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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Comme sa devancière (en termes de présence sur le présent blog) Irène Fernandez, François-Marin Fleutot nous propose, dans un court essai, son survol des principaux éléments inhérents au Seigneur des Anneaux. Je cite Irène Fernandez, car tout un passage de l'argumentaire de Fleutot y fait directement référence, sans toutefois la nommer ; par contre elle est présente dans la bibliographie en fin d'ouvrage.

 

Quels sont donc ces "mythes" dont parle l'auteur ? D'abord les origines de la création du monde d'Arda. Les influences de Tolkien, ses lectures, son goût très tôt pour les langues, sa participation aux réunions des Inklings, ce club d'échanges entre érudits et professeurs d'Oxford. Sa participation à la première Guerre mondiale, aussi, qui lui a permis de voir de la bravoure chez les Petites Gens, chez les personnes ordinaires, lesquels lui ont inspiré ses Hobbits... Sa détermination à écrire -et ce sont ses mots, ou presque- une mythologie pour l'Angleterre.

 

Dans un second temps, FM Fleutot nous parle du bourraeu de travail que fut Tolkien, mettant autant d'ardeur et de sérieux dans ses travaux de chercheur et enseignant en philologie que dans ses écrits fictionnels. Puis on en vient au Seigneur des Anneaux proprement dit, que Tolkien a placé dans le monde créé dans Le Silmarillion alors encore en gestation, et se déroulant en accord avec la trame de Bilbo le Hobbit, sorti 17 ans auparavant.

 

Les héros du roman ne sont pas forcément ceux que l'on croit, ceux qui sont les plus spectaculaires, les plus bruyants, les plus flamboyants ; les héros de Tolkien n'en sont pas, ce sont des petites gens (autant physiquement qu'en termes de gloire) qui font ce qu'il faut pour sauver leur monde.

 

La question du Mal est aussi abordée, dans la mesure où on apprend qu'il est partout, potentiellement, mais que personne ne naît Mauvais. Pour gagner contre le Mal, il ne faut pas utiliser ses armes, sinon c'est lui qui nous vaincra.

 

Pour FMF, dans l'histoire principale du Seigneur des Anneaux, il y a plusieurs histoires, comme des histoires d'amour (Aragorn et Arwen, Faramir et Eowyn, les Ents qui ont perdu leurs compagnes...). Il évoque la plus grosse histoire en filigrane, l'avènement d'Aragorn en tant que Roi du Gondor. Un Roi qui se révèle en majesté après la fin de la Guerre de l'Anneau, y compris dans ses aptitudes de guérisseur.

 

La conclusion de tout cela ? Que ces combats, cette quête, ces pertes, ont finalement amené le monde d'Arda à une belle transition : la fin du Troisième Âge, l'avènement des Hommes en tant que peuple dominant, et l'écriture, par Bilbo puis Frodo, de leurs aventures en Terre du Milieu.

 

Mon sentiment sur tout celà ? François-Marin Fleutot a survolé, mais de belle manière, nombre de thématiques inhérentes au chef-d'oeuvre de Tolkien ; toutes n'y sont pas, bien sûr, et lui aussi n'a réduit son spectre de recherches qu'à un seul ouvrage. Mais la lecture fut intéressante, sinon éclairante.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

On me vantait depuis quelques temps la qualité des bouquins d'un jeune auteur français, David S. Khara, auteur de thrillers remarqués. Mais histoire de ne pas faire les choses dans le désordre, j'ai voulu commencer par le premier, Les Vestiges de l'aube.

 

C'est d'abord l'histoire d'une amitié. Celle de Barry Donovan, flic de la criminelle de New York, avec un personnage étrange, rencontré sur les réseaux sociaux, Werner Von Lowinsky. Tous les deux ont en commun un passé douloureux, la perte de leur femme et de leur enfant dans des circonstances dramatiques. L'un lors du 11septembre 2001, et l'autre lors de la Guerre de Sécession. Oui, vous avez bien lu ! Werner est né en plein 19ème siècle, et a été "transformé" en vampire après avoir pleuré la perte de sa famille dans l'attaque d'une bande de voltigeurs sudistes de sa plantation de coton... Il vivait reclus pendant plus d'un siècle quand il a rencontré virtuellement le flic, dont l'âme, l'histoire et les goûts l'ont touché.

