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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

J'ai beaucoup, beaucoup de retard dans mes visionnages de films de super-héros. Le hasard des tâches ménagères m'a amené à faire du repassage devant la diffusion télé du second film de Tim Story mettant en scène les 4 fantastiques. J'avais trouvé le premier tout juste passable, avec des acteurs relativement peu concernés et des effets spéciaux déjà datés.

 

Au début de ce second (et dernier, puisque la franchise a été stoppée pour reprendre à zéro ailleurs.), Susan Storm et Reed Richards s'apprêtent à se marier, sous les yeux de leurs proches et moins proches. Mais la cérémonie est interrompue par l'irruption d'un engin céleste qui semble semer la destruction sur son passage. Auparavant Richards avait été sollicité par l'armée pour trouver une explication, mais aussi éventuellement une parade, au sujet d'évènements célestes un peu partout sur le globe. Leur première tentative n'ayant pas été couronnée de succès, les Fantastiques se voient contraints d'accepter l'aide de Victor von Doom, lequel a pu nouer un contact tout relatif avec l'intrus céleste, qui s'avère être un humanoïde chevauchant un surf argenté doté de sa propre propulsion.

 

Ce deuxième opus est dans la continuation du premier, mais en pire ; les cinq acteurs principaux sont tout sauf concernés par leurs rôles, à l'exception, peut-être, de Michael Chiklis. Seul souci, il passe la moitié du temps sous la tonne de maquillage et de prothèses de la Chose, ce qui rend l'appréciation de son jeu assez difficile. Passons rapidement sur Jessica Alba, maquillée comme jamais (et qui réussit à faire concurrence à... dans Batman machin), et sur Julian Mac Mahon, qui incarne un von Doom/Fatalis totalement impavide. Les effets spéciaux sont souvent assez cheap, je retiendrai tout de même l'aspect tempête de Galactus s'approchant de la Terre. Sur le plan de l'histoire, les scénaristes semblent vouloir battre un record d'incohérences et de raccourcis. Comment, par exemple, expliquer que des militaires laissent quatre puissantsmutants notoires dans une même pièce, pas verrouillée, à quelques couloirs d'un être qu'ils ne souhaitent pas les voir approcher ? Comment font les personnages, lorsqu'ils voient un gros objet venir directement vers eux, pour ne pas bouger pendant PLUSIEURS secondes ?

 

Et puis visuellement et personnellement ce Surfer d'Argent est complètement raté, alors qu'il s'agissait là du véritable enjeu du film. On n'a presque plus rien de la dimension cosmique et tragique du personnage, et l'étrange créature vue à l'écran (en doublure non-lumière : Doug Jones) ne ressemble pas à grand-chose...

On finit par perdre le fil, et les enjeux sociologiques et déontologiques de l'histoire (la volonté de Susan Storm à fonder une famille, les raisons profondes de l'action du Surfer d'Argent...) sont balayés d'un revers de manche, voire noyés dans un déluge d'action presque non-stop. Sans parler du fait que dans le comic, c'est Alicia Masters, la compagne de Ben Grimm, qui aide le Surfer d'Argent, et non Jane Storm. Mias on a là encore droit à un changement scénaristique pour cause de bankabilité de l'interprète féminine, Kerry Washington voyant son rôle se réduire à trois répliques et un sourire... On a le sentiment qu'il manque un bon quart d'heure à la fin du visionnage, et la scène post-générique est frustrante. Somme toute la scène la plus sympa est celle où apparaît Stan Lee, dans son propre rôle...

 

Bref, du gâchis.

 

Spooky

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Publié le par Spooky

Oh mais dites donc, on dirait que cela fait deux ans que je n'ai pas fait un pot-pourri des petits trucs relatifs à Tolkien, à la Terre du Milieu et aux Hobbits par ici... Vite, réparons cet oubli !

Pour vos yeux et vos oreilles, une version russe du Hobbit, en version originale.

Une version tchèque du roman. http://pblancho.free.fr/cz1/

 

Pour celles et ceux qui souhaitent séjourner dans un trou de Hobbit, c'est par ici.

Vous pouvez aussi l'édifier vous-même.

