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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Oui oui je sais, je suis super à la bourre concernant ce film, je l'ai vu après tout le monde, du coup ce que je vais en dire n'influera sans doute même pas ceux qui ne l'ont pas encore vu.

 

Mais je tenais quand même à en parler, parce que depuis ses débuts il y a 16 ans, la saga super-héroïque des X-Men est quand même celle qui m'a apporté le plus de plaisir au cinéma, si l'on excepte le troisième film (qui se fait tacler au passage ici) et les spin-offs consacrés à Wolverine (surtout le premier). Ceci étant évacué, que nous réserve ce nouvel opus ?

 

Il s'ouvre sur une séquence se déroulant dans l'Egypte antique, avec la conduite d'un homme appremment très important dans une pyramide dans un état de quasi-mort. Il semblerait qu'un rituel de transfert de son âme dans un autre corps soit programmée... Mais des soldats semblent ne pas l'entendre de cette oreille, et interrompent le processus avant de sceller le tombeau... à jamais ? Dans les années 1980 l'agent de la CIA Moira Mc Taggart assiste, au Caire, à une étrange cérémonie dans une salle souterraine. Et parallèlement Erik Lhensherr, plus connu sous le sobriquet de Magneto, coule des jours paisibles dans une cité industrielle de Pologne. Jusqu'au jour où il se dévoile en sauvant la vie d'un de ses collègues. Tout cela alors que Xavier continue à accueillir de nouveaux jeunes "surdoués" dans son institution...

 

 

Vous vous en doutez, En-Sabah-Nur, le demi-dieu égyptien, va se réveiller dans ces années 80, et comme il découvre, par le biais d'une télé, le coca-cola, la bombe atomique et les Teletubbies, il a envie de tout péter, et d'instaurer un ordre nouveau, avec un cercle restreint de fidèles, des mutants qui ne sont pas sans rappeler les Cavaliers de l'Apocalypse de la Bible. Mais d'après vous, qui de Magneto, Storm, Psylocke ou Angel incarne Pestilence ? Car Magneto voit ses démons intérieurs investir une nouvelle fois le terrain de ses réflexions, et il va se retrouver opposé à son vieil ami Charles Xavier.

 

Comme Wolverine est exclu de cette génération (enfin... presque), la franchise doit se trouver une nouvelle figure de proue... Serait-ce Magneto, sans cesse taraudé par ses doutes et aiguillonné par sa colère ? Xavier, qui passe son temps à pénétrer les esprits des autres ? Il semblerait que ce soit Mystique, désignée d'ailleurs à la fin du film comme leader des X-Men. L'aura de Jennifer Lawrence, désormais seule superstar du casting, y est sans doute pour beaucoup. Et dans le rôle du personnage "fun", je pointe Quicksilver, qui après avoir eu la scène la plus marquante de Days of Future Past, récidive dans cet épisode. Espérons que ça va durer, parce que le traitement du personnage est bien sympa.

 

Comme son boulot sur DoFP était pas mal, Bryan Singer est à nouveau aux manettes (scénario -avec Simon Kinberg surtout- et réalisation), et on sent toujours cette patte, cette envie de soigner la psychologie de ses personnages en passant le spectaculaire au second plan, même si encore une fois il doit gérer une quinzaine de caractères différents. Comme le souligne Kinberg, il y a quand même beaucoup de scènes apocalyptiques (super-méchant excessivement puissant oblige), à l'instar de ce qu'ont pu faire Roland Emmerich et Michael Bay.

 

 

Le personnage d'En Sabah Nur est incarné par Oscar Isaac, qui entre donc dans sa deuxième franchise ultra-bankable après Star Wars Episode VII. Engoncé dans un costume et un maquillage lourd, il parvient tout de même à faire passer son jeu -tout en retenue- par le biais de gros plans sur son visage.

 

Le film est assez bon, le récit relativement fluide même si l'on passe sur plusieurs fils narratifs pendant un moment. Il y a des longueurs, mais d'une durée totale négligeable.

