A l'instar du premier Deadpool, ce second opus se révèle plutôt fendard, même si l'effet de surprise (tout relatif pour celles et ceux qui connaissaient le personnage de comics) ne joue plus. On a le même panachage d'action ébouriffante/jeux de mots pourraves, avec un Ryan Reynolds qui a participé au film non seulement en tant qu'acteur principal, mais aussi co-scénariste et producteur. C'est sans doute pour cela que son personnage se moque de celui qui l'incarne, avec tendresse. On se marre aussi face à l'étonnement répété de Deadpool de ne pas croiser plus de 3 X-Men, même si on a droit à un plan furtif qui... chut ! Les blagues se succèdent, l'acmé à ce sujet est atteint lors d'une scène d'éjection en parachute de l'équipe nouvellement recrutée par le mec en rouge, et surtout de son... atterrissage, qui doit être l'éradication la plus rapide d'une équipe de toute l'histoire du cinéma... Les vannes sur les rôles des autres acteurs sont autorisés, comme lorsque Cable, incarné par Josh Brolin (l'un des acteurs les plus protéiformes de sa génération, soit dit en passant), est appelé Thanos.

David Leitch, réalisateur de John Wick et Atomic Blonde, succède à Tim Miller, avec autant de bonheur. On a droit à une bande-son aussi éclectique que surprenante, mention spéciale aux morceaux d'Enya sur les grosses scènes d'action, un décalage carrément délirant !

 

Au milieu de ce grand foutoir, les scénaristes et le réalisateur ne perdent pas leur histoire de vue, et parviennent à bon port. Un bon moment, encore une fois.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

L'auteur du Hobbit et du Seigneur des Anneaux a déjà fait l'objet de biographies complètes (par Humphrey Carpenter) ou partielles (comme pour Tolkien et la grande guerre, par John Garth) mais jusqu'ici je n'ai pas eu l'occasion de lire un essai qui se consacre à sa jeunesse, à la période qui a lancé l'homme, et l'auteur. C'est désormais chose faite, grâce à Alexandre Sargos, photographe, journaliste et essayiste passionné par l'imaginaire.

 

Le titre est un peu trompeur, et les deux sous-titres, Prélude au Seigneur des Anneaux et Une Jeunesse au Mordor, sont déjà un peu plus accrocheurs. Car Sargos commence tôt, en nous racontant la vie des parents de celui qu'on appellera John, en Angleterre puis en Afrique du sud, puis le retour au pays de la famille Tolkien lorsque l'aîné John n'a que 3 ans. Son enfance, près de Birmingham, puis ses études, sa découverte de langues vivantes et anciennes, ses lectures, mais aussi la rencontre de celle qui deviendra son épouse, Edith, sa formation comme futur philologue (spécialiste des langues), son engagement -tardif- dans l'armée pendant la première guerre mondiale, sa blessure pendant la bataille de la Somme, et enfin, ses premiers écrits, dont certains composeront son Legendarium. Et tout cela avant ses 30 ans, en 1922.

 

J'ai beaucoup aimé cette lecture. En tant que passionné de Tolkien et de son oeuvre, j'ai retrouvé beaucoup de choses déjà croisées dans les ouvrages déjà cités. Sargos a décidé de raconter l'histoire de la "genèse" de Tolkien un peu comme un roman, en prenant son temps, en rentrant dans les détails parfois, en comblant les "trous" par un peu de lyrisme, embellissant peut-être certains moments-clés afin de faire couler, de fluidifier son récit. Et ça marche. Le bouquin fait 150 pages, qui se dévorent presque d'une traite, contient de nombreux moments émouvants (la danse d'Edith dans les fleurs, la mort de la mère de Tolkien, le terrible théâtre de la première guerre mondiale...). Loin de déifier son sujet, Sargos a décidé, malgré cette enluminure du langage, d'en faire un portrait assez réaliste, un brin contrasté (lorsqu'il évoque par exemple le fait que Tolkien ait fortement insisté pour que la conversion d'Edith -elle était anglicane, John catholique) se déroule rapidement lors de leurs fiançailles), se basant sur une somme d'écrits assez impressionnante (rappelons que Tolkien a entretenu durant sa vie d'adulte une correspondance impressionnante avec ses amis, son éditeur, sa famille...). On notera aussi de très beaux passages sur la constitution et la destruction du TCBS, ces étudiants avec lesquels Tolkien avait passé une sorte de pacte créatif, avant que leur destinée ne soit brisée par des bombes en France...