 

Bien sûr, Werner ne va pas révéler tout de suite à Barry sa condition ; par contre, par amitié, il va tâcher de l'aider à avancer sur son enquête, une suite de meurtres horribles et de sang-froid qui rend les flics très nerveux. Werner va user de ses pouvoirs (transformation en brume, en faucon, manipulation mentale, force surhumaine, résistance aux balles...) pour l'y aider, sans toutefois éviter de faire des impairs.

 

Après avoir lu ce roman, le qualificatif qui me vient en premeir à l'esprit est "maladroit". Car plusieurs éléments semblent mal maîtrisés dans cette intrigue : on ne comprend pas trop pourquoi Werner sort de sa réclusion, et comment il a eu vent des réseaux sociaux ; la façon dont les flics avancent dans leur enquête ne me semble pas toujours très fluide, ou trop facile ; la relation entre Barry et Werner est également bizarrement orchestrée, on a l'impression qu'il y a une attirance presque charnelle entre eux, alors que ce n'est pas du tout le propos...

 

Et puis ce défaut inhérent à presque toutes les petites maisons d'édition : le manque de relecture. Ici il y a pas mal de fautes d'accord, mais surtout l'utilisation de tâche au lieu de tache, une faute que je vois de plus en plus souvent et qui me hérise de poil, d'autant plus qu'on est dans une histoire de vampires...

 

Mais.

 

A côté de ces petits soucis que je qualifierais de techniques, j'ai cru assister, au fil de ma lecture, à la naissance d'un véritable écrivain. Quelqu'un qui a une idée qui se tient à peu près, quelqu'un qui réussit, malgré les menus défauts -bien compréhensibles sur un premier roman- à vous accrocher, jusqu'à la fin. Quelqu'un qui réussit à installer, en quelque sorte, un univers...

 

A l'évidence, un auteur à suivre.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://www.unificationfrance.com/IMG/jpg/tolkien_-hobbit_broche_nlle-trad_hd.jpg

 

Totalement par hasard (mais si, mais si, croyez-moi), je suis tombé sur la page d'éditeur consécrée à la nouvelle traduction de Bilbo le Hobbit, premier roman de JRR Tolkien, et considéré (oui, je fais des raccourcis) comme le prologue du Seigneur des Anneaux. Et là... c'est le drame. Voici en effet l'argumentaire :

Le hobbit Bilbo Bessac mène une vie tranquille, sans grande ambition, s'aventurant rarement au-delà de son logis, à Cul-de-Sac. Son existence se trouve soudainement perturbée par l'arrivée du magicien Gandalf qui, accompagné de treize nains, l'entraîne dans un long et improbable périple en direction de la Montagne Solitaire. Ils ont en effet pour dessein d'aller dérober le trésor de Smaug le Puissant, un énorme et très dangereux dragon...

 

Attendez une minute...

 

Bilbo BESSAC ? Où est passé le Bilbon Sacquet que tout le monde connaît depuis 1969 grâce à Francis Ledoux ? Certes, une nouvelle traduction, révisée, était nécessaire, ne serait-ce que pour corriger les pétouilles de la première. A cet effet les Editions Christian Bourgois avaient mobilisé un groupe de lecteurs, chargés de signaler ces soucis, avant de demander à Daniel Lauzon de retravailler l'ensemble, sous la supervision de Vincent Ferré. Mais de là à changer les noms, il y a un gouffre... Du coup j'ai un peu secoué le cocotier sur facebook, mais aussi fureté du côté de certains forums spécialisés.

 

Voici par exemple l'extrait d'un témoignage de Daniel Lauzon (le "nouveau" traducteur, donc) :

" Pour répondre à la question qui a été posée, et faire suite au message concernant la quatrième de couverture publiée sur le site de C. Bourgois, je confirme que la nouvelle traduction du Hobbit proposera des noms francisés.

On se rappellera que Tolkien, à l'époque des premières traductions du SdA, s'était opposé à ce que les toponymes de la Comté soient traduits, afin de conserver « l'anglicité », proposition que les traducteurs n'ont pas retenue, à tort ou à raison. Tolkien a alors changé son fusil d'épaule et produit un Guide à l'intention des traducteurs, très bien fait, quoique incomplet. Partant du principe que les noms anglais sont en fait une traduction du parler commun (voir l'Appendice F du SdA), Tolkien invite le traducteur à trouver un équivalent dans la langue cible en tenant compte des origines étymologiques de chaque nom ; il spécifie également les noms à ne pas traduire (ceux d'origine elfique, naine – ou rohirrique, représentés par le vieil anglais). Ce principe ouvre une voie très intéressante que la plupart des traducteurs (à ma connaissance) ont suivie. Sauf, justement, Francis Ledoux dans sa traduction du Hobbit. (On montré que, pour le SdA, Ledoux a suivi le Guide produit par Tolkien.)

