Dragons 2

Publié le par Spooky

 

 

J'avais beaucoup aimé Dragons, ce long-métrage d'animation sorti il y a trois ans, arrivé un peu comme un challenger dans un paysage ultra-dominé par Disney/Pixar, et pour lequel le bouche-à-oreille a fonctionné à merveille. De quoi lancer une suite, avec comme seul maître à bord Dean DeBlois, toujours sous la bannière de DreamWorks.

 

L'histoire se passe plusieurs années après le premier film (pour la suite directe, voyez la série animée). Stoïque, le père d'Harold, se fait vieux, et songe à lui passer le commandement de la tribu viking dont il a radicalement changé la façon de penser en introduisant la domestication des dragons. Mais au cours de l'un de ses innombrables vols expérimentaux avec son dragon Krokmou, il découvre qu'un homme étrange fait régner la terreur en constituant une armée de dragons, mais aussi une île inconnue, qui renferme bien des secrets...

 

Le premier film était déjà une tuerie, mais ce deuxième est encore mieux ! Il bénéficie (toujours) d'une véritable écriture complexe, avec plusieurs plans narratifs qui vont bien sûr finir par se rejoindre, des personnages qui ont mûri dans leur tête et dans leur corps (rassurez-vous, le film est toujours visible par les plus de 6 ans), et le récit va prendre un chemin inattendu et irréversible pour nos héros. Des scènes sont vraiment tristes, mais étonnamment bien gérées, avec aussi quelques scènes ou répliques drolatiques pour garder une ambiance sans équivalent selon moi. Bien sûr, avec des dragons présents dans 95% des scènes, on a droit à de l'action, des plongeons et des vols vertigineux, toujours propres à vous filer le frisson. Et bien sûr, les images sont d'une beauté incroyable.

Un mélange qui renforce le réalisme de l'histoire (bien qu'on ait des dragons HENAURMES), et donc l'empathie envers ces personnages. Alors, quand l'un d'entre eux meurt, on ne peut s'empêcher d'avoir une pointe de tristesse. C'est aussi ça la force de cette franchise : le premier voyait Harold perdre l'un de ses pieds, et celui-ci la disparition d'un personnage secondaire.

 

A voir. ABSOLUMENT. Une petite bande-annonce pour vous mettre l'eau à la bouche ?

 

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The Walking Dead - La Chute du Gouverneur

Publié le par Spooky

 

Après un premier roman réussi, mon enthousiasme était retombé à la lecture du deuxième développé autour de l'univers de la série de comics ultra-populaire The Walking Dead. Voici toutefois le troisième volet, à nouveau centré sur le Gouverneur, mais aussi sur Lilly, héroïne du deuxième roman. Deux habitants de Woodbury, aux trajectoires différentes, mais dont la vie va connaître un tournant décisif au cours des quelques semaines relatées ici.

 

D'autant plus qu'ils vont croiser un groupe de survivants que les lecteurs de comics connaissent bien... Le Gouverneur va tenter de tirer avantage des nouvelles perspectives que leur ouvrent ces nouveaux arrivants, à différents niveaux. Nous ne voyons donc plus les évènements du point de vue de Rick et de ses amis, comme c'était le cas dans le comic, mais bien via le Gouverneur et Lilly... L'occasion de constater la plongée dans la folie du premier, et la prise de conscience de la seconde.

 

L'occasion pour Jay Bonansinga, toujours officiellement cornaqué par Robert Kirkman, de développer encore ses personnages. Il y a fort à parier que Lilly tiendra une place très importante dans le prochain roman. Encore une fois la plume est de qualité, il ne s'agit pas simplement d'un roman de commande platement exécuté, il y a un vrai souci de construire un univers cohérent. L'occasion aussi de dépeindre en détail une scène de torture très forte, et de finir le roman sur une situation très cruelle, tandis qu'une autre, dramatique, est justifiée...

