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...:::Ansible:::...

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Tous les territoires de l'imaginaire, en vitesse supra-luminique.

Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

Vous connaissez Emma Bovary ? Voici sa cousine américaine, une adorable petite vache au destin tout aussi romanesque. Pour Elsie Bovary, le bonheur a toujours été dans le pré, jusqu’au jour où elle comprend qu’elle est vouée à finir en steak haché. Flanquée de deux complices, Shlomo le cochon converti au judaïsme et Tom le dindon qui voulait voir Istanbul, Elsie, déterminée à éviter l’abattoir, se lance dans un rocambolesque projet de Grande Évasion.

 

En plus d'être un acteur connu pour avoir incarné un agent du FBI passionné par les extra-terrestres et les écrivains jouisseurs (entre autres), David Duchovny écrit. Et ce, depuis longtemps, si l'on en croit les quelques mots qu'il a distillés lors de son passage à Paris il y a quelques jours. Ce premier roman est pour le moins... surprenant, puisqu'il s'agit d'une variation moderne de la fable animalière, comme a pu le faire George Orwell en son temps avec la Ferme des animaux. C'est un roman court, à peine 200 pages au format poche (avec un prix qui ne l'est pas, lui : 16,90€), qui nous permet donc de suivre les aventures de ce trio insolite.

 

L'occasion pour Duchovny d'écorcher -gentiment- au passage la société de consommation, les pollueurs, les religieux intégristes de tout poil. Sans toutefois aller trop loin dans la satire, le but de l'auteur n'est pas de s'attirer les foudres des lobbies en tout genre, mais seulement d'écorcher un peu. Il joue régulièrement sur ce registre, expliquant que son éditrice le rappelle régulièrement à l'ordre.

 

C'est bourré d'humour, de jeux de mots souvent bien vus, parfois complètement ratés (pas toujours facile en traduction). Pas désagréable à lire... mais on est loin du bouquin du siècle, hein.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

Cloverfield est un film de 2008, produit par JJ Abrams, que j'avais beaucoup aimé, entre autres parce qu'il relançait -avec brio selon moi- la mode des longs-métrages filmés caméra à l'épaule, mais aussi pour son atmosphère oppressante. Ce 10, Cloverfield Lane se positionne non pas comme une suite directe, mais plutôt comme un nouvel élément dans l'univers de Cloverfield, de l'aveu même d'Abrams

 

Une jeune femme, Michelle, est victime d'un accident de la route. Elle se réveille dans le bunker souterrain d'un certain Howard, lequel prétend l'avoir sauvée d'une attaque imminente dont la nature reste à définir. Michelle fait aussi la connaissance d'Emmett, un jeune homme voisin d'Howard, qui avait pu se réfugier à temps dans le bunker lui aussi. Le patriarche, qui a hermétiquement fermé l'abri, fait régner un climat de terreur et de paranoïa sur ses deux compagnons, qui croient à ses paroles, faute de preuves du contraire. Jusqu'au jour où...

 

A la fin du film, je me suis posé des questions sur sa validité. Est-ce une brillante figure de style sur le thème de la paranoïa, en même temps qu'un survival malin ? Ou bien une immonde bouse qui repose sur des effets minimalistes et la frénésie des acteurs ? J'avoue que la présence de John Goodman dans le rôle d'Howard, ainsi que le parrainage de JJ Abrams (qui a réalisé en parallèle Star Wars Episode VII) m'ont fait pencher pour la première solution. Le film est un huis clos, puisque sur 90% de sa longueur nous n'avons que trois personnages, qui se regardent en chiens de faïence et s'interrogent du regard ou en toute franchise. Tout le long de cette séquence, je me suis demandé si tout cela n'était pas une vaste supercherie, autant pour le spectateur que pour les personnages. Et avec une fin survitaminée, le doute est levé, mais je ne vous dirai pas dans quelle direction. d'autant plus que la toute dernière séquence laisse penser qu'une suite vera le jour assez vite.