Certains l'ont fait !

 

Pour celleux qui ne le sauraient pas, Tolkien fut également un illustrateur de grand talent, en particulier sur les univers qu'il a créés...

Pour revenir aux sources (enfin, une des sources) de l'inspiration deTolkien...

 

Pour le plaisir des yeux : l'interview d'un enlumineur des récits de Tolkien...

 

Pour les chimistes tolkienophiles : la table périodique des éléments tolkieniens...

LOTR Project est un projet d'encyclopérie en ligne sur le Seigneur des Anneaux ; autrement dit un projet pharaonique...

 

Une partie du casting du Seigneur des Anneaux s'est retrouvée le temps d'une soirée, et en a profite pour faire un remake d'une scène culte du film qui les a révélés.

 

La fabrique de tapisseries d'Aubusson a entamé un travail inspiré par l'oeuve du professeur...

 

Et si Gandalf vous faisait visiter la terre du Milieu ?

 

Les héritiers de Tolkien fâchés contre une épicerie...

 

Vers l'avenir : une biographie en images de Tolkien est en cours de production...

 

A bientôt pour de nouveaux mathoms !

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Séries TV

Après une saison 10 mi-figue mi-raisin, et même un peu la banane pourrie, la série culte revient pour une saison 11 a priori un peu plus fournie (10 épisodes annoncés). Les premières images viennent de sortir, et raviront les fans, même s'ils sont un peu échaudés. Cette nouvelle saison ne devrait comporter que deux segments consacrés à la Mythologie de la conspiration, et les autres relever du monstre de la semaine.

 

 

Dans la première bande-annonce de cette saison 11, on entend parler de William, le fils de Mulder et Scully, lequel devrait jouer un rôle très important, selon les mots de Chris Carter, le créateur et toujours producteur de la série. Celle-ci révèle aussi pas mal de surprises, comme le retour de certains personnages emblématiques présumés morts, ou encore une bagarre entre des alliés...

 

Wait and see...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Vous le savez, je suis un grand fan de l'œuvre de Stephen King. Certains de ses bouquins les plus récents m'ont absorbé au point de me faire rater ma station de métro. C'est un auteur que j'ai découvert à l'âge parfait, c'est à dire à l'adolescence. Et parmi ses romans, Ça est de ceux qui m'ont laissé une des impressions les plus fortes. Parce qu'il est long, très long, mais aussi et surtout parce qu'il convoquait plusieurs peurs irrationnelles, mais tellement répandues, en particulier la coulrophobie, c'et à dire la peur des clowns. Le roman, qui a eu un immense succès, à contribué à répandre cette phobie, et le téléfilm éponyme des années 1990 -qui, s'il n'est pas exempt de défauts, a le mérite d'exister- n'a pas calmé cette tendance.

 

King a été massivement adapté au cinéma et à la télévision depuis 40 ans, mais il semblerait qu'un revival soit en cours depuis 2016, avec la production de la série à succès Stranger Things (inspirée de l'oeuvre de King entre autres), la sortie au ciné de La Tour sombre (dont je ne saurais vous parler, ne l'ayant pas vu), l'adaptation en téléfilm de The Mist (Brume en VF), celle de Mr Mercedes en série, la série 22.11.63, l'adaptation Netflix de Jessie, et avec ce Ça, qui s'empare de la première partie du roman éponyme de Stephen King.

 

Il y avait de quoi craindre le pire, le casting ne comprenant que des inconnus, un réalisateur confidentiel aux manettes, et une campagne marketing relativement agressive. Puis les premiers retours sont sortis, carrément positifs, et parfois ils sont venus de personnes connaissant éminemment l'œuvre du King et étant très méfiantes par rapport aux adaptations (un coucou très amical à Mélanie Fazi en passant) ont confirmé cette impression d'ensemble : le film est bon.