 

Un bon moment de lecture, qu'il vaut mieux faire précéder de celle des deux premiers opus pur bien en saisir la portée.

 

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Anno Dracula

Publié le par Spooky

 

 

Nous sommes en 1888, et Dracula n'est pas, comme voudrait le faire croire le roman de Bram Stoker, mort sous les coups de Van Helsing et ses complices. Non, il a, comme il le souhaitait ardemment, entamé son emprise sur sur l'Empire britannique en séduisant la reine Victoria, pour devenir le prince consort. De fait les vampires ne sont plus des hors-la-loi, et ceux qui ont été transformés par Vlad Tepes ou d'autres Anciens ont investi les différentes strates de la société britannique. Parallèlement des prostituées non-mortes sont retrouvées égorgées dans le quartier chaud de Whitechapel, à Londres. D'abord surnommé Scalpel d'argent, le tueur se fait bientôt surnommer Jack l'Eventreur. Scotland Yard est sur les dents (ahah !), mais ce sont deux enquêteurs des services secrets britanniques, Charles Beauregard et Geneviève Dieudonné (une vampire très ancienne) qui vont mener les investigations.

 

Après avoir écrit une nouvelle plaçant le mythe draculéen dans le contexte de Whitechapel, Kim Newman, grand auteur britannique (amli avec Neil Gaiman, notamment) a écrit un long roman (500 pages en poche) sur le sujet, en convoquant aussi bien des figures historiques (la reine Victoria, Oscar Wilde) que des personnages plus ou moins connus de la littérature vampirique (Lord Ruthven, Carmilla, Varney...), tout en les intégrant à une figure historique toujours nimbée de mystère qui a largement entretenu l'imaginaire colelctif, à savoir Jack l'Eventreur. Une rencontre des titans victoriens, en somme.

 

Le résultat est un roman policier de haut niveau, placé dans les brumes inquiétantes de la Londres d'il y a un siècle, avec des personnages nombreux et hauts en couleurs, tout en donnant un incroyable os -à moëlle- à ronger aux amateurs de littérature dentue, et pas seulement parce que nombre de personnages du chef d'oeuvre de Stoker sont présents. L'écriture est de grande qualité, tandis que le rythme du roman est parfaitement maîtrisé, entre fulgurances de l'action et périodes plus calmes, propices à l'introspection ou aux instants intimes.

 

Sorti en 1992, cet Anno Dracula est le premier violet d'une trilogie consacrée au héros de Stoker, mais peut se lire indépendamment. Pour cette troisième édition, sortie en 2001, l'auteur s'est repenché sur son manuscrit, y a apporté de menues corrections, mais y a surtout intégré d'incroyables bonus (150 pages tout de même), avec des annotations sur l'ensemble de son roman, une postface relatant la genèse de celui-ci, une fin alternative (tirée de la nouvelle originale), des extraits du scénario écrit par Newman lui-même dans l'optique d'un film (qui n'a jamais vu le jour), un article de Newman sur la thèse de Dracula en Jack l'Eventreur dans une revue consacrée au tueur en série de Whitechapel, et une nouvelle faisant se rencontrer le Comte et une innovation technologique majeure, qui est cohérente avec le roman de Stoker et prend tout à fait sa place dans l'univers d'Anno Dracula...

 

Un livre précieux et précis. Une perle. Une référence.

 

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Mireille

Publié le par Spooky

 

Après Ici reposent les oiseaux et Blanche, les Editions Margot continuent à explorer les voies de l'illustration jeunesse haut de gamme en nous proposant Mireille.

 

Comme Ici reposent les oiseaux, Mireille est écrit par Anne-Fleur Drillon ; cela se sent assez vite, les univers sont proches, avec des oiseaux, des drôles de machines, et un potentiel poétique certain. Mireille est d'ailleurs une petite hirondelle. Le travail de maquettage est remarquable : il n'y a que quelques phrases sur chaque page, laissant un maximum de place aux dessins d'Eric Puybaret, qui propose des illustrations très aérées, une large place laissée au ciel... Eric Puybaret a un trait vraiment doux, même si résolument moderne.