Personnellement, quand je pèse le pour et le contre, la francisation des noms, malgré toutes les difficultés qu'elle soulève, l'emporte haut la main. La traduction de Ledoux le prouve. « The Hill » devient « La Colline », évidemment ; « Lake-town » devient « Lacville », mais « Bag End » reste « Bag End ». Une note du traducteur est d'ailleurs nécessaire, lors de la conversation avec Smaug, pour expliquer ce que signifie « Bag End ». La stratégie de traduction est loin d'être claire.
Et dans le cas du SdA, les noms anglais sont si nombreux qu'il devient difficile de résister à la francisation. « Dans le Shire », « en Westernesse », « dans les Trollshaws », « sur les Barrow-downs », « en Middle-earth » ? Vraiment ?
Ces noms n'ont ni plus ni moins de signification que « Bag End » et il serait difficile de tracer une ligne entre ce qui doit être traduit et ce qui ne doit pas l'être. Les incohérences s'invitent et les migraines commencent. L'utilisation de l'anglais à toutes les sauces est un phénomène relativement récent qui est une affaire de mode.  L'anglais vend. Mais si Tolkien écrivait en tchèque ou en chinois, vous conserveriez les noms ?"

 

Pour en savoir plus, je vous invite à aller sur le forum de tolkiendil.com, où une discussion s'est instaurée entre les fans et l'équipe de traduction et d'édition.

 

Le plus étonnant c'est aussi que Bourgois ne sort pas une nouvelle édition, mais... trois. En effet une édition comportant des annotations de Douglas A. Anderson (traduites également par Lauzon) et une autre comportant des illustrations d'Alan Lee vont sortir presque simultanément, entre août et octobre...

 

Un autre élément à connaître : Pour pouvoir retraduire Le Hobbit, Daniel Lauzon était obligé de changer les noms qui ne sont pas "transparents". Apparemment, le droit français, à la différence d'autres pays, considère une traduction comme une création originale sur laquelle le droit d'auteur s'appliquer, et utiliser tout ou partie d'une traduction n'est donc pas possible. Sacquet et les autres noms, non-transparents, sont des éléments originaux de la traduction de Ledoux, difficile alors de les utiliser en dehors d'une révision.

 

Au moins, ainsi on aura les poèmes avec un respect de la métrique et des rimes, et les passages oubliés par Ledoux seront réintégrés. En plus les noms seront cohérents avec la volonté de Tolkien, qu'il a exprimé dans le Guide to the Names in The Lord of the Rings (dont je suis entré en possession, je vous en parlerai prochainement).

 

Enfin, les plus exercés d'entre vous remarqueront que cette nouvelle édition s'appelle Le Hobbit, et non plus Bilbo le Hobbit... Cette évolution avait été amorcée dans les rééditions précédentes toutefois.

 

Bon, honnêtement je suis un peu "bouleversé" par cette évolution, j'étais très attaché à Sacquet et Mirkwood, par exemple. La bonne nouvelle de tout ça c'est que je vais me relire l'ancienne édition, acheter la nouvelle (probablement annotée), et relire également la bande dessinée...

 

Spooky

 

http://www.christianbourgois-editeur.com/images/couv/978-2-267-02389-3g.jpg

 



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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Nous sommes à la fin du XXIe siècle. Doug Quaid travaille dans une chaîne de montage de robots. Il est marié depuis 7 ans. Mais sa vie l'ennuie, il tourne en rond. Il envisage d'aller chez Recall.
Pour lui permettre de voyager et de se fabriquer une vie plus excitante, Recall est une entreprise qui propose des injections chimiques afin d'altérer la réalité et ainsi rêver comme si les évènements vécus en rêves étaient bien réels.
Quaid decide de se faire injecter dans le cerveau des rêves d'espion. Pour ce faire on vérifie si le client n'as pas dans ses souvenirs, un passé d'espion. L'injection chimique commence. Une seconde après, l'opérateur décide d’arrêter la machine car il vient de trouver dans les souvenirs de Quaid un passé d'espion. Au même moment une milice fortement armée débarque chez Recall. Quaid les tue tous.