C'est donc avec confiance -toute relative, cependant- que je suis sorti de ma grotte pour aller voir le film d'Andy Muschietti. Dès les premières images, je me suis senti chez moi : des préadolescents, une ambiance à la fois angélique et oppressante, une caméra à hauteur des protagonistes, et un personnage à la fois mielleux et terrifiant, j'ai nommé Grippe-Sou (Pennywise en VO), un clown qui hante les égouts de Derry, petite ville du Maine. C'est la poursuite du bateau en papier fabriqué par son grand frère Billy qui amène Georgie, 5 ans, à se pencher vers le caniveau de sa rue. Et à y croiser cet être étrange, qui lui propose de venir flotter avec lui et quelques autres personnes en bas... Ou à récupérer son bateau, que le clown a récupéré. Cette invitation n'est pas innocente, et le pauvre Georgie va disparaître. Inconsolable, Billy (13 ans) va passer tout son temps libre à résoudre ce mystère, avec l'aide de quelques amis de son âge. Bientôt une adolescente, Beverly, et un garçon de ferme, Mike, vont se joindre à eux. Tous ont pour point commun d'avoir des peurs irrationnelles ou rationnelles, et de vivre au quotidien avec, tout en étant persécutés par une bande d'adolescents menés par Bowers, le fils du shérif.
 

L'un des points forts du roman de King est la psychologie des personnages, tous différents, mais tellement crédibles et touchants. Muschietti et ses scénaristes ont su garder cette tendance, prenant le temps de nous présenter chaque membre de ce club des Ratés, comme ils se surnomment eux-mêmes, laissant l'inquiétude et l'action de Pennywise installer insidieusement le malaise chez les enfants de Derry... et le spectateur. Pour dire les choses crument, j'ai eu la chair de poule à plusieurs occasions, pas seulement parce que le film file les chocottes (je vous conseille d'aller faire pipi AVANT d'entrer dans la salle), mais surtout parce que j'ai trouvé l'ambiance des romans de King, en particulier celui qui était adapté. Nom de dieu, il y a même des passages, pas forcément tristes, où j'ai été ému, vraiment. Les gamins ressemblent physiquement à ceux dont j'avais gardé le souvenir indélébile. Le clown est moins grand guignol que celui du téléfilm. On est dans une chronique adolescente, et on y croit. Parmi les enfants, je citerai le jeune acteur Finn Wolfhard, échappé de Stranger Things (tiens tiens...), qui joue le boute-en-train binoclard Richie Tozier, l'un de mes personnages préférés de tous les temps, et Sophia Lillis, qui incarne Beverly, la seule fille du groupe. Une adolescente lumineuse, qui va faire tourner pas mal de têtes dans les années à venir, et pas seulement pour son physique. Mention spéciale à Nicholas Hamilton, qui joue Henry Bowers, lequel reporte la violence de son père sur ses camarades plus jeunes. Malgré son physique de Mc Gyver adolescent, il mérite d'être revu.

Les effets spéciaux sont bien sûr présents, on est dans un film d'horreur avec un monstre, mais ils ont su rester relativement discrets ; on n'est pas non plus dans la course aux scènes-choc, comme je l'indiquais plus haut on respire pas mal, sauf dans la dernière demi-heure, où les Ratés sont directement en prise avec le danger. En cela, ce Ça se démarque heureusement des productions horrifiques actuelles, et respecte l'esprit de King. Et puis il y a ces clins d'œil -un peu appuyés parfois-, comme le nom de la bicyclette de Billy, les films qui passent au cinéma de Derry (relevant du fantastique ou du thriller). Bref, c'est soigné de bout en bout, ou presque. La réalisation de Muschietti est TRES efficace ; elle fait la part belle à ses jeunes acteurs, évite l'esbroufe en termes de mouvements de caméra, et se montre au diapason avec la musique, signée Benjamin Wallfisch. Les producteurs ont choisi de placer les aventures des enfants en 1989, et non pas en 1962, sans doute pour que l'action du second film demande moins en coûts de production car se déroulant en 2016... Une divergence qui ne me chagrine pas, l'ambiance des années 1980 étant bien rendue.