 

 

En bonus de l'ouvrage, quelques belles esquisses par Puybaret, permettant d'entrer un peu dans ses travaux préparatoires. Encore une fois, de la belle ouvrage. Chaudement recommandé.

 

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Moon

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Sam Bell vit depuis plus de trois ans dans une station lunaire, où il gère l'extraction de l'hélium 3, seule solution à la crise de l'énergie sur Terre. Souffrant en silence de son isolement et de la distance le séparant de sa femme et de sa fille, il passe son temps à imaginer leurs retrouvailles.
Mais quelques semaines avant la fin de son contrat pour l'entreprise Lunar, Sam se met à voir et à entendre des choses étranges... Au cours d'une sortie sur le terrain pour inspecter une moissonneuse, il est victime d'un accident. Il se réveille dans la station, mais sa curiosité le pousse à retourner sur les lieux de l'accident, où il se trouve face... à lui-même.

Moon est un huis-clos avec un seul personnage, incarné par le talentueux et sous-exploité Sam Rockwell (Iron-Man 2, Cow-boys et envahisseurs, H2G2, Galaxy Quest). le film parle de manipulation, de mémoire, de solitude... Sam bell se retrouve manipulé, et face à lui-même, il devra trouver quelque chose pour sortir de cette situation ubuesque...

 

Je n'avais jamais entendu parler de ce film, avant de le voir figurer dans des listes de "best-of" de la SF à l'écran (merci les réseaux sociaux).; du coup, l'ayant trouvé à un prix modique (et en blu-ray), je me suis laissé tenter... Sans aucun regret.

 

Le premier film de Duncan Jones, fils de David Bowie, est un petit bijou.

 

Il baigne dans une atmosphère très particulière, presque onirique parfois, histoire de nous montrer que l'on est dans une atmosphère "autre". Au fil des scènes, il distille un sentiment diffus de malaise, surtout lorsque Sam Bell commence à avoir des hallucinations. Lesquelles constituent une fausse piste pour le spectateur, qui ne s'attend pas à voir ce qu'il va voir. Bien sûr, le rythme est lent, comme dans 2001, l'Odyssée de l'espace, mais c'est aussi pour que l'on ne sente pas venir ce qui va venir. La musique de Clint Mansell participe aussi à cette ambiance très inquiétante ; ce nom ne vous dit rien ? Et si je vous dis Pi, Requiem for a dream, The Hole, The Fountain, Stoker, Noé, Black Swan... ? Et pour le plaisir, je vous remets en lien l'un de ses morceaux qui me hantent depuis des années...

 

Oh, un autre détail qui m'a marqué dès les premières scènes : la combinaison spatiale de Sam Bell n'est pas immaculée, comme dans la plupart des films de SF : elle est tachée, un peu abîmée, bref, elle a VECU. Et cela renforce le réalisme des scènes, malgré le contexte science-fictionnel. une manière pour le réalisateur d'appuyer encore plus sur la dimension humaine de l'histoire, sans doute.

 

 

Sam Rockwell apparaît dans 99% des scènes, on peut quasiment dire que c'est un film avec un seul personnage. Il fallait un acteur qui soit en mesure de tenir un film sur ses épaules, et Rockwell en est incroyablement capable. Son physique, très commun, lui permet de se glisser dans la peau de quasiment tous les personnages possibles, et ici il se retrouve en train de jouer face à lui-même, ou sa doublure, ce qui n'est pas facile non plus. Le film se tient remarquablement bien, il n'y a pas de fausse note dans l'histoire, tout au plus arguera-t-on que la curiosité de Sam Bell envers son accident est peut-être moyennement amenée, et qu'un plan, UN SEUL, dans tout le film, est maladroit. Il y a bien sûr des effets spéciaux, ils 'agit d'un film de SF, mais ils sont cantonnés aux scènes en extérieur, avec la base ou les véhicules d'exploration. Rien à dire, sans être spectaculaires, ils sont efficaces. A noter que la voix de l'IA qui accompagne Sam au quotidien est assurée par Kevin Spacey, dans une tonalité monocorde, parfaitement neutre. Efficace.