 

Si je dois pinailler je dirais que la future carrière d'enseignant de Tolkien est un peu moins bien traitée que les autres aspects (la vie de famille, la passion et l'apprentissage des langues, l'écriture, la mobilisation...). En 150 pages dans un format poche, Alexandre Sargos réussit à rendre la jeunesse de Tolkien presqu'aussi passionnante que ses romans.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Le film débute là où Thor: Ragnarök s'est arrêté, à savoir dans l'espace, lorsque Thor, Loki et Hulk fuient Asgard, désormais réduite en poussière, en compagnie de centaines de survivants, dans un vaisseau qui en croise un encore plus grand. Il s'avère que celui-ci est sous la coupe de Thanos, que l'on a croisé brièvement dans les Gardiens de la Galaxie, puis dans l'Ere d'Ultron, lequel a décidé de prendre possession des six pierres d'Infini, dont certaines sont aux mains des Avengers... Sa prochaine étape est donc la planète bleue, et nos héros se préparent à affronter un ennemi d'une dimension autre que ceux auxquels ils se sont mesurés auparavant...

 

Cet Avengers: Infinity War est bien évidemment le plus ambitieux de la franchise, puisqu'on y retrouve, outre les super-héros-titre, Black Panther, Spider-Man, le Dr Strange et les Gardiens de la Galaxie, aux prises avec un ennemi de taille cosmique, lequel pose d'ailleurs un dilemme éthique loin d'être indéfendable : pour sauver une espèce de l'extinction, ne vaut-il pas mieux en sacrifier la moitié ? Le film est composé à 90% de combats -et quels combats, mazette !-, il n'y a bien sûr pas trop de place pour la discussion, les Avengers et leurs alliés, qu'ils soient sur Terre ou sur d'autres planètes, doivent faire face à l'urgence...

Cette guerre dantesque trouve son apogée et sa conclusion au Wakanda, entre bataille rangée et affrontements au corps à corps. On notera d'ailleurs que dans cette situation, les personnages féminins sont toujours confrontés à unE ennemiE, on ne sait jamais... Certains des personnages vont disparaître, définitivement, c'est vraiment la fin d'une époque, à bien des égards... On n'est plus dans cette phase où ça fighte contre un méchant VRAIMENT méchant, et où le super-héros s'en sort sans dommages ou presque... Thanos est un personnage d'une grande profondeur, aux motivations très particulières... Certaines questions se posent, la plupart n'ont pas de réponse. La dualité entre Bruce Banner et Hulk atteint une nouvelle dimension, et la relation entre Thanos et ses deux filles adoptives interroge... Thanos est d'ailleurs clairement le héros de l'histoire, au sens noble : c'est celui qui a le comportement le plus émouvant, car tiraillé entre ses convictions, ses sentiments... Au milieu de tous ces insectes qu'il ne traite d'ailleurs pas comme des quantités négligeables, c'est lui qui fait preuve d'humanité... J'avoue que la fin du film, même si j'en avais eu des échos, m'a pris de court, et m'a laissé avec une grande émotion... Que peut-il se passer après ça ?...

 

Côté interprétation, je tire mon chapeau à Josh Brolin, dont on arrive à sentir le jeu sous le faciès reconstitué de Thanos... Et je remarque l'arrivée de Peter Dinklage, dans le rôle d'un personnage de grande taille... Alors bien sûr, les plans sans trucage ou effet spécial ne sont pas nombreux (2900 plans annoncés par la production), mais on atteint une virtuosité visuelle et en termes de rythme inégalée jusqu'à présent. 

Curieux de voir comment les scénaristes et producteurs vont rebondir après tout cela, même si de nouveaux personnages, comme Captain Marvel, vont arriver dans le multivers (malgré le fait que le film qui lui est consacré se passe dans les années 1990), peu de temps avant Avengers: Endgame, lequel précèdera Spider-Man: Far from home...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 
Alors que deux jumelles viennent au monde, l’une d’elles a été génétiquement modifiée pour ne plus avoir besoin de sommeil. Chaque jour, elle dispose de huit à dix heures en plus pour vivre et découvrir le monde... Des heures qui feront aussi d’elle un être à part.
Dès lors, comment trouver sa place dans une société qui n’est plus la vôtre ?
 