Les trucs qui ne m'ont pas plu ? Oui, il y en a eu, mais c'est plutôt du chipotage. On ne voit pas assez les Friches -et par extension la ville de Derry- à mon goût, alors qu'elles sont presque un personnage à part entière chez King. Certains bouts de dialogue m'ont semblé sonner faux, dans la bouche de gamins de 13 ans en particulier. Peter Skarsgard frôle le ridicule à une ou deux reprises, mais c'est plutôt dû à son personnage de clown, qui a donc une dimension... pathétique, à côté de ses grimaces et ses dents multiples. Certains personnages secondaires ne sont pas forcément bien interprétés, vous direz que ce n'est pas important, mais au contraire, tout a un sens chez King, même l'évènement le plus anodin. Je ne suis pas fan de l'affiche, mais là je chipote vraiment. 

 

Quelques mots sur le marketing qui a entouré la sortie du film. Dans un certain nombre de grandes villes, des fausses plaques d'égoûts accompagnées de ballons rouges (l'un des signes de la présence de Pennywise) ont été collées sur les trottoirs. Un plan marketing qui a inspiré quelques mauvais plaisantins...

 

Si je devais vous donner une idée de la qualité et de l'ambiance qui règnent sur ce film, je convoquerais les Goonies, mais surtout le Stand by me, de Rob Reiner (tiens, c'est adapté de... Stephen  King). Le film a eu un démarrage canon aux Etats-Unis. Il détient désormais le record pour une sortie en septembre, en automne, et pour un film d'horreur interdit aux moins de 17 ans non accompagnés d'un parent, selon le site internet Box-office Mojo. 

Et vous savez quoi ? En sortant du film, je lisais un Stephen King, qui a failli me faire rater ma station de métro...

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Je lis du Ketchum, et plus rien d'autre n'existe autour de moi. Je suis là physiquement mais si on s'adresse à moi, mes réponses seront :" hum humm", "ha ouaiiii", humm c'est sûr" ...trucs dans le genre, quoi. Et merde, je l'ai lu sur la journée et comme d'habitude je commence mon deuil d'avoir perdu un ami cher.

J'arrive. Cet homme a le Pouvoir et le Génie de t'embarquer en immersion absolue. Dès la première ligne. Son style d'écriture est simple, pas de chichis inutiles, à la portée de toutes et tous.
L'histoire, un peu moins. Droit au but.
Il sait jouer et étaler des faits simples (et malheureusement d'actualité, merde), et les transformer en pure dégueulasserie psychologique. T'es quand même proche de la Vraie Terreur. De page en page, c'est crescendo gogo.

Je ne dirai rien sur l'histoire en elle-même. Seulement qu'il émane de ce bouquin une profonde tristesse. Moins "trash" qu'Une Fille Comme Les Autres (tout dépend du ressenti personnel) mais côte à côte tout de même, mamma mia.

Le malsain/malaise est donc bel et bien là. Il plane et ne te quitte pas. Tu ne peux pas le délaisser des yeux, ce bouquin. Tu veux savoir jusqu'où l'innommable va aller.
La collaboration Lucky McKee/Ketchum fonctionne du Feu de Dieu.
Ces deux-là et King, Ils n'sont pas potes pour rien

Bref. C'est une histoire d'Amour, de fusion éternelle et d'humains qui ne savent plus ce qu'ils font.

Les voix se sont tues. Notre corps est fatigué, tellement fatigué. Nous regardons un instant en bas, vers l'entrée, puis nous finissons de grimper les marches, vers la chambre et la fenêtre. Et ce que nous trouvons au-delà de la fenêtre, est confortable et sûr. Une simple couverture au milieu de la nuit orageuse et sans étoiles, notre véritable foyer, dans cette maison familière que nous avons aimée, qui a été "chez nous" mais qui ne l'est plus, d'où tant d'amour s'est enfui. Si nous pouvions pleurer, nous pleurerions. Nous nous nichons là pour la dernière fois. La dernière...

PS : Le remerciement à Guillermo Del Toro, à la fin. Peut-être pour l'aura poétique qu'on retrouve dans ses films et qu'on retrouve ici même. Peut-être.

 

Carole MiaOou

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

J'avais découvert Christopher Priest avec son classique Le Monde inverti, il y a déjà pas mal d'années. Après une longue coupure, c'est le visionnage de l'excellent film Le Prestige qui m'a envoyé vers le roman original, dont il est l'auteur. Et c'est le bandeau "Prix Bob Morane", "Prix de la British Science Fiction Association", "John W. Campbell Award" qui m'a mené à nouveau vers lui.