 

A noter que le film a été remarqué dans les festivals, et a obtenu le Prix de la Critique internationale et celui du Jury au festival Fantastic'Arts de Gérardmer, ainsi que le BAFTA Award du meilleur premier film, tout cela en 2010.

 

 

En bref, je recommande chaudement ce petit film qui compense son manque de moyens par un scénario à toute épreuve, et surtout un acteur remarquable qui amène ce drame humain à des altitudes inespérées.

 

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Edge of tomorrow

Publié le par Spooky

 

Cage est un militaire. Ou disons plutôt un spécialiste marketing déguisé en militaire. Alors quand il est "piégé" par un colonel britannique pour faire partie de la première vague d'invasion de la France pour reprendre l'Europe aux Mimics, la panique commence à l'envahir. Lui, le génie qui a érigé la combattante d'élite Rita Vrataski en véritable égérie, se retrouve bien ennuyé dans cet exosquelette de combat avec une mitrailleuse verrouillée... Et encore plus interloqué lorsque, après avoir abattu un Mimic bleuté, il est éclaboussé par son sang, qui lui ronge les chairs, meurt, et... se réveille au début de la journée, toujours embringué dans une expédition qui va mal se passer...

 

Mais qu'est-ce qu'un Mimic, me demanderez-vous ? Eh bien il s'agit d'une entité extraterrestre, ou plutôt de l'une de ses ramifications, qui ressemble vaguement à un plat de nouilles sombres avec des crocs au milieu. Ils ont débarqué sur Terre quelques mois plus tôt, apportés par des météorites. Depuis ils font régner la terreur, et l'Europe a été envahie. Ils semblent imbattables, mais les forces alliées sont décidées à leur porter un coup fatal en organisant un nouveau Débarquement sur les plages de Normandie (mais oui, et ce film sort 70 ans après le "vrai" !). Sauf que que Cage va vite se rendre compte que leurs adversaires étaient au courant de cette attaque, qui va se révéler un véritable massacre. Dès lors il va tenter d'influer sur le cours de la bataille, de prévenir ses supérieurs du danger (oh mon dieu, mais des tas de soldats vont mourir !). Il va d'ailleurs se rendre compte que le salut passe par la combattante Rita Vatarski, et va s'efforcer de la convaincre de son statut très particulier pour qu'elle 'laide à influer sur le cours des évènements.

 

 

Edge of tomorrow est donc un mélange entre Starship Troopers (pour la lutte contre un ennemi extraterrestre) et Un jour sans fin (pour le reboot du héros, jusqu'à ce qu'il arrive à ses fins... ou pas). Le réalisateur Doug Liman, avec ses scénaristes Christopher Mc Quarrie et les frères Butterworth, se sont basés sur un roman de Hiroshi Sakurazaka, en y saupoudrant de l'humour (les fameux reboots), tout en préservant une bosse dose d'action, un peu bourrine parfois. A ce titre le dernier tiers est très BOUM BOUM BOUM, mais il s'agit d'une guerre. Le parallèle avec le Débarquement de 1944 en Normandie n'est pas anodin, et le fait que le film sorte 70 ans après, à quelques jours près, non plus.

 

Mais une fois le film terminé, que reste-t-il ? Pas grand-chose. Un actioner mâtiné de SF très correct, bien filmé, pas trop mal interprété (on oublie même parfois que c'est Tom Cruise le héros, c'est dire), avec une fin trop "happy end" qui gâche un peu le plaisir...