 

Le script convoque donc les survivants du dernier opus, mais aussi des "nouveaux", qui sont des X-Men historiques, comme Cyclope, Diablo, Angel, Jean Grey, Storm... censés être plus jeunes, ce sont donc des nouveaux acteurs qui les incarnent. Mention spéciale à Cyclope et Storm, en attendant mieux des autres.

 

Bon, et sinon, quand vous allez au cinéma avec Dyane Hertogs et Sébestien Célimon, grands amateurs de bande dessinée et de héros avec des super-slips, vous vous exposez à des rafales de vannes. Et vas-y que je te parle de la relance de l'industrie touristique en Egypte avec la nouvelle pyramide plantée par En-Sabah-Nur : alimentation par énergie solaire, chantiers BTP au top, hôtels rénovés... Et bien sûr, ça y va sur Jean Grey version érotique (50 nuances de Jean Grey, jamais fatiguée) ou pas (son album préféré ? Entre Grey clair et Grey foncé, par JJ Goldman - encore un super-héros, celui-là)... Il faudra songer à faire construire un village schtroumpf avec tous ces eprsonnages à la peau bleue à l'écran (En Sabah Nur, Diablo, Mystique, Fauve...). J'en passe, et des meilleures.

 

Bref, un moment de détente, techniquement assez réussie, mais qui n'effacera cependant pas la réussite de Captain America - Civil War cette année. Mais bon, un film avec Rose Byrne ne peut pas être totalement raté.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.
Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?

 

Considéré comme un auteur classique du suspense à l'accent breton, Jean-François Coatmeur, après 50 ans de carrière et près de 30 romans, livre donc ce roman aux allures de vengeance à travers le temps et les générations. Jouissant d'une écriture élégante et nerveuse (alors que le Monsieur compte 90 ans au compteur), il se lit à la vitesse de l'éclair, surtout si vous êtes coincé dans les transports en commun un jour de grève et de crue de la Seine. Cependant ses Noces macabres manquent singulièrement de jus, Coatmeur alignant les scènes sans véritable génie, avec des personnages auxquels on a du mal à s'attacher. On a un peu l'impression de voir un polar (en film) des années 1980, avec une idée certes intéressante au départ, mais avec un traitement qui ne passe pas les années. Dommage.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

2202
Né des cendres d’une conflagration planétaire, l’Empire Chrétien Moderne règne sur une Terre ravagée et irradiée. Urbain IX, pape tout puissant et restaurateur du Dominium Mundi, y gouverne d'une main de fer ses peuples revenus à un mode de vie médiéval.
Sous son impulsion, un vaisseau colonisateur est envoyé vers une planète d'Alpha du Centaure, dans l’espoir d’y trouver de nouveaux territoires pour l’humanité. Lorsque les passagers l'abordent, ils ont la surprise d'y découvrir un peuple, les Atamides. Le choc est grand. Mais ce n’est rien en comparaison d’une découverte encore plus bouleversante : le véritable tombeau du Christ ! Guidés par leur foi inébranlable, les missionnaires tentent de s’en emparer, en vain. Les indigènes les massacrent.
Sur Terre, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Deux ans plus tard Urbain IX achève d’armer un gigantesque vaisseau, le St-Michel, capable d’abriter un million d’hommes. Pour Tancrède de Tarente, le Méta-guerrier héros des champs de bataille, et Albéric Villejust, le génie de l’Infocosme enrôlé de force,débutera une croisade sanglante vers une nouvelle Jérusalem…
Les événements feront-ils bégayer l’Histoire ?