Je n'avais jamais lu de roman de Nancy Kress. Bon, techniquement nous sommes plutôt en présence d'une novella, mais sa lecture donne, je trouve, une bonne introduction à son oeuvre, car elle en représente, sinon la quintessence, du moins un bon concentré de celle-ci, si j'en crois divers commentaires piochés ici et là.
 

En effet nous sommes face à un récit d'anticipation un peu à l'ancienne, mais qui grâce à un ancrage temporel très flou (il y a une mention à... 2019 à un moment, mais c'est à peu près tout...), parvient à une forme d'universalité, même si on sent qu'au niveau des technologies, notamment les communications, Internet n'était pas encore passé par là. L'une rêve, l'autre pas (Beggars in Spain en VO) date en effet de 1991. Bref, c'est plutôt sur les neurosciences que se base le postulat de départ, et la possibilité de choisir certaines caractéristiques de son enfant à naître. Bien sûr, l'eugénisme est très présent, mais Nancy Kress se projette très vite sur les implications morales, sociétales et politiques de ces enfants qui n'ont plus besoin de dormir. Plus du tout... Et elle a même le temps d'aller très loin dans la prospective, de lancer de nombreuses pistes de réflexion pour le lecteur... Acceptation de l'être différent, inanité des lois locales aux Etats-Unis, auto-déterminisme, les thèmes sont légion. Si l'écriture, traduite par Claire Michel, est lumineuse, elle n'en est pas loin un brin verbeuse par moments. Il n'empêche que ce roman est marquant, et qu'il a été remarqué : il a obtenu le prix Hugo, le prix Nebula, le prix Asimov des lecteurs, le Grand Prix de l’Imaginaire et le prix décerné par Science Fiction Chronicle. Excusez du peu.

 

Bref, une belle découverte. Oui je sais, je suis à la bourre, mais on doit toutes et tous l'être, non ?

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

On continue à rattraper le retard dans le visionnage de films Marvel.

 

Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

 

Ce segment de la franchise Avengers se place un peu comme un élément à part, car il ne fait pas vraiment avancer l'ensemble de la trame de fond. Cela fait surtout avancer le récit de Thor (normal, me direz-vous), car le royaume d'Asgard ne sera plus le même, fortement menacé par Hela, demi-soeur de Thor, qui prend le pouvoir après la disparition d'Odin. Fortement marqué par l'humour, ce film de plus de deux heures se veut très spectaculaire, nettement plus que le précédent, réalisé par Alan Taylor. Ici c'est Taika Waititi, acteur (dans Green Lantern, tiens tiens) et réalisateur néo-zélandais qui se montre assez à l'aise avec ce panachage entre comédie et action survitaminée. Alors bien sûr, on a droit à la relation toute particulière entre Thor et son frère Loki, le triangle viril qu'ils forment avec Hulk (même s'ils ont des comportements de préadolescents). On saluera la présence de deux personnages féminins forts, d'une part l'impitoyable et troublante Hela (incarnée par une Cate Blanchett presque méconnaissable) et la walkyrie jouée par Tessa Thompson, dernière de son genre. Ah, et la présence de Jeff Goldblum, vieillissant et donc moins "joueur" que par le passé, et l'habituel caméo de Stan Lee. Un casting de nouvelles têtes de qualité, pour un film qui ne m'a pas fait rire, ni transporté outre-mesure, malgré un cliffhanger énorme à la toute fin, qui va certainement être résolu dans le segment suivant, Avengers: Infinity War. J'ai un peu eu l'impression qu'en attendant les chapitres finaux ou du moins cruciaux de la franchise, on soldait de façon plus ou moins expéditive certains personnages... Gare à vos yeux cependant, ça pète et les couleurs sont très très vives...

 

Bref, pas inoubliable, même s'il s'agit probablement du meilleur Thor, série qui est peut-être la plus faible du MCU.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Parfois, le mal prend le visage du bien.
 
Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.
Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.
Et si c’était vrai ?
 
Après la trilogie policière (avec des bouts de fantastique dedans) consacrée à l'Inspecteur Hodges, Stephen King semble prendre goût au genre, et nous revient avec cet Outsider, qui bénéficie d'une couverture marketing tout à fait soutenue. La dernière fois que les Editions Albin Michel avaient mis le paquet sur un de ses bouquins, c'était pour Dr Sleep. Pas super bon signe.

Mais c'est toutefois sans appréhension particulière que je me suis plongé dans cet Outsider. Et très vite, comme souvent, j'ai été happé. Happé par cette enquête menée à la fois par la police de Flint City, et par l'avocat de Terry Maitland. Il faut dire que la scène d'ouverture a de quoi interpeller. Imaginez que vous êtes l'entraîneur d'une équipe de base-ball de gamins, que vous êtes sur le point de gagner une demie-finale qui vous ouvrirait les portes d'une compétition au niveau de l'Etat (l'Oklahoma, en l'occurrence). Et là, au moment le plus critique, les flics débarquent et vous passent les menottes, disant vous arrêter pour le meurtre dégueulasse d'un enfant, connu de toute la ville. Devant 2 500 personnes. Imaginez le traumatisme pour tous. C'est ce que fait King ; il nous met à la place de Terry Maitland, de sa femme, de ses filles, des flics... Place à l'enquête, aux découvertes, aux doutes, aux soupçons, comme ces faisceaux de preuves qui accusent Terry de façon indubitable, ou presque. Et cet autre faisceau de preuves qui prouvent absolument le contraire.
 
Et puis, page 151, un nouveau drame, votre coeur se serre. Page 190, un coup de théâtre qui met fin, ou presque, à l'enquête. Mais rien n'est résolu, en fait, le doute subsiste, d'autant plus que d'autres affaires, dans d'autres lieux, présentent des similitudes troublantes.
 
Ahah, l'enfoiré.
 
Et puis là, paf ! La Trilogie Hodges ressurgit, avec l'arrivée d'un personnage survivant, qui va devenir le moteur du récit, et apporter de la fantaisie, mais aussi son expérience du surnaturel. Car la suite va le confirmer : Ralph Anderson et ses amis sont bel et bien en présence d'une créature meurtrière non humaine. La deuxième moitié du roman comporte quelques passages de flottement. Ca ronronne un peu, ça n'avance pas beaucoup. Et la fin, ou plutôt la scène de confrontation des enquêteurs avec la créature, m'a déçu : si sa durée est satisfaisante, sa résolution m'a semblé quelque peu ratée, d'autant plus qu'au final le modus operandi est laissé complètement de côté, même si l'on est en présence d'une sorte de vampire, à la fois physique et psychique. J'ai un peu eu l'impression d'un soufflé, alors que le début du roman était vraiment prenant, bien que pas très représentatif du style kingien. Il y a en effet des similitudes entre cet Outsider et la créature surnaturelle de son chef-d'oeuvre Ça. De là à en faire un congénère, dans l'idée kingienne de lier l'ensemble de son oeuvre, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement.
 
Un petit mot sur le titre, qui me semble assez mal choisi. Si the Outsider est le titre original de King et son éditeur, Albin Michel a choisi de le garder tel quel, sans tenir compte de son sens réel, primaire, différent en français de l'anglais... Car en français, outsider est plutôt un terme utilisé dans le sport, ou plus rarement en politique, lorsqu'un concurrent, que l'on n'attendait pas, se révèle un client sérieux pour la victoire finale. En anglais cela désigne plutôt... quelqu'un(e) qui vient d'ailleurs, d'autre part, et c'est une bonne désignation, bien que floue, de la créature après laquelle court Ralph Anderson. L'homme qui vient d'ailleurs aurait fait une bonne traduction ; hélas Jean Esch, le traducteur, utilise ce terme d'outsider tout du long... Mauvais choix à mon avis.
 
Bref, un King mineur. Chronique à lire en miroir avec celle réalisée pour vampirisme.com, qui s'intéresse à l'aspect vampirique du personnage-titre.
 
Spooky
 
 

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