 

Ce roman, si on peut l'appeler ainsi, prend pied dans l'Archipel du Rêve, qui a donné son nom à un autre roman, écrit en 1981. 32 ans plus tard, il y revient, avec un principe proche : des récits plus ou moins courts, interconnectés, qui tissent une toile narrative complexe, une toile au sein de laquelle sont nichés des morts mystérieuses, des phénomènes inexpliqués, sous couvert d'un guide de voyage consacré à certaines îles remarquables, parmi les milliers que compte l'Archipel. Si l'on est dans une zone géographique, voire une dimension fantasmée, l'époque décrite est proche de la nôtre, du fait, par exemple, de l'existence d'internet. Il y a quelques personnages, dont certains sont récurrents : des artistes, des journalistes, des personnages politiques, qui sont quasiment inoubliables. Tout n'est pas résolu, tout n'est pas dévoilé, loin de là, dans cet opus, et nul doute que la lecture de l'Archipel du Rêve constitue un complément plus qu'utile.

 

Cependant la lecture des Insulaires se révèle au pire enthousiasmante, au mieux, galvanisante. Plusieurs récits encapsulés ont la densité et la qualité de vrais romans, et l'écriture de Priest, traduite avec brio par Michelle Charrier, permet de passer un excellent moment de lecture de ce livre-univers. Il va falloir que je me penche sur plusieurs autres de ses récits.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Jun Naruse porte en elle le poids des regrets. Alors que ses parents lui reprochent d’être la cause de leur rupture, un être magique lui jette un sort qui la rend muette. Au lycée, elle est choisie par son professeur pour créer le Comité Régional d’Échange et d’Amitié. Se dessine alors un collectif au mélange inattendu composé de personnalités atteintes de troubles émotionnels, tout comme Jun.

C'est un peu par hasard que j'ai vu cet anime, sans rien en connaître, simplement attiré par le pitch qui semblait faire la part belle à des gens cabossés par la vie. Mais ces blessures ne sont pas, à mon sens, exagérés : Jun ne parle plus depuis la rupture de ses parents, dont son père, en particulier, la rend responsable, et Takumi est un garçon plein d'empathie, alors que le sportif qui se retrouve bien malgré lui dans leur comité a tendance à prendre tout le monde du haut de son mètre quatre-vingt-dix. Mais malgré ces figures presque archétypales, le réalisateur Tatsuyuki Nagai évite la caricature, et nous propose un récit où les émotions sont bien dosées, un peu trop même à une ou deux reprises, où l'ambiance reste malgré tout assez joyeuse, malgré les coups du sort. Mon avis, à la suite du visionnage, est donc partagé, mais plutôt du côté positif : autant j'ai trouvé les personnages un brin caricaturaux, autant le traitement et l'atmosphère générale m'ont bien plu.

L'animation est de qualité, le packaging de Kazé Anime, même s'il est spartiate, permet à l'œil de s'intéresser à la jaquette du DVD. Vraiment sympathique.

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Dans un futur pas si lointain, les planètes colonisées par la Terre se sont rebellées. Au prix d’une guerre sanglante, les colonies ont acquis leur indépendance.
Un siècle a passé sous l’égide d’une paix qui semble désormais durable. Néanmoins, un incident inexplicable frappe un transport de troupes de la flotte coloniale, scène d’ouverture pour le moins prometteuse qui ouvre sur pas mal de questions. Cela pousse les militaires qui dirigent la Confédération des Planètes Colonisées à déclencher le plan « Guerre Spéciale » afin de parer à toute menace. L’enjeu : dénicher au sein des jeunes générations les ados dotés d’un potentiel secret susceptible d’être porté à son plus haut niveau, via un entraînement au sein de l’académie militaire.