Ce film d'action réalisé par Len Wiseman (Underworld, Die hard IV...) est un gros navet ! C'est le remake d'un film de Paul Verhoeven datant de 1990 avec Arnold Schwarzenegger et Sharon Stone entre autres. Ces deux films sont tirés d'une nouvelle de Philip K Dick. (We Can Remember It for You Wholesale). La version d'il y a 22 ans de Verhoeven était fort réjouissante. Meme si les effets spéciaux n'étaient pas tous d'une qualité irréprochable, le réalisateur avait un scénario plus intéressant qu'ici, et l'ambiance autrement plus pesante.


Dans cette version de 2012, nous pataugeons dans un film d'action pur et simple. Ca canarde, ça casse des vitres à qui mieux- mieux, sans que l'on soit accroché à l'histoire. Dans la version de 1990 on ne savait pas à la fin si ce que l'on venait de voir était un rêve ou la réalité, alors qu'ici, visiblement Recall n'est là que pour réveiller Quaid et donc plus de surprise. Pareil pour l'humour. Rien à se mettre sous la dent, tout est au premier degré. Bref, c'est chiant !


Kate Beckinsale est coiffée et maquillée en méchante (elle a plutôt l'air d'une sorcière de chez Disney !) ; Jessica Biel est une mignonne potiche qui ne fait absolument rien d’intéressant (la pauvre). Colin Farrell fait ce qu'il peut dans la peau de Quaid. Mais avec une telle histoire il est certainement sous cachetons à l'heure qu'il est. A moins qu'il aie mis un contrat sur la tête des deux pitoyables scénaristes.


N'ALLEZ PAS VOIR CETTE ENORME DAUBE !!!!!!! Merci.

 

Kami.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Oui oui, vous avez bien compris si vous suivez un tant soit peu ce blog, je reviens cycliquement à des écrits de JRR Tolkien, ou sur son oeuvre. J'appelle ça des "sessions Tolkien". Attendz-vous donc à un ou deux autres articles dans la même veine dans les jours à venir...

 

Aujourd'hui je vais vous parler d'un court (135 pages dans un format un peu plus grand que du poche) essai paru aux Presses de la Renaisance, maison d'édition de littérature générale spécialisée en livres de religion. Je n'avais pas encore vu cet aspect dans mes précédentes lectures, du moins pas de façon consacrée. Irène Fernandez, normalienne, docteur ès lettres, est une spécialiste du mythe chez CS Lewis, auteur du Monde de Narnia, mais aussi ami intime de Tolkien. J'imagine que c'est par ce biais qu'elle en est arrivée à étudier les écrits du Professeur.

 

Elle s'est donc attachée à trouver un sens et une spiritualité dans le chef-d'oeuvre de Tolkien, comme l'indique le sous-titre de l'ouvrage. Si l'intention est louable, je la trouve biaisée dès le départ. En effet Le Seigneur des Anneaux n'est pas à considérer comme une oeuvre isolée, qui se suffit à elle-même (bien que sa lecture exclusive en soit cohérente), mais comme une partie d'un ensemble beaucoup plus vaste, que Tolkien n'a cessé d'explorer et de décrire, et dont seule une petite partie, est, à l'heure actuelle, disponible. Car comment parler de la cosmogonie d'un monde qui comporte plusieurs dizaines de milliers de pages, trois romans, des dizaines de nouvelles, des contes, des poèmes, etc. ? A son actif, la première version de cet essai est sortie en 2002, il y avait encore peu de sorties des oeuvres de Tolkien. Pas beaucoup plus en 2005, lorsque cette édition a été "revue et augmentée", mais comme I. Fernandez cite des sources anglophones, cette remarque n'est pas forcément légitime.

 

Passons.

 

L'essai se veut en fait une tentative de vulgarisation de l'oeuvre de Tolkien, au travers du prisme théologique. Il commence par une suite de petits chapitres destinés à dissiper les malentendus : sur l'heroic fantasy, le conte de fées, la mort et le cahtolicisme. Oui, le catholicisme ; car figurez-vous que Tolkien était catholique, qu'il le revendiquait, et qu'il pensait en avoir imprégné ses récits. Ma culture religieuse étant ce qu'elle est, c'est à dire pratiquement nulle, je ne saurais être aussi formel. On a souvent dit que Tolkien, dans ses écrits, faisait preuve de son amour de la terre, qu'il était, en quelque sorte, écologiste. Cette amitié intime avec la terre, comme il décrit le caractère principal de certains de ses personnages (comme Tom Bombadil, qui curieusement n'est qu'effleuré), peut amener à des sentiments plus élevés, que l'on peut rapprocher du catholicisme. Là, dit comme ça, ça surprend, et figurez-vous qu'à la lecture, ce n'était pas vraiment clair.