 

Un film pop-corn, en quelque sorte.

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La Patience du Diable

Publié le par Spooky

La Patience du Diable

Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ?

Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue…

Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…

Des gens ordinaires découverts morts… de terreur.

Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou.

Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.

J'avais beaucoup aimé La Conjuration primitive, sortie il y a un an, du même auteur. Celui-ci s'y montrait audacieux, novateur, surprenant, du moins pour l'amateur de thrillers que je suis. Cette Patience du Diable en est la suite, mettant en scène les mêmes personnages, cette cellule de la Section de Recherche de la gendarmerie nationale, avec au premier plan une jeune enquêtrice du nom de Ludivine Vancker.

Le schéma de ce roman est plus classique que le précédent, la construction oscillant entre actes de barbarie/terrorisme et enquête plus ou moins raisonnée, jusqu'à un climax dans le dernier quart, ou plutôt deux, où les protagonistes frôlent le vide et la mort. Mais ce qui est intéressant c'est que Chattam tisse, roman après roman, une sorte de toile narrative, qui lui permet de diffuser sa théorie d'un désordre total potentiel. Ce qui arrive à Ludivine lui permet d'étayer sa théorie en filigrane. Son prochain roman pourrait ainsi s'appeler Les Graines du Chaos, ou Les Germes de la Discorde, voire La Moisson des Ombres, si le monde finit par verser dans le chaos...

La fin de la Patience du Diable lui permet également de pouvoir faire revenir certains personnages par la suite, un en particulier, qui comme il le révèle dans ses remerciements, a déjà été présent dans un de ses anciens écrits, et pourrait faire son retour sous une autre forme et un autre nom, un procédé cher à Stephen King, idole de son homologue français, avec la figure de Randall Flagg.

A suivre, donc.

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X-Men: Days of Future Past

Publié le par Spooky

X-Men: Days of Future Past

Années 2020. L'Humanité est à l'aube de sa disparition. Les Sentinelles, robots géants initialement créés pour traquer et détruire les mutants, ont attaqué des humains voulant les aider, et entraîné le monde dans le chaos. Retranchés dans les montagnes au coeur de la Chine, les X-Men voient leur fin arriver, lorsque Kitty Pryde leur explique qu'elle est capable de faire partir l'un d'entre eux dans le passé pour empêcher l'évènement ayant déclenché la production à grande échelle de ces Sentinelles, à savoir l'assassinat par Mystique la métamorphe de Bolivar Trask, l'industriel à l'origine des Sentinelles, avec l'aide des ennemis d'alors, Charles Xavier et Magneto. Mais le voyage risque d'être extrêmement éprouvant pour celui qui repart dans le passé, et seul Wolverine est suffisamment résistant pour le faire.

Ce nouvel opus était annoncé comme une sorte de blockbuster ultime, rempli de super-héros, réunissant en outre les deux "générations" de X-Men aperçues précédemment l'espace de quatre films, une prouesse scénaristique due au voyage dans le temps.

Disons-le tout net, il y a pas mal d'incohérences et d'anachronismes dans le film. Comment, dans le passé, l'assassinat de Trask peut-il empêcher la future traque des mutants, alors même que sa création a la même finalité, même si le Congrès refuse de le financer ? Le scénario prend place en grande partie en 1973, une époque où le baladeur, l'alimentation électrique sans fil et l'étude de l'ADN ne sont encore que des projets, au mieux... Des invraisemblances qui risquent de décevoir de nombreux spectateurs.