 

 

Dan Trachtenberg, le réalisateur, propose ici son premier long-métrage, et se montre assez à l'aise, même si par moments l'action est filmée d'un peu trop près, ce qui a pour résultat de réduire la lisibilité de la séquence, mais aussi (et surtout ?) d'accroître l'atmosphère étouffante du film. Bien vu.

 

J'ai donc bien apprécié ce film, qui appelle bien sûr d'autres segments dans le Clover-verse.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Personnalités

 

Paris, mois d'avril 2016... Le passage de David Duchovny dans la capitale est annoncé. Mon coeur de geek et de fanboy des X-Files frétille à l'idée de peut-être croiser la route d'une personne qui a marqué mon imaginaire (au même titre que Stephen King, par exemple), au point d'avoir pris comme pseudo le surnom qu'il possède en VO dans la série télévisée qui l'a rendu célèbre. Mais trêve de préambules, comment cela s'est-il passé ?

 

Arrivé sur place à 8h45, avec déjà 30 personnes devant moi... On patiente dehors jusqu'à 10h, jusqu'à ce que la Fnac Saint-Lazare ouvre. Ensuite on patiente jusqu'à midi dans une cage d'escalier, avec les odeurs corporelles des gens à côté, super-sympa. Puis on entre dans l'espace rencontre, où on entre en zigzag comme chez Mickey, et on patiente debout jusqu'à 12h30, en profitant pleinement des odeurs corporelles du même mec, parce que figurez-vous qu'on nous a fait nous pousser les uns les autres, pour faire rentrer un max de personnes (190 tickets ont été distribués, d'après mes sources). Sans parler des vigiles qui s'ennuient un peu et qui passent toutes les 10 minutes pour vous dire de vous pousser un peu. Là arrive Duchovny à 12h30 (ouf, pas de retard), auquel une personne pose 4 ou 5 questions, auxquelles il répond avec humour et intelligence (je vais y revenir).

 

Ensuite séance de dédicaces à la chaîne : "Bonjour, merci, au revoir". Et si vous avez le malheur de vous attarder, genre pour prendre en photo la demie-seconde où votre copine, qui était derrière vous, reçoit sa dédicace, eh bien 3 matamores d'un quintal chacun se précipitent vers vous pour vous virer poliment mais fermement. "On a des consignes, désolé". Bon, pas grave, je l'ai quand même croisé et j'ai eu ma dédicace :)

 

Alors, pour la partie "rencontre"... L'intervieweur lui a donc demandé comment lui était venue cette idée d'écrire, parce que quand même c'est fou, il est avant tout acteur et... Eh bien figurez-vous que ce brave Dave (oui je l'appelle Dave, on est intimes maintenant) a toujours écrit, et que le métier qu'il voulait faire quand il serait grand, c'était écrivain, et pas acteur ou chanteur (parce qu'il chante aussi, et oui). C'est donc un vieux rêve qui devient réalité, car David se destinait originellement à l'enseignement et obtint un diplôme de littérature anglaise à l'université de Princeton et aussi une maîtrise à l'université de Yale, où il commence à s'intéresser à l'art dramatique.

 

 

Le roman pour lequel il a accepté cette rencontre, intitulé Oh la vache ! (Holy cow en VO) raconte l'histoire d'une vache, Elsie, qui décide de partir pour l'Inde après avoir découvert que son destin était de mourir à l'abattoir et d'être mangée sans sentiments par les humains qu'elle pensait jusqu'alors bienveillants. De fil en aiguille, en écrivant son histoire, il parle aussi d'un porc qui souhaite aller en israël (pour la même raison) et d'une dinde (turkey en VO) qui veut aller en... Turquie, pensant que le nom du pays a été choisi en hommage à son espèce. L'auteur raconte donc ces anecdotes avec humour, reconnaissant par exemple que la dernière blague marche moins bien en français. Il dit avoir proposé son histoire sous forme de scénario à plusieurs studios, dont Disney, pensant que cela ferait un chouette film d'animation, sans succès.