 

Irène Fernandez passe en revue un ensemble de qualités morales exaltées dans le Seigneur des Anneaux : l'Espérance, la Providence (de nombreux passages suggèrent qu'il existe une sorte d'autorité qui préside aux destinées de chacun, sans qu'on en sache plus), l'humilité, la miséricorde, et enfin l'eucatastrophe, terme inventé par Tolkien a priori qui désigne en quelque sorte une happy end. Si la religion catholique a récupéré la plupart de ces qualités, je ne pense pas qu'ils étaient inexistants auparavant... Donc donner une identité catholique à ce texte relève pour moi, en quelque sorte, de la supercherie, ou du hold-up spirituel, même si les arguments semblent bien tournés.

 

Le lecteur chevronné de l'intertexte n'apprendra pas grand-chose de cette lecture. Pour le profane avec quelques connaissances théologiques, il y a sans doute quelques éléments de vulgarisation dignes d'intérêt. Mais la base trop étroite (i.e. seulement le Seigneur des Anneaux, avec quelques lectures critiques supplémentaires mais insuffisantes à mon sens) fausse la plupart des arguments avancés.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/RL/P3/9782221095515.JPG

 

Bartholomew, un enfant au regard magnifique et étrange, naît en Californie alors que se produisent des événements d'une violence inouïe. Le même jour, à des centaines de kilomètres de là, Junior Cain, un homme cruel atteint de troubles mystérieux, a le pressentiment qu'un certain Bartholomew est son ennemi mortel. Il ne sait pas qui il est, mais il sait qu'il doit l'éliminer... Tandis qu'il sème la terreur et fait couler le sang partout ou il passe, il est poursuivi par Thomas Vanadium, un détective qui veut l'empêcher de nuire. Dans le même temps, à San Francisco, naît Angel, une petite fille douée de pouvoirs hors du commun.

 

Je commence à avoir lu pas mal de romans de Dean R. Koontz, auteur dont j'ai déjà parlé un peu. C'est encore une fois par hasard que je suis tombé sur ce roman, qui émarge dans son genre de prédilection, le thriller un tantinet horrifique. Mais il est plus tardif que sa grande époque, et l'on sent que, quelque part, il a perdu la moëlle du genre.

 

Nous suivons donc ici la trajectoire de plusieurs personnes, dont l'évènement fondateur est une naissance ou une mort, et qui vont se retrouver intimement liées... Un point de départ très classique, qui va proposer des développements assez étranges, dans la mesure où un seul des personnages va devenir mauvais, et où tous les autres vont se révéler bons, au sens biblique du terme. Car, entre les les lignes, j'ai un peu eu l'impression que Koontz avait eu une révélation divine, une sorte de conversion religieuse que ne laissaient pas entrevoir ses premiers écrits, très noirs parfois. Ici son argument est que la science, en l'occurrence la mécanique quantique, tend à se rapprocher de la religion avec les dernières avancées. Je ne suis pas un spécialiste de la science quantique, mais l'une des théories avancées est qu'il existe d'autres mondes/dimensions où existent des présents alternatifs... Après, cette coexistence des mondes est-elle à rapprocher des enseignements de la Bible ? Je n'en suis pas convaincu du tout...

 

Sur le plan de l'histoire, c'est assez classique, on avance en parallèle dans les différentes intrigues, qui finissent par se croiser et... c'est vraiment long ! Pour le coup, j'aurais préféré que l'auteur s'attache un peu plus à sa théorie quantique plutôt qu'à nous raconter les progrès fulgurants des enfants prodiges... Et la fin, assez longue aussi, est d'un angélisme qui m'a presque fait tomber le bouquin des mains... Non décidément, on a perdu le Koontz de Miroirs de sang, le Visage de la Peur, Fièvre de glace ou La Maison interdite...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Vie du blog

Après les 500 billets, on fête aujourd'hui le millième commentaire ; il est le fait de cette chère Alice sur Chronicle.