 

Le roman de François Baranger, scindé en deux parties, est très ambitieux. De par sa taille déjà, puisque ce premier Livre comporte 600 pages. 600 pages d'une écriture dense, qui s'attache à l'histoire de deux personnages que tout oppose, mais que les circonstances et leur esprit libre vont faire se rapprocher inexorablement. Malgré cette longueur, on ne s'ennuie jamais dans la lecture, ou presque. Je vous avoue que j'ai allègrement sauté certains passages un peu prêchi-prêcha, indispensables puisque la religion -catholique- est la raison même de cette croisade. Mis à part ça, je me suis vraiment pris d'affection pour Tancrède, ce soldat qui réfléchit, et Albéric, ce technicien qui lutte contre l'ordre établi.

 

Le récit comporte plusieurs morceaux de bravoure, comme le départ du Saint-Michel ou son arrivée sur Akya, ou encore des scènes de combat entre Tancrède et un ennemi mystérieux, ou bien l'examen de passage de Clorinde, cette soldate aussi fière que sensible.

 

Curieux de lire la suite. mais je vais changer d'univers avant, 600 pages, c'est quand même gros.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Vous connaissez Emma Bovary ? Voici sa cousine américaine, une adorable petite vache au destin tout aussi romanesque. Pour Elsie Bovary, le bonheur a toujours été dans le pré, jusqu’au jour où elle comprend qu’elle est vouée à finir en steak haché. Flanquée de deux complices, Shlomo le cochon converti au judaïsme et Tom le dindon qui voulait voir Istanbul, Elsie, déterminée à éviter l’abattoir, se lance dans un rocambolesque projet de Grande Évasion.

 

En plus d'être un acteur connu pour avoir incarné un agent du FBI passionné par les extra-terrestres et les écrivains jouisseurs (entre autres), David Duchovny écrit. Et ce, depuis longtemps, si l'on en croit les quelques mots qu'il a distillés lors de son passage à Paris il y a quelques jours. Ce premier roman est pour le moins... surprenant, puisqu'il s'agit d'une variation moderne de la fable animalière, comme a pu le faire George Orwell en son temps avec la Ferme des animaux. C'est un roman court, à peine 200 pages au format poche (avec un prix qui ne l'est pas, lui : 16,90€), qui nous permet donc de suivre les aventures de ce trio insolite.

 

L'occasion pour Duchovny d'écorcher -gentiment- au passage la société de consommation, les pollueurs, les religieux intégristes de tout poil. Sans toutefois aller trop loin dans la satire, le but de l'auteur n'est pas de s'attirer les foudres des lobbies en tout genre, mais seulement d'écorcher un peu. Il joue régulièrement sur ce registre, expliquant que son éditrice le rappelle régulièrement à l'ordre.

 

C'est bourré d'humour, de jeux de mots souvent bien vus, parfois complètement ratés (pas toujours facile en traduction). Pas désagréable à lire... mais on est loin du bouquin du siècle, hein.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Cloverfield est un film de 2008, produit par JJ Abrams, que j'avais beaucoup aimé, entre autres parce qu'il relançait -avec brio selon moi- la mode des longs-métrages filmés caméra à l'épaule, mais aussi pour son atmosphère oppressante. Ce 10, Cloverfield Lane se positionne non pas comme une suite directe, mais plutôt comme un nouvel élément dans l'univers de Cloverfield, de l'aveu même d'Abrams

 

Une jeune femme, Michelle, est victime d'un accident de la route. Elle se réveille dans le bunker souterrain d'un certain Howard, lequel prétend l'avoir sauvée d'une attaque imminente dont la nature reste à définir. Michelle fait aussi la connaissance d'Emmett, un jeune homme voisin d'Howard, qui avait pu se réfugier à temps dans le bunker lui aussi. Le patriarche, qui a hermétiquement fermé l'abri, fait régner un climat de terreur et de paranoïa sur ses deux compagnons, qui croient à ses paroles, faute de preuves du contraire. Jusqu'au jour où...