 

Tiens, le français, langue qu'il a apprise à l'école, avec une maîtresse qu'il appréciait beaucoup. Mais faute de pratique, il ne lui en reste pas grand-chose et une traductrice est présente pour l'aider à comprendre les questions. Le roman nous met dans la peau d'un trio d'animaux de ferme au comportement humanisé, ce qui lui permet de mettre en lumière toute l'absurdité de certains comportements "humains". C'est assez éclairant d'ailleurs, car le roman s'avère plus profond que de prime abord. Duchovny avoue avoir été végétarien pendant quelques temps, mais avoir arrêté depuis.

 

Lorsqu'on évoque son second roman (pas encore traduit en français), dont le titre est Bucky F*cking Dent, on lui dit que c'est un titre "à la Hank Moody", son personnage d'écrivain jouisseur et anarchiste de la série Californication. Duchovny rétorque qu'il n'a pas attendu cette série pour dire des gros mots. Ce roman, visiblement acclamé par la critique, se déroule dans le milieu du base-ball ; Duchovny dit d'ailleurs qu'il l'a écrit pour le public français, parce qu'il sait qu'il adore le base-ball...

 

 

Pour finir, une brève évocation de son avenir, avec entre autres une nouvelle saison de Twin Peaks, une nouvelle de X-Files, une autre d'Aquarius, dont la diffusion commence en juin aux Etats-Unis...

Au final une rencontre mi-figue mi-raisin, avec une organisation défaillante (carton rouge pour la salle sans chaises, qui leur a cependant permis de vendre un max de Oh la vache !, mais la satisfaction de rencontrer "en vrai", même si tout est relatif un artiste qui a sans doute des choses à dire si on lui en laisse le temps.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Les Editions Albin Michel, fortes du succès des auteurs scandinaves maison, creusent le sillon et proposent de plus en plus de titres. Des auteurs confirmés, mais aussi des nouveaux venus, comme Stefan Ahnhem. Scénariste pour la télévision suédoise depuis une vingtaine d'années, notamment de la série des Wallander, il se lance à son tour dans le genre policier avec Hors cadre.

 

Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3ème sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre.

 

Les communiqués de presse de l'auteur parlent de Jo Nesbo et Henning Mankell comme mètres-étalons auxquels Ahnhem peut se mesurer. C'est extrêmement flatteur, mais pas galvaudé.

 

J'ai été littéralement happé par le roman. La preuve, j'ai réussi à rater ma station de métro à cause de ma lecture. Et croyez-moi, malgré ma petite tête proverbiale, cela m'arrive rarement. Pourtant la construction est relativement classique : un flic revient dans sa région natale et se retrouve mêlé à une affaire de meurtres en série. Personnellement mêlé. Ça ressemble au pitch de pas mal de bouquins, me direz-vous...

 

Mais Ahnhem a ce truc en plus, cette écriture tenace qui en fait un redoutable page-turner d'entrée de jeu. Ses chapitres courts ne vous lâchent pas, et ses dialogues sonnent étonnamment juste. Alors bien sûr, on plonge dans les arcanes de la police suédoise, mais aussi dans sa rivalité séculaire avec le voisin danois, par petites touches, puisque le roman se déroule sur le sol des deux pays. L'équipe autour de Risk n'est encore qu'esquissée, mais nul doute que dans les titres suivants ils vont être développés.

 

Ahnhem a sans doute beaucoup de chsoes à dire avec ce nouveau héros, Fabian Risk, ses collègues, son boulot, sa famille. Je serai présent pour la suite.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Popopop, je vous arrête de suite. Ce film n'a rien, mais alors quasiment rien à voir avec le comics éponyme. Si ce n'est une partie des personnages concernés. Mais dans la mesure où ceux-ci ont déjà une trajectoire différente depuis leur apparition au cinéma sous la férule des Marvel Studios, on peut décréter que c'est un univers définitivement différent.