 

Merci à toi, chère amie, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux qui sont venus mettre un petit mot sur le blog :)

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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Terry Pratchett est un auteur britannique qui a marqué la fantasy. Ses Annales du Disque-Monde ont plu (et plaisent encore) par leur inventivité et leur humour débridé. Il est surprenant que le cinéma ne se soit pas emparé d'un tel succès ; peut-être parce que l'humour anglais n'est pas universel ? En tous les cas, après le Timbré que j'ai vu il y a quelques temps (et dont je n'ai pas parlé, curieux), la télévision britannique continue à exploiter le filon.

 

Voici donc un téléfilm de plus de trois heures, qui reprend grosso modo la trame du Huitième Sortilège et de La Huitième Couleur, les deux premiers romans du cycle. On y trouve Rincevent, futur pilier de Pratchett, un Mage totalement incompétent, de l'âme duquel un sortilège majeur (le huitième des huit contenus dans un grimoire magique, l'In-Octavo) s'est emparé. Viré de l'Académie Invisible, il est mis au pied du mur par le Patricien (l'équivalent du maire, ou du gouverneur) de la ville d'Ankh-Morpok, la capitale, qui l'oblige à servir de guide à Deuxfleurs, un touriste venu de l'autre côté de la mer. Parallèlement à cela, le Mage Trymon intrigue pour prendre la place de l'Archichancellier de l'Académie Invisible. Un peu plus loin, une communauté scientifique met sur pied une expédition pour savoir... quel est le sexe d'Atuin, la tortue géante qui porte sur son dos les quatre éléphants qui portent le Disque-Monde.

 

C'est dense comme introduction, n'est-ce pas ? L'essentiel du téléfilm nous raconte donc le voyage de Rincevent et de Deuxfleurs, qui vont renconrer -entre autres- la Mort (lui aussi -parce que c'est un homme- un personnage récurrent chez Pratchett), la légende vivante Cohen le Barbare, le Bagage... Tous des personnages pittoresques. Mais curieusement, et ce malgré les efforts de certains des acteurs, la magie n'opère pas vraiment. L'humour de Pratchett fonctionne mieux sur le papier. Les effets spéciaux sont assez médiocres, j'ai été déçu par la Tortue, moins par le Troll.

 

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/72/62/63/19824243.jpg

 

Il y avait un casting intéressant dans cet épisode ; Sean Astin, le Sam Gamegie du Seigneur des Anneaux, campe plutôt bien Deuxfleurs, avec son perpétuel air niais ; ici encore, il chevauche un ongulé de petite taille, en l'occurrence un âne. Ca doit être le destin. La Mort a la stature et la voix de Christopher Lee, pour le coup un excellent casting. Tim Curry, le clown de Ca, ne semble avoir que deux expressions à son répertoire : une moue dubitative et un rictus diabolique, sans doute pour amortir son dentier tout neuf. Dommage, le personnage de Trymon méritait mieux. Jeremy Irons cachetonne également avec ses deux scènes. 

 

Bonus sur le DVD, une introduction par Pratchett lui-même de son univers, en expliquant quelle était sa démarche au début de l'écriture de cette saga.

 

Un téléfilm sans panache, sans relief, sans génie. Dommage.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Après m'être remis récemment aux Livres dont vous êtes le Héros avec le premier titre (merci encore à Gallimard Jeunesse), j'enchaîne avec le premier tome d'une autre série mythique, celle des Loup Solitaire.

 

Les Maîtres des Ténèbres ont attaqué le Monastère Kaï dans lequel les jeunes Seigneurs tels que vous sont initiés à l'art de la guerre. Vous êtes le seul survivant de la bataille, et une mission capitale vous incombe désormais : avertir le Roi du Summerlund que les Maîtres des Ténèbres ont décidé d'envahir le pays. Les ennemis qui ont juré votre perte feront tout pour vous empêcher de mobiliser l'armée qui pourra repousser l'envahisseur.

Vous seul prendrez les décisions utiles au succès de votre mission et, pour mener les combats, vous n'aurez besoin que de la table de Hasard figurant dans cet ouvrage.