 

J'ai vu deux filiations dans le roman de Mauméjean : les romans SF de Robert Heinlein et Joe Haldeman, centrés sur la guerre, mais aussi la Stratégie Ender, d'Orson Scott Card, dans lequel on forme des jeunes (très jeunes) recrues à attaquer des extraterrestres, et qui se passe au sein de l'académie militaire. C'est aussi le cas pour la Guerre spéciale, qui a pour héros un trio d'aolescents canonique : le musclé pas très malin, la petite asiatique qui fait tourner les têtes et battre les coeurs, et le petit malin, issu des couches les plus modestes. L'atmosphère scolaire est habilement construite, entre gentils enseignants et figures d'autorité, voire de terreur.

 

Mais... Mais on attend presque tout le roman que le récit prenne son envol, après un prologue un peu alléchant, où l'on voit un officier abattre froidement tous les occupants de son bâtiment. Mauméjean semble coincé entre l'hommage à ces patriarches de la SF et le roman "de commande", qui se doit de rester dans certains clous. oh bien sûr, on a quelques éclairs, sur l'importance de la connaissance, sur l'obéissance militaire, mais cela reste fugace. Et la fin est d'une platitude absolue, venant achever le sentiment de déjà-vu qui caractérise le roman. Un lecteur adulte, ou chevronné sur la SF, s'ennuiera une bonne partie de sa lecture. En revanche, un jeune lecteur (à partir de 11 ans) y trouvera un récit sympathique, didactique sans être chiant, et indéniablement bien écrit.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Il m'est arrivé de participer à des campagnes de crowdfunding, sur ulule ou ailleurs, souvent sur des projets auxquels je croyais, et le hasard a la plupart du temps bien fait les choses. Une fois de plus, avec Darryl Ouvremonde, la pioche fut bonne. Il faut dire que les noms associés avaient de quoi allécher. Rémi Guérin, scénariste au nez creux du "manga français" City Hall, Nicolas Mitric, qui préside actuellement, entre autres, aux destinées de la saga intergalactique Kookaburra. Mais surtout Olivier Péru, qui a commencé entant qu'auteur de BD avec son frère Stéphane, avant de se consacrer à l'écriture, d'abord en BD, avec entre autres Zombies, mais également dans le roman, avec les très réussis Druide et l'ambitieux Martyrs.

 

Darryl Ouvremonde est sa création, en quelque sorte son message d'amour à son cadet Stéphane disparu subitement il y a quelques années. Un récit qu'il a écrit dans son coin pendant 7 ou 8 ans, avant d'en parler à ses deux compères précités, avec lesquels il a lancé un studio de création, Termites Factory.

 

Darryl Ouvremonde est un livre-monde. Il comporte 600 pages pour le roman, et de nombreux bonus dont je parlerai plus loin.

 

Collégien à Montréal, Darryl semble être un adolescent ordinaire.

Il fugue pourtant toutes les nuits... C'est qu'il a fort à faire dans l'Ouvremonde, où il exerce le métier de journalyste. À dire vrai, il n'est encore qu'apprenti, mais grâce à son courage et son pouvoir sur les Glyphes liant les mondes entre eux, Darryl compte bien écrire un jour pour le Veilleur, le quotidien le plus respectable de l'Ouvremonde.

À ses yeux, une enquête, c'est une quête ! Hélas, dans certaines quêtes, il arrive qu'on perde un peu plus que des plumes. C'est ce que risquent de découvrir Darryl et son maître, le célèbre Tortup, dont le mauvais caractère n'a d'égal que le talent pour le scoop.

Leur prochain artycle les entraîne tous deux sur l'île de Croque-Corbeau car une insaisissable rumeur prétend que les habitants de ce triste bout de terre ont disparu en une nuit. Qu'y a-t-il à découvrir là-bas où jamais personne n'a écrit un bon papier ? Rien de moins qu'un mystère qui pourrait changer l'Ouvremonde... et le nôtre.

 

J'ai ADORE ma lecture. Encore une fois Olivier Péru nous fait profiter de sa plume élégante et agile. Son univers est bien posé, très cohérent en termes de créatures et de decorum, et ses personnages sont riches et complexes. J'ai beaucoup aimé les deux adolescents dont on suit les aventures en parallèle dans les deux mondes, puis lorsqu'ils sont réunis et à nouveau séparés. J'ai eu peur à un moment qu'on se retrouve avec un groupe un peu trop fourni de héros, à l'image de Goonies (une influence citée dans le roman), mais il n'en est rien, on perd peu de vue les deux personnages principaux.