A côté de ça, il faut avouer que ce cinquième épisode ne manque pas de souffle. Les scènes d'action sont toujours bien gérées, même si les Sentinelles manquent un peu d'épaisseur à mon sens. Comme dans le deuxième épisode avec Diablo, le réalisateur Bryan Singer offre une magnifique scène à Vif-Argent, cette fois-ci avec beaucoup d'humour, et... un bel anachronisme. Un Vif-Argent que l'on ne verra quasiment plus par la suite, et c'est bien dommage ; gageons que sa présence, ainsi que celle de sa soeur surnommée la Sorcière Rouge dans la scène post-générique d'Avengers leur promet une place de choix dans le prochain épisode de l'une ou l'autre des franchises... A côté de cela, outre les classiques Storm, Cyclope, Jean Grey, Le Fauve, Rogue , Iceberg, Pyro, Colossus, Havoc, le Crapaud, on trouve de "nouveaux" mutants, tels que Bishop, Blink ou Warpath. Rajoutez à cela le Président Nixon, le capitaine William Stryker... Un casting énorme, même si l'histoire est centrée sur 4 ou 5 personnages principaux.

Le récit est dense, complexe, encore une fois centré sur la menace que représente (ou pas) les mutants. Les enjeux des uns ou des autres nécessite des effets spéciaux colossaux, comprenant des dizaines de Sentinelles (versions 1973 et 2020), un stade de football, ou des rafales de feu ou de glace. Il se passe beaucoup de choses, pas forcément bien gérées par Singer : certaines séquences, comme la prise de décision d'aller dans le passé, sont expédiées, d'autres tirent en longueur. Les bonus DVD et Blu-ray devraient comporter pas mal de scènes coupées à fort potentiel, comme souvent dans ce genre de film. Et le scénario jongle entre deux époques : l'attaque des Sentinelles dans le futur et la quête de Wolverine dans le passé. Pour ma part j'ai trouvé que l'ensemble se tenait à peu près, sans tenir compte des incohérences. Ce n'est qu'à froid qu'elles me sont apparues peu à peu. Et attention, je vous mettrai un gros [SPOILER] en fin d'article, après ma signature pour vous parler du futur de la franchise...

Au centre de l'intrigue, outre Wolverine qui est définitivement le héros de la série, se trouve Mystique. Partagée entre son désir fou de sauver les mutants de l'extinction auxquels ils sont voués de par la tendance de l'opinion, et son amour fraternel (ou pas) pour Xavier, elle est le véritable moteur de l'intrigue. Et pour l'incarner, il fallait quelqu'un de plus expressif et talentueux que la sculpturale Rebecca Romijn-Stamos. Pour la version jeune de la métamorphe à peau bleue, c'est donc Jennifer Lawrence qui s'y colle depuis First Class. Et ça marche bien, elle parvient à faire passer son jeu sous son maquillage pourtant assez lourd. L'ensemble du casting est plutôt bon, un grand nombre étant d'ailleurs rodé à leurs personnages depuis deux films au minimum.

Le récit est complexe, d'autant plus qu'il comporte des "easter eggs", terme intraduisible en français, mais que l'on pourrait définir comme des éléments discrets mais appelant des éclaircissements ou des développements dans la suite de la franchise... Ainsi nous parle-t-on de l'assassinat de Kennedy, de l'ascendance de Vif-Argent, clin d'oeil aussi au Watergate, références à Star Trek, Terminator, Ken le Survivant (mais oui !)... A noter qu'ici Stan Lee ne fait pas de cameo, mais Chris Claremont et Len Wein, auteurs du comic-book dont est tiré le film, apparaissent furtivement. Sur le plan marketing, les créatifs de chez Fox ont mis le paquet, par exemple en créant un site viral consacré à Magneto et JFK, ainsi qu'un faux site présentant Trask Industries, ses innovations technologiques et tout un chapitre consacré à la mutation.

Tourné entièrement en caméra 3D, le film s'avère très regardable dans cette version. Au final, s'il ne s'agit pas du meilleur film de la franchise, surtout à cause d'anachronismes et d'incohérences (même si on est loin de Prometheus), ce DoFP est un excellent moment de cinéma, riche en scènes spectaculaires et en rebondissements, jouissant d'une véritable écriture complexe et à tiroirs. Le réalisateur a déjà annoncé la sortie du volet suivant de la franchise, X-Men Apocalypse, prévu dans les salles en mai 2016.