 

Ceci étant posé, nous allons pouvoir nous concentrer sur le film. Lors d'une intervention à Lagos, les Avengers dérapent, et détruisent partiellement un bâtiment, tuant accidentellement plusieurs civils. Se pose alors gravement la question de leur contrôle, car cela fait suite à de nombreux incidents, relatés dans les deux premiers Avengers. Puis un attentat perpétré lors d'une réunion des Nations Unies met le feu aux poudres et on intime alors aux "optimisés" de se faire enregistrer et de ne plus agir que sous l'égide onusien. Une obligation qui déplaît fortement à Captain America et quelques autres, qui de fait deviennent des hors-la-loi, d'autant plus qu'ils décident de retrouver eux-mêmes l'auteur présumé de l'attentat, le Soldat de l'Hiver.

 

Celui-ci est bien sûr au centre de l'intrigue, tout comme Cap et Iron-Man, leaders des deux factions rivales des Avengers, lesquelles se trouvent obligés de recruter. L'occasion donc de faire connaissance avec quelques nouveaux dans le MCU*, comme la Panthère noire, et un autre personnage central de l'univers Marvel, mais je ne spoilerai pas, en disant qu'il s'agit d'un petit gars super-fort. A ce sujet l'apparition et l'intégration de ces personnages est vraiment réussie, plutôt proche des personnages des comics, l'un gouailleur et virtuose, l'autre félin et noble. D'autres, comme Ant-Man, ont déjà eu droit à leur propre film, et se retrouvent donc tout naturellement au sein du groupe. Nous avons donc une douzaine de super-slips qui se mettent la pâtée à l'écran, et je dois dire que c'est plutôt bien foutu, même si je préfère les scènes d'exposition ou de transition, permettant de bien saisir la psychologie des personnages. Avec 12 super-héros et une demie-douzaine de personnages qui influent plus ou moins fortement sur l'intrigue, ce n'était pas gagné, mais Christopher Markus et Stephen McFfeely (déjà à l'oeuvre sur les deux premiers Captain America et la série Agent Carter) arrivent à gérer tout ce beau monde sans trop de dommages, arrivant même à glisser de l'humour entre les morceaux de bravoure.

 

Les acteurs, Robert Downey Jr. et Chris Evans en tête, semblent toujours autant s'amuser. Les autres ont aussi pas mal de présence à l'écran, même si certains semblent faire un peu de figuration. A noter d'ailleurs un petit nouveau dans cette bande, Martin Freeman, Bilbo du Hobbit et Dr Watson de la série Sherlock lui-même.

 

La réalisation a été confiée aux frères Russo, qui avaient déjà fait du bon boulot sur le Soldat de l'Hiver. Les hommes forts du MCU, puisqu'ils co-réaliseront les deux prochains segments mettant en scène le groupe des Avengers, Infinity Wars aprties 1 et 2. Sur grand écran le spectacle est total. A peine râlera-t-on sur cette première séquence d'action filmée de trop près, ce qui rend l'action difficile à lire.

 

Bref, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle réunion des Avengers, qui bien que passée sous l'appellation Captain America, est un sacré challenge relevé avec brio. Marvel enfonce définitivement le clou face à DC...

 

Spooky

 

 

 

*Marvel Cinematic Universe, construit autour des Avengers, et découpé en phases.

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

On n'avait pas vu Guillermo del Toro derrière une caméra depuis Pacific Rim. Le revoilà avec un film très différent, qui reflète la diversité de ses goûts et influences. Lors de l'écriture du scénario, il s'est inspiré des célèbres romans Les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë, De grandes espérances de Charles Dickens, Rebecca de Daphné Du Maurier et Dragonwyck de Anya Seton car ils ont tous une part d'horreur correspondant à son histoire.

 

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York. La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère. Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : "Prends garde à Crimson Peak". Marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse "imagination", Edith est tiraillée entre deux prétendants : son ami d’enfance, le docteur Alan McMichael ; et Thomas Sharpe, "baronet anglais" venu chercher des investisseurs de l'autre côté de l'Atlantique, après une tournée infructueuse en Europe.