 

Cette série, si particulière puisqu'elle se rattache un peu aux philosophies orientales, présente quelques points originaux : d'abord il n'est nul besoin de dé pour déterminer le sort d'un combat ou d'une décision. Le livre-jeu est muni d'une table du hasard qui permet de faire les calculs. Pratique si l'on voyage. Ensuite les "compétences" que l'on choisit au départ peuvent évoluer -bien sûr-, mais on peut les reprendre à la lecture d'un autre tome de la série, renforçant en cela le côté "personnage". On a le même pendant toutes les quêtes, une chouette idée... Il faut dire que le monde exploré est le même sur l'ensemble de la série, renforçant la cohérence de l'ensemble... A noter le soupçon de philosophie orientale qui donne un cachet tout particulier à l'histoire.

 

Ici l'univers ressort plutôt du médiéval fantastique, avec des citadelles aux rues labyrinthiques, ses créatures étranges, ses magiciens mystérieux... Tout cela dans une atmosphère de guerre, les Maîtres des Ténèbres n'étant jamais très loin...

 

Voici donc une série très originale dans l'univers des LDVELH, qui permet un "suivi" entre les tomes, ainsi qu'un ingénieux système de calcul.

 

Spooky.


 

Pour le plaisir, je vous mets l'ancienne couverture du livre-jeu.

 


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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

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8 ans ont passé. Harvey Dent le héros de Gotham qui a battu le record d'arrestations de la ville, est mort et tout Gotham le pleure.
La ville est "néttoyée" de la pègre qui pourrissait la cité. Le Batman, accusé et pourchassé pour le meurtre de Dent, n'a plus fait d'apparition pendant ces 8 années. Il est devenu un paria et une légende urbaine.
Bruce Wayne vit reclus dans son manoir, tel un fantôme de l'opéra hantant des couloirs interdits. S'appuyant sur une canne, il est amaigri et semble avoir pris 15 ans au lieu de 8.
Un soir, il surprend une voleuse qui s’approprie les perles de sa défunte mère. Elle l'obligera à regarder dehors. Wayne sentira alors un frémissement, une lointaine colère. Il sentira q'un soulèvement est en train d'aboutir du fin fond des entrailles de Gotham et qu'un nom retenti, celui de Bane.

Christopher Nolan ne s'est pas cassé la tête à essayer de représenter dans ses trois films, le Batman de la bande dessinée. Il a préféré se casser la tête à inventer un autre univers plus réaliste, plus cinématographique. C'était très périlleux, et il faut être un metteur en scène ainsi qu'un scénariste de grand talent pour arriver à reprendre à son compte ses personnages mythiques et faire que tout cela fonctionne.
Ca marche parfaitement. Là on est plus proche de Michael Mann (autre réalisateur de génie) que de n'importe quelle représentation de comics sur grand écran.
Mais il reste certains repères pour le lecteur de comics :
- Ra's Al Ghul a du poil au menton.
- L’épouvantail son masque terrifiant.
- Le Joker posséde des vêtements excentriques et un sourire permanent.
- Catwoman (qui n'est pas citée en tant que telle, est une simple voleuse qui lorsqu'elle relève ses lunettes sur son front, ressemble à un chat) à sa combinaison de cuir...

Ce troisième et dernier épisode est moins spectaculaire que le précédent mais reste très intéressant car le scénario lie les deux premiers épisodes avec le troisième et ainsi, forme un tout.
Il est donc préférable de voir les deux premiers avant pour avoir une bonne et totale compréhension du scénario. Comme les deux premiers opus étaient très réussis, le dernier reste dans la même lignée avec pour ma part une préférence pour le second (Heath Ledger était trop savoureux en Joker).

Deux points noirs pour la sublime Sélina Kyle qui ne peut se battre avec des talons de 15 cm et qui tortille un peu trop du cul pendant tout le film. Pour le reste l'interprétation minimaliste d'Anne Hataway lui sied bien au teint.

 

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Bane affublé d'un masque bizarre est un colosse impressionnant. Sa voix déformée le rend encore plus inhumain. On a une impression de parole divine, comme le courroux d'un être supérieur lorsque celui-ci parle.

Un grand bravo pour l'immense Michael Caine dont le jeu m'a donné des frissons.

Une trilogie efficace, très attendue après les sombres (crottes) épisodes de Joel Schumacher (Batman forever / Batman et Robin). Une trilogie de haut niveau qui reste pour moi ce que l'on peut faire de mieux au cinéma. Pour faire aussi bien, voir mieux, le prochain réalisateur à du pain sur la planche.

 

 

Kami

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