Spooky

[SPOILER] Attention, la fin du film risque de déplaire à nombre de personnes, puisque la résolution du problème par Wolverine dans le passé efface nombre de choses, y compris ce qu'il s'est passé dans les trois premiers films de la franchise. Et oui, des personnages disparus reviennent... De quoi favoriser un reboot de la franchise s'il y a "besoin"...

Autre élément, la traditionnelle scène post-générique fait le lien avec le prochain film, programmé pour dans deux ans, et met en scène un personnage majeur de la série...

[/ FIN SPOILER]

L'une des affiches teaser de Trask Industries

L'une des affiches teaser de Trask Industries

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La Chute d'Arthur

Publié le par Spooky

La Chute d'Arthur

La Chute d'Arthur est un poème de mille vers, écrit par J. R. R. Tolkien et inspiré de l'histoire du roi Arthur. Arthur règne sur la Bretagne et ses chevaliers dits de la Table ronde. A la fidélité de Gauvain répond la trahison de Mordret, neveu du roi et régent durant son absence ; lequel est envoûté par une Guenièvre énigmatique, elle-même objet de passion pour un Lancelot tourmenté.

Philologue de génie et spécialiste de littérature anglo-saxonne, Tolkien a ainsi voulu donner sa version de l'un des textes de base de la culture anglaise, une version différente de celle du Morte Arthur ou de la Mort Artu.

C'est, comme toujours, Christopher Tolkien qui édite ce texte, en montrant comment il dialogue et se démarque de ces versions médiévales, mais aussi avec le monde du Silmarillion, puisqu'un lieu y est appelé Avallon, avec une fonction proche, pour ne pas dire identique, de celle de la légende arthurienne...

Bien évidemment le poème est incomplet (ce ne serait pas du Tolkien autrement), mais le fils de l'auteur en donne la version la plus aboutie possible, composée à partir de notes éparses qu'il a pu récupérer. Une histoire et une évolution dans la composition qu'il détaille donc dans l'avant-dernière partie du présent volume, avant de reproduire un entretien radiodiffusé en janvier 1936 que fit le Professeur Tolkien, consacré à la poésie vieil anglaise.

Globalement, c'est une lecture qui est loin d'être inintéressante, mais qui intéressera peu ceux qui sont attirés par le Legendarium de Tolkien. Ceux qui souhaitent appréhender son oeuvre de manière globale, notamment via ses influences, y trouveront une nouvelle pierre pour leur édifice.

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Cahier de croquis du Seigneur des Anneaux

Publié le par Spooky

Cahier de croquis du Seigneur des Anneaux

Alan Lee est, avec John Howe, l'un de mes illustrateurs préférés de l'univers de Tolkien. Ça tombe bien, ils avaient tous les deux été choisis pour travailler aux effets visuels de la trilogie de Peter Jackson. Un boulot de six mois, au départ, qui s'est transformé en une expérience de six ans, le plus souvent en Nouvelle-Zélande, à travailler sur la pré-production, la réalisation des décors, costumes et accessoires, puis sur l'habillage visuel voire matériel des éditions spéciales en DVD.

Alan Lee n'a donc pas résisté à l'envie de montrer son travail préliminaire, qui peut aller de la simple esquisse au croquis très très poussé, proche de l'illustration finale. Des Hobbits aux statues de l'Argonath en passant par la forteresse lugubre de Cirith Ungol ou encore les Oliphants, Alan Lee a touché à tout, en alternance ou en accord avec Howe, et c'est un pur régal pour les yeux. Au fil des dessins il livre aussi quelques impressions de tournage ou de production, parle de ses relations avec les autorités des films ou les techniciens qui ont dû transformer en réalité ses visions dantesques.

Un must have pour les amateurs de l'univers de Tolkien :)

Spooky

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