L'intrigue est riche et complexe, car à la Ghost Story de facture relativement classique se mêle une romance à trois, voire à quatre qui rend les rapports entre les personnages compliqués. Le film est porté par un trio d'ateurs remarquables, entre Mia Wasikowska (l'Alice au Pays des merveilles de Tim Burton), Tom Hiddleston (découvert en Loki dans le premier Thor, mais qui est en train de devenir un acteur britannique de tout premier plan), et Jessica Chastain, tous dans des compositions très nuancées.

 

Le décor de la maison Sharpe est aussi un personnage à part entière, un manoir victorien qui tombe à moitié en ruines, ce qui donne une ambiance très particulière au film, tout comme la période hivernale dans laquelle se passe une partie de l'histoire. Le contraste est d'ailleurs frappant avec l'ambiance nettement plus joyeuse et colorée au début du film, qui se passait aux Etats-Unis.

 

Le titre du film est dû au message que délivre le fantôme de sa mère à Edith peu après sa mort, puis un autre revenant à cette même Edith dans un autre cadre... Elle apprendra bien sûr de façon fortuite la signification de ce nom, mais cette situation est plutôt bien amenée et permet au film d'acquérir un beau titre au passage.

 

 

Ce n'est probablement pas le meilleur film de Del Toro, mais il se dégage de celui-ci un parfum gothique assez gouleyant.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

 

Chapman's Peak, quartier résiden,tiel et côtier du Cap, an Afrique du Sud... Une promeneuse tombe par hasard sur un corps déchiqueté, flottant mollement au milieu d'un groupe de rochers au bord de l'océan... Persy Jonas, jeune inspectrice métisse issue des townships, est chargée de l’enquête sur un meurtre qui la renvoie à sa propre histoire. C’est donc avec réticence qu’elle accepte de collaborer avec Marge Labuschagne, une psychologue criminelle à la retraite, qu’elle considère comme une incorrigible raciste. Mais Marge a elle aussi quelques raisons de vouloir oublier le passé. Liées par bien plus de choses qu’elles ne le soupçonnent, les deux femmes finiront par comprendre que les plus lourds secrets sont ceux que l’on se cache à soi-même…

 

Entrée dans le polar sud-africain avec ce titre, dont Deon Meyer est paraît-il la figure la plus connue. Une société complexe, officiellement débarrassée de l'Apartheid, mais qui continue à en payer le tribut.Tensions raciales, malversations financières, corruption des services publics... La société sud-africaine est gangrénée par cette violence sous-jacente, héritée de ses heures les plus sombres. Cette déliquescence est présente dans ce premier roman d'une scénariste et productrice chevronnée, qui crée un "couple" particulier, à la psychologie déjà très poussée dans ce premier tome.

 

L'intrigue est riche, les personnages nombreux (un peu trop cependant), mais l'écriture est tout de même assez claire, elle permet de bien saisir les enjeux du récit. J'en lirai d'autres avec plaisir et curiosité.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

 

J'avais noté ce film dans la liste des longs-métrages à voir cette année. Non seulement pour son thème, une poignée d'humains tentant de survivre à une invasion extra-terrestre, mais aussi pour la présence de sa tête d'affiche, la jeune Chloe Grace Moretz, que j'aime bien depuis son apparition dans le premier Kick-Ass il y a quelques années.

 

La 5ème Vague adapte le roman du même nom, premeir tome d'une trilogie de romans pour jeunes adultes (syndrome Twilight/le Labyrinthe/Divergente/Hunger Games), dont le troisième tome est prévu pour 2016.

 

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

 

Le film bascule dès lors à deux trames : d'une part Cassie qui essaie de survivre et de retrouver son petit frère, et de l'autre Ben, camarade de lycée de Cassie, qui va se retrouver enrôlé dans les forces chargées de combattre les Autres. Et bien sûr tous les deux vont découvrir l'atroce vérité à peu près au même moment dans le film, une vérité que j'ai vu venir d'assez loin...