Il y a beaucoup d'autres références à la pop culture dans Darryl Ouvremonde : Resident Evil pour certaines ambiances et personnages zombiesques, Les livres dont vous êtes le héros pour certains passages dans le Monde blanc, ou encore la série videoludique des Zelda pour qualifier le decorum typiquement fantasy de l'Ouvremonde. Les plus grands créateurs sont également cités : HP Lovecraft, Stephen King (pour son cycle de la Tour sombre) ou encore Tolkien, sans parler de George Romero, le cinéaste amateur de zombies qui nous a quittés il y a peu... Que des bonnes références donc, pour un one-shot qui fait rêver, voyager, et même un peu réfléchir avec la postface de Péru, qui replace l'ensemble dans son histoire personnelle.

 

Il y a donc quelques bonus de qualité, comme des nouvelles, prenant pied dans le même univers, écrites par Patrick Mc Spare, compère de Péru sur la série des Hauts Conteurs (une histoire policière très bien menée), Jean-Luc Cano et Rémi Guérin, lequel se met dans la peau du regretté Stéphane Péru. On trouve ensuite une galerie conséquente des portraits de Princes architectes, des portraits sans doute inspirés par des amis des auteurs. Une demie-douzaine d'illustrateurs a participé en livrant des illustrations disséminées dans le roman (mélangées à celles de Péru). L'ensemble est juste magnifique. Il y a également des tas de fanarts de "copains", avant que l'ouvrage se termine par la liste complète des ululeurs ayant participé au financement et les remerciements de Guérin et Mitric.

Grande qualité donc, que je vous invite à découvrir via le lien ci-dessous. Pour lire le roman, il fallait hélas faire partie des 850 souscripteurs. Peut-être y aura-t-il un jour une réédition dans le circuit commercial classique, ou même une adaptation au cinéma ? En tous les cas, vous serez prévenus.

Pour en savoir plus, vous pouvez aller sur la page ulule du projet. a noter qu'il a été financé en 13 minutes et 20 secondes, ce qui doit en faire l'un des projets les plus rapidement financés sur la plate-forme.

 

Spooky.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Sébastine, collégienne maladroite au grand cœur, se réveille un matin avec des oreilles de chat sur la tête et de mystérieux pouvoirs. Catapultée super-héroïne du jour au lendemain, la jeune fille va devoir apprendre à maîtriser cet étrange cadeau. Mais dans l'ombre, d'anciennes forces maléfiques complotent pour instaurer le chaos sur terre. Leur arme : manipuler les esprits tourmentés.

 

Voici le premier volume des aventures de Sébastine, adolescente débrouillarde de notre temps. Mais surtout l'occasion, pour son auteure, de parler avec leurs mots de problèmes pouvant toucher des pré-adolescentes. Ici les abus sexuels sur un enfant. L'intention est louable, bienvenue, et ma foi assez compréhensible pour un(e) primo lecteur/trice.

 

C'est, à ma connaissance, le premier roman (ou plutôt novella, puisque l'ensemble ne compte que 150 pages au format poche) d'Elinska, jeune auteure pleine de bonnes intentions. On sent cette jeunesse dans l'écriture, qui manque un peu de liant, même si elle se veut relativement crédible, surtout au niveau des dialogues, mettant en scène des collégiennes. De même son héroïne, censée être maladroite, ne l'est que l'espace de quelques pages ; après l'acquisition de ses pouvoirs elle est très sûre d'elle, et mieux, connaît déjà plein de formules magiques... Un brin de relecture/correction n'aurait pas non plus fait de mal, mais ce n'est pas toujours évident au sein des petites structures comme les Editions Et toc !

Elinska scande ses chapitres de petites illustrations au style manga très affirmé, et même assez plaisant sur certaines.

Un roman qui souffre de quelques menus défauts du fait de la jeunesse de son auteure, mais dont le but - informer les très jeunes filles des dangers des pédophiles- est atteint. A recommander aux préadolescentes avides d'aventures. Le volume suivant sortira dans quelques temps.

 

Spooky

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