 

A la fin du film, je me suis posé des questions sur sa validité. Est-ce une brillante figure de style sur le thème de la paranoïa, en même temps qu'un survival malin ? Ou bien une immonde bouse qui repose sur des effets minimalistes et la frénésie des acteurs ? J'avoue que la présence de John Goodman dans le rôle d'Howard, ainsi que le parrainage de JJ Abrams (qui a réalisé en parallèle Star Wars Episode VII) m'ont fait pencher pour la première solution. Le film est un huis clos, puisque sur 90% de sa longueur nous n'avons que trois personnages, qui se regardent en chiens de faïence et s'interrogent du regard ou en toute franchise. Tout le long de cette séquence, je me suis demandé si tout cela n'était pas une vaste supercherie, autant pour le spectateur que pour les personnages. Et avec une fin survitaminée, le doute est levé, mais je ne vous dirai pas dans quelle direction. d'autant plus que la toute dernière séquence laisse penser qu'une suite vera le jour assez vite.

 

 

Dan Trachtenberg, le réalisateur, propose ici son premier long-métrage, et se montre assez à l'aise, même si par moments l'action est filmée d'un peu trop près, ce qui a pour résultat de réduire la lisibilité de la séquence, mais aussi (et surtout ?) d'accroître l'atmosphère étouffante du film. Bien vu.

 

J'ai donc bien apprécié ce film, qui appelle bien sûr d'autres segments dans le Clover-verse.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Personnalités

 

Paris, mois d'avril 2016... Le passage de David Duchovny dans la capitale est annoncé. Mon coeur de geek et de fanboy des X-Files frétille à l'idée de peut-être croiser la route d'une personne qui a marqué mon imaginaire (au même titre que Stephen King, par exemple), au point d'avoir pris comme pseudo le surnom qu'il possède en VO dans la série télévisée qui l'a rendu célèbre. Mais trêve de préambules, comment cela s'est-il passé ?

 

Arrivé sur place à 8h45, avec déjà 30 personnes devant moi... On patiente dehors jusqu'à 10h, jusqu'à ce que la Fnac Saint-Lazare ouvre. Ensuite on patiente jusqu'à midi dans une cage d'escalier, avec les odeurs corporelles des gens à côté, super-sympa. Puis on entre dans l'espace rencontre, où on entre en zigzag comme chez Mickey, et on patiente debout jusqu'à 12h30, en profitant pleinement des odeurs corporelles du même mec, parce que figurez-vous qu'on nous a fait nous pousser les uns les autres, pour faire rentrer un max de personnes (190 tickets ont été distribués, d'après mes sources). Sans parler des vigiles qui s'ennuient un peu et qui passent toutes les 10 minutes pour vous dire de vous pousser un peu. Là arrive Duchovny à 12h30 (ouf, pas de retard), auquel une personne pose 4 ou 5 questions, auxquelles il répond avec humour et intelligence (je vais y revenir).

 

Ensuite séance de dédicaces à la chaîne : "Bonjour, merci, au revoir". Et si vous avez le malheur de vous attarder, genre pour prendre en photo la demie-seconde où votre copine, qui était derrière vous, reçoit sa dédicace, eh bien 3 matamores d'un quintal chacun se précipitent vers vous pour vous virer poliment mais fermement. "On a des consignes, désolé". Bon, pas grave, je l'ai quand même croisé et j'ai eu ma dédicace :)

 

Alors, pour la partie "rencontre"... L'intervieweur lui a donc demandé comment lui était venue cette idée d'écrire, parce que quand même c'est fou, il est avant tout acteur et... Eh bien figurez-vous que ce brave Dave (oui je l'appelle Dave, on est intimes maintenant) a toujours écrit, et que le métier qu'il voulait faire quand il serait grand, c'était écrivain, et pas acteur ou chanteur (parce qu'il chante aussi, et oui). C'est donc un vieux rêve qui devient réalité, car David se destinait originellement à l'enseignement et obtint un diplôme de littérature anglaise à l'université de Princeton et aussi une maîtrise à l'université de Yale, où il commence à s'intéresser à l'art dramatique.