 

 

Le film partait pas mal, avec une atmosphère de paranoïa, ses personnages pris dans une histoire trop grande pour eux. Mais... Les incohérences commencent avec l'arrivée des militaires dans le camp de réfugiés : plus aucun engin ne fonctionne, pourtant ils arrivent avec des gros 4x4. Cassie s'en étonne, mais le scénariste et/ou le réalisateur l'oublie aussi sec. Idem, la scène où le Colonel Vosch entraîne et embrigade tous les enfants et adolescents survivants. On ne comprend pas trop pourquoi il les épargne, alors qu'il aurait pu les tuer facilement dans le camp de réfugiés où ils se trouvaient... Aucun adolescent ne se pose de questions ? Ok, ils sont américains, ce qui constitue une double peine pour leur cerveaux, mais c'est vraiment étrange...

 

Le tournage a eu lieu en Géorgie, près de ceux de la série The Walking Dead, il m'a même semblé reconnaître certains endroits... L'ensemble du film sent quand même l'économie de moyens, avec seulement quelques engins blindés et un hélicoptère avec peu de décors. Certaines nécessitant des effets spéciaux se déroulent la nuit. Un côté cheap qui peut faire sortir du film...

 

Pourtant, malgré ces défauts, le film se laisse regarder sans déplaisir (pour peu qu'on laisse son cerveau au vestiaire), et le dernier quart, avec son lot de retournements de situations et de rencontres fortuites, installe l'espoir dans ce monde en passe de disparaître.

 

Spooky

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Films

 

Après un reboot de la franchise Superman au goût mitigé, Zack Snyder remet le couvert avec ce premier crossover des deux géants de la firme DC. Et va donc plus loin, puisque ce film se pose en prélude à la Justice League of America, avec la présence plus ou moins longue de Wonder Woman, Aquaman, Flash et Cyborg. Mais je vais y revenir.

 

Une chose est sûre, on est très loin des films Marvel, pensés comme des longs-métrages pop-corn. Avec l'apport de Batman, on est dans une tonalité plus sombre, plus sérieuse... Trop. A vouloir jouer le premier dégré, on en perd de la subtilité, et les personnages se retrouvent au bord du ridicule. Comme lorsque Superman sauve Loïs Lane pour la ixième fois, et montre un visage absolument de marbre, alors qu'elle lui fait un énorme sourire et le remercie. Moi je sais pas, mais même en étant un demi-dieu engoncé dans mon slip par-dessus mon pantalon, je me déride un minimum face à Amy Adams...

 

Dans les comics, les personnages sont nettement plus "noirs". Batman est un psychopathe presque franc, qui se rapproche des criminels qu'il est sensé combattre. Superman devient une sorte de dictateur qui fait peur aux Terriens. Dans le film Batman reste mesuré dans sa violence, il ne tue d'ailleurs personne lorsqu'il est mis en joue. Et là, Superman est complètement inconsistant et impavide. Snyder a parlé d'un Director's cut, mais vu le niveau de profondeur de ses personnages sur les deux films, ce n'est pas rassurant...

 


Le personnage de Lex Luthor est joué par Jesse Eisenberg (Le Village, Insaisissables, The Social Network), qui s'inspire pas mal du Joker version Nolan, mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne orientation, même si j'aime bien Eisenberg. Batman version Affleck est pas mal, c'est peut-être l'un des rares éléments à sauver dans le film... Passons aux personnages féminins, qui ne servent quasiment à rien. Loïs Lane a le QI d'une huître, l'assistante de Luthor fait une apparition quasi symbolique et le personnage de Wonder Woman est juste là en prévision du film qui lui sera bientôt consacré. Doomsday, le monstre du film, est ridicule et semble ridiculement pompé sur la Chose et d'autres monstres vagues du cinéma américain. Quant à la présentation des autres futurs membres de la Justice League, ça ressemble à une séquence rajoutée à la dernière minute, mais pour le coup Snyder aurait pu s'en passer, cela coupe -encore plus- le rythme du film... Et pitié, on nous rejoue encore la scène de la mort des parents de Bruce Wayne ? Sérieusement ? Oh, à propos de parents... C'est l'origine du twist du film, le renversement de posture entre Batman et Superman, et c'est le plus ridicule que j'aie jamais vu. Oui, pire que la mort de Marion Cotillard dans le dernier Batman en date...

 

 

Certains diront que c'est mieux que Man of Steel, moi je l'ai trouvé encore moins bon, Snyder est INCAPABLE de traiter plusieurs personnages correctement, privilégiant les effets visuels -pas toujours réussis, en plus- à la psychologie. Et dire qu'on viré Bryan Singer de DC/Warner après son reboot...

 

Je fais plus attention à la bande originale depuis plusieurs films, et là, désolé, mais Hans Zimmer est en plein dégringolade. Aucun thème marquant, c'est discordant, malgré l'apport de Junkie XL (qui avait fait un chouette boulot sur Mad Max Fury Road).

 

Peut-être le pire film de super-héros que j'aie jamais vu (bon ok, il faudrait revoir Daredevil, Green Lantern et le dernier reboot des Fantastic Four pour être juste...)

 

Depuis la sortie du film, et malgré son démarrage canon qui s'est essoufflé depuis, Snyder se fait brocarder -et le terme est faible- de toutes parts. Ce n'est pas un hasard s'il a été annoncé la semaine dernière que Ben Affleck, le seul qui sorte du panier, avait écrit son propre film Batman. Peut-être une annonce à peine voilée pour la suite...

 

Bon, sinon je vous mets en lien une petite video parodique qui vaut toutes les moqueries du monde.

 

A fuir.

 

Spooky

 

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Publié le par Spooky
Publié dans : #Livres

 

Ce tome 3 contitue l'épilogue de cette série SF pour adolescents. Après les émeutes qui ont rendu la Colonie impropre à la vie, une poignée de survivants a sauté dans une navette qui se rend, comme les précédentes, sur Terre.

Et ces naufragés se retrouvent donc avec les "presque 100", qui vont devoir gérer ces nouveaux arrivants, dont une partie s'est blessée à l'atterrissage... Mais parmi eux se trouve Rhodes, ancien Vice-cchancelier, autoritaire et totalitaire. Ça ne sent pas bon pour Clarke, Wells et Bellamy, qui ont pris en charge les survivants, ainsi que pour Sasha, la Née-Terre qui est tombée amoureuse de Wells. Il va y avoir des morts...

Ce qui me pose le plus problème dans cette série -qui heureusement touche à sa fin avec ce troisième tome-, c'est l'angélisme de son auteure. Elle aurait tout aussi bien pu se dérouler à Santa Barbara de nos jours. On a des gosses de riches et des gosses de pas riches qui se disputent pour des choses assez futiles, même si Kass Morgan essaie de nous faire croire le contraire...

La caractérisation se révèle très caricaturale dans ce troisième tome. Un ancien garde éprouve du dégoût à la vue du sang ; des jeunes hommes, seulement un peu aguerris par leurs semaines de présence dans la nature, parviennent à battre sans coup férir des gardes armés... Et en pleine action, ils ont le temps de réfléchir à leur tactique, leurs amours, de résoudre deux-trois équations différentielles et ainsi de suite... isolés en pleine nature, avec des cabanes en guise d'habitat, ils s'y meuvent comme s'ils étaient dans un immeuble de bureaux...

 

Sur le plan éditorial, ce n'est pas glorieux non plus : fautes de frappe, traduction et syntaxe hasardeuses...

 

Et la fin... est un peu trop gnangnan à mon goût, trop angélique...

 

Bref, vous l'aurez compris, cette trilogie qui commençait pas trop mal finit un peu n'importe comment.

 

Spooky

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