 

 

Le roman pour lequel il a accepté cette rencontre, intitulé Oh la vache ! (Holy cow en VO) raconte l'histoire d'une vache, Elsie, qui décide de partir pour l'Inde après avoir découvert que son destin était de mourir à l'abattoir et d'être mangée sans sentiments par les humains qu'elle pensait jusqu'alors bienveillants. De fil en aiguille, en écrivant son histoire, il parle aussi d'un porc qui souhaite aller en israël (pour la même raison) et d'une dinde (turkey en VO) qui veut aller en... Turquie, pensant que le nom du pays a été choisi en hommage à son espèce. L'auteur raconte donc ces anecdotes avec humour, reconnaissant par exemple que la dernière blague marche moins bien en français. Il dit avoir proposé son histoire sous forme de scénario à plusieurs studios, dont Disney, pensant que cela ferait un chouette film d'animation, sans succès.

 

Tiens, le français, langue qu'il a apprise à l'école, avec une maîtresse qu'il appréciait beaucoup. Mais faute de pratique, il ne lui en reste pas grand-chose et une traductrice est présente pour l'aider à comprendre les questions. Le roman nous met dans la peau d'un trio d'animaux de ferme au comportement humanisé, ce qui lui permet de mettre en lumière toute l'absurdité de certains comportements "humains". C'est assez éclairant d'ailleurs, car le roman s'avère plus profond que de prime abord. Duchovny avoue avoir été végétarien pendant quelques temps, mais avoir arrêté depuis.

 

Lorsqu'on évoque son second roman (pas encore traduit en français), dont le titre est Bucky F*cking Dent, on lui dit que c'est un titre "à la Hank Moody", son personnage d'écrivain jouisseur et anarchiste de la série Californication. Duchovny rétorque qu'il n'a pas attendu cette série pour dire des gros mots. Ce roman, visiblement acclamé par la critique, se déroule dans le milieu du base-ball ; Duchovny dit d'ailleurs qu'il l'a écrit pour le public français, parce qu'il sait qu'il adore le base-ball...

 

 

Pour finir, une brève évocation de son avenir, avec entre autres une nouvelle saison de Twin Peaks, une nouvelle de X-Files, une autre d'Aquarius, dont la diffusion commence en juin aux Etats-Unis...

Au final une rencontre mi-figue mi-raisin, avec une organisation défaillante (carton rouge pour la salle sans chaises, qui leur a cependant permis de vendre un max de Oh la vache !, mais la satisfaction de rencontrer "en vrai", même si tout est relatif un artiste qui a sans doute des choses à dire si on lui en laisse le temps.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Les Editions Albin Michel, fortes du succès des auteurs scandinaves maison, creusent le sillon et proposent de plus en plus de titres. Des auteurs confirmés, mais aussi des nouveaux venus, comme Stefan Ahnhem. Scénariste pour la télévision suédoise depuis une vingtaine d'années, notamment de la série des Wallander, il se lance à son tour dans le genre policier avec Hors cadre.

 

Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3ème sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre.

 

Les communiqués de presse de l'auteur parlent de Jo Nesbo et Henning Mankell comme mètres-étalons auxquels Ahnhem peut se mesurer. C'est extrêmement flatteur, mais pas galvaudé.

 

J'ai été littéralement happé par le roman. La preuve, j'ai réussi à rater ma station de métro à cause de ma lecture. Et croyez-moi, malgré ma petite tête proverbiale, cela m'arrive rarement. Pourtant la construction est relativement classique : un flic revient dans sa région natale et se retrouve mêlé à une affaire de meurtres en série. Personnellement mêlé. Ça ressemble au pitch de pas mal de bouquins, me direz-vous...

 

Mais Ahnhem a ce truc en plus, cette écriture tenace qui en fait un redoutable page-turner d'entrée de jeu. Ses chapitres courts ne vous lâchent pas, et ses dialogues sonnent étonnamment juste. Alors bien sûr, on plonge dans les arcanes de la police suédoise, mais aussi dans sa rivalité séculaire avec le voisin danois, par petites touches, puisque le roman se déroule sur le sol des deux pays. L'équipe autour de Risk n'est encore qu'esquissée, mais nul doute que dans les titres suivants ils vont être développés.

 

Ahnhem a sans doute beaucoup de chsoes à dire avec ce nouveau héros, Fabian Risk, ses collègues, son boulot, sa famille. Je serai présent pour la suite.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Popopop, je vous arrête de suite. Ce film n'a rien, mais alors quasiment rien à voir avec le comics éponyme. Si ce n'est une partie des personnages concernés. Mais dans la mesure où ceux-ci ont déjà une trajectoire différente depuis leur apparition au cinéma sous la férule des Marvel Studios, on peut décréter que c'est un univers définitivement différent.

 

Ceci étant posé, nous allons pouvoir nous concentrer sur le film. Lors d'une intervention à Lagos, les Avengers dérapent, et détruisent partiellement un bâtiment, tuant accidentellement plusieurs civils. Se pose alors gravement la question de leur contrôle, car cela fait suite à de nombreux incidents, relatés dans les deux premiers Avengers. Puis un attentat perpétré lors d'une réunion des Nations Unies met le feu aux poudres et on intime alors aux "optimisés" de se faire enregistrer et de ne plus agir que sous l'égide onusien. Une obligation qui déplaît fortement à Captain America et quelques autres, qui de fait deviennent des hors-la-loi, d'autant plus qu'ils décident de retrouver eux-mêmes l'auteur présumé de l'attentat, le Soldat de l'Hiver.

 

Celui-ci est bien sûr au centre de l'intrigue, tout comme Cap et Iron-Man, leaders des deux factions rivales des Avengers, lesquelles se trouvent obligés de recruter. L'occasion donc de faire connaissance avec quelques nouveaux dans le MCU*, comme la Panthère noire, et un autre personnage central de l'univers Marvel, mais je ne spoilerai pas, en disant qu'il s'agit d'un petit gars super-fort. A ce sujet l'apparition et l'intégration de ces personnages est vraiment réussie, plutôt proche des personnages des comics, l'un gouailleur et virtuose, l'autre félin et noble. D'autres, comme Ant-Man, ont déjà eu droit à leur propre film, et se retrouvent donc tout naturellement au sein du groupe. Nous avons donc une douzaine de super-slips qui se mettent la pâtée à l'écran, et je dois dire que c'est plutôt bien foutu, même si je préfère les scènes d'exposition ou de transition, permettant de bien saisir la psychologie des personnages. Avec 12 super-héros et une demie-douzaine de personnages qui influent plus ou moins fortement sur l'intrigue, ce n'était pas gagné, mais Christopher Markus et Stephen McFfeely (déjà à l'oeuvre sur les deux premiers Captain America et la série Agent Carter) arrivent à gérer tout ce beau monde sans trop de dommages, arrivant même à glisser de l'humour entre les morceaux de bravoure.

 

Les acteurs, Robert Downey Jr. et Chris Evans en tête, semblent toujours autant s'amuser. Les autres ont aussi pas mal de présence à l'écran, même si certains semblent faire un peu de figuration. A noter d'ailleurs un petit nouveau dans cette bande, Martin Freeman, Bilbo du Hobbit et Dr Watson de la série Sherlock lui-même.

 

La réalisation a été confiée aux frères Russo, qui avaient déjà fait du bon boulot sur le Soldat de l'Hiver. Les hommes forts du MCU, puisqu'ils co-réaliseront les deux prochains segments mettant en scène le groupe des Avengers, Infinity Wars aprties 1 et 2. Sur grand écran le spectacle est total. A peine râlera-t-on sur cette première séquence d'action filmée de trop près, ce qui rend l'action difficile à lire.

 

Bref, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle réunion des Avengers, qui bien que passée sous l'appellation Captain America, est un sacré challenge relevé avec brio. Marvel enfonce définitivement le clou face à DC...

 

Spooky

 

 

 

*Marvel Cinematic Universe, construit autour des Avengers, et découpé en phases.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

On n'avait pas vu Guillermo del Toro derrière une caméra depuis Pacific Rim. Le revoilà avec un film très différent, qui reflète la diversité de ses goûts et influences. Lors de l'écriture du scénario, il s'est inspiré des célèbres romans Les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë, De grandes espérances de Charles Dickens, Rebecca de Daphné Du Maurier et Dragonwyck de Anya Seton car ils ont tous une part d'horreur correspondant à son histoire.

 

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : "Prends garde à Crimson Peak". Marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse "imagination", Edith est tiraillée entre deux prétendants : son ami d’enfance, le docteur Alan McMichael ; et Thomas Sharpe, "baronet anglais" venu chercher des investisseurs de l'autre côté de l'Atlantique, après une tournée infructueuse en Europe.

L'intrigue est riche et complexe, car à la Ghost Story de facture relativement classique se mêle une romance à trois, voire à quatre qui rend les rapports entre les personnages compliqués. Le film est porté par un trio d'ateurs remarquables, entre Mia Wasikowska (l'Alice au Pays des merveilles de Tim Burton), Tom Hiddleston (découvert en Loki dans le premier Thor, mais qui est en train de devenir un acteur britannique de tout premier plan), et Jessica Chastain, tous dans des compositions très nuancées.

 

Le décor de la maison Sharpe est aussi un personnage à part entière, un manoir victorien qui tombe à moitié en ruines, ce qui donne une ambiance très particulière au film, tout comme la période hivernale dans laquelle se passe une partie de l'histoire. Le contraste est d'ailleurs frappant avec l'ambiance nettement plus joyeuse et colorée au début du film, qui se passait aux Etats-Unis.

 

Le titre du film est dû au message que délivre le fantôme de sa mère à Edith peu après sa mort, puis un autre revenant à cette même Edith dans un autre cadre... Elle apprendra bien sûr de façon fortuite la signification de ce nom, mais cette situation est plutôt bien amenée et permet au film d'acquérir un beau titre au passage.

 

 

Ce n'est probablement pas le meilleur film de Del Toro, mais il se dégage de celui-ci un parfum gothique assez gouleyant.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Chapman's Peak, quartier résiden,tiel et côtier du Cap, an Afrique du Sud... Une promeneuse tombe par hasard sur un corps déchiqueté, flottant mollement au milieu d'un groupe de rochers au bord de l'océan... Persy Jonas, jeune inspectrice métisse issue des townships, est chargée de l’enquête sur un meurtre qui la renvoie à sa propre histoire. C’est donc avec réticence qu’elle accepte de collaborer avec Marge Labuschagne, une psychologue criminelle à la retraite, qu’elle considère comme une incorrigible raciste. Mais Marge a elle aussi quelques raisons de vouloir oublier le passé. Liées par bien plus de choses qu’elles ne le soupçonnent, les deux femmes finiront par comprendre que les plus lourds secrets sont ceux que l’on se cache à soi-même…

 

Entrée dans le polar sud-africain avec ce titre, dont Deon Meyer est paraît-il la figure la plus connue. Une société complexe, officiellement débarrassée de l'Apartheid, mais qui continue à en payer le tribut.Tensions raciales, malversations financières, corruption des services publics... La société sud-africaine est gangrénée par cette violence sous-jacente, héritée de ses heures les plus sombres. Cette déliquescence est présente dans ce premier roman d'une scénariste et productrice chevronnée, qui crée un "couple" particulier, à la psychologie déjà très poussée dans ce premier tome.

 

L'intrigue est riche, les personnages nombreux (un peu trop cependant), mais l'écriture est tout de même assez claire, elle permet de bien saisir les enjeux du récit. J'en lirai d'autres avec plaisir et curiosité.

 

Spooky

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