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Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 08:59

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Après la réalisation honnête du premier film, Captain America revient, et il n'est pas content. Pas content parce qu'il apprend que son supérieur Nick Fury est la proie de drôle de tueurs, emmenés par un super-soldat mutique ; pire, le S.H.I.E.L.D., son employeur, est sur le point de lancer un programme de surveillance des citoyens dont la portée et la philosophie vont à l'encontre de ses convictions...

 

Au début du film, je me suis fait la remarque que j'allais voir un actioner de très bonne tenue, ce qui suffisait à mon bonheur. Mais en fait ce Winter Soldier est bien plus que cela. Au-delà des scènes de poursuites et de cascades mettant en scène des SUV, mais aussi des héliporteurs géants ou des avions supersoniques, il y a en toile de fond une véritable trame qui le rattache directement à la "mythologie" dont Avengers et le S.H.I.E.L.D. sont les pivots... Difficile de vous en dire plus sans dévoiler le véritable sujet du film, et donc de vous gâcher en partie le plaisir, mais sachez que le propos est très actuel et digne de réflexion... Si vous voulez un indice, reportez-vous à Minority Report... Ce côté "parano/années 70s", claironné par la production, est étayé par la présence de Robert Redford. Même si cela paraît noyé dans l'ultra-action, le propos est là et tient le film.

 

Les personnages évoluent aussi dans ce second film. La duplicité de Nick Fury est toujours présente, mais on découvre qu'il y a peut-être pire que lui ; la Veuve noire semble cacher des troubles et inavouables secrets, tandis que Cap', s'il ne renie en rien son éducation et ses principes un peu surannés, semble faire confiance à de moins en moins de gens. Un épaississement de l'intrigue, donc, qui augure d'un Avengers: Age of Ultron (dont la sortie est prévue pour dans un an), de haute tenue, au moins sur le sous-texte. Le Soldat de l'hiver du titre n'est en fait qu'une sorte de prétexte, sa présence ne servant pas à grand-chose, sinon à rajouter une dimension à l'intrigue générale de la franchise Captain America (et, partant, d'Avengers).

 

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Côté casting, on retrouve avec plaisir Chris Evans (qui a prouvé dans Snowpiercer qu'il n'était pas qu'une belle gueule surmontant un corps bodybuildé), avec Scarlett Johansson (en moins bonnasse que dans les films précédents - à ce titre l'affiche ci-dessus est un peu honteuse), ainsi que Samuel L. Jackson, dans le rôle de Nick Fury. Viennent s'ajouter Robert Redford (mais oui !) en tant que grand ponte de l'agence secrète, Sebastian Stan dans le rôle de l'énigmatique Soldat de l'Hiver, mais aussi Anthony Mackie (Démineurs, Real Steel) dans le rôle de Sam Wilson et du Faucon, futur Vengeur (en principe). Des nouveaux venus dans l'univers Marvel, que l'on aura plaisir à revoir... pour ceux qui survivent.

 

 

Et bien sûr, comme dans tous les films Marvel, il ne faut pas oublier les clins d'oeil : le cameo de Stan Lee ainsi que LES scènes post-générique (car oui, il y en a deux) qui rattachent ce film au suivant de la franchise Avengers.

 

Ce Captain America : Le Soldat de l'hiver n'est probablement pas le meilleur film du genre (je laisse encore Iron-Man I, les deux premiers X-Men et Avengers au-dessus), mais il est parmi les meilleurs, proposant de la qualité à tous les niveaux. Et vous, quel est votre avis ?

 

 

Spooky

Par Spooky - Publié dans : Films - Communauté : Autres Mondes...
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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 09:07
http://editions.librairie-critic.fr/media/catalog/product/cache/3/image/500x500/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/9791090648104.
Nous sommes dans l'uchronie. Le point de divergence de ce roman se situe à Alésia. César est assassiné et les Romains sont battus par les Gaulois. Un Empire celte naît de cette victoire, l’Empire romain se repliant de l’autre côté des Alpes.
 
Quelques siècles plus tard, le jeune Lucius apprend une nouvelle stupéfiante : son oncle lui a trouvé une épouse, jolie de surcroît et il va se marier. Pour cela, ils doivent se rendre à Gergovie. Après l’attaque de la caravane dans laquelle ils se trouvent, il découvre que tout cela n’est qu’une mascarade. Le mariage n’était qu’un alibi pour que son oncle réussisse une mission de la plus haute importance. En jeu : l’équilibre entre les différents Empires européens.

Ça faisait un moment que je n'avais pas lu une oeuvre de Michel Pagel. Ce roman, sorti il y a un an, a été vite épuisé. Il est aujourd'hui réédité par Critic, émanation de la librairie du même nom, située à Rennes. Il s'agit donc d'une uchronie, dans une époque inhabituelle, l'Antiquité romaine. Son roman se déploie de manière plutôt intéressante dans sa première partie, Pagel décrivant le monde alternatif mis en place, avec un voyage se déroulant entre Rome et Gergovie. Le voyage est donc plaisant et on apprend quelques petites choses, comme le fait que "Vercingétorix" n'est pas vraiment un nom propre, mais plutôt un titre, désignant le roi des guerriers, autrement dit un chef de guerre...

Le style de l'auteur est clair, agréable, il propose de longs chapitres assez denses, avec des personnages intéressants, surtout le narrateur, qui compense sa difformité par un état d'esprit touchant et une intelligence au-dessus de la moyenne, mais qui n'échappe pas non plus tout à fait à la naïveté.

Une lecture franchement sympathique.

Spooky
Par Spooky - Publié dans : Livres - Communauté : Autres Mondes...
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Jeudi 27 mars 2014 4 27 /03 /Mars /2014 09:50

SK

http://www.greghocfell.com/medias/images/patron.couv.seule.sk.bat2.jpg?fx=r_550_550

 

Ce n'était pas sa journée... Gary était un de ces cadres en retard, dont le pantalon se tache à la première flaque d'eau, et dont la voiture rend l'âme sur une route déserte. panne sèche. A cibnquante mètres d'une pompe à essence. Ce qu'il ne savit pas, c'est que cet évènement allait probablement être un des plus forts de toute sa vie. car le vieillard présent derrière le comptoir était tout sauf un pompiste ordinaire...

 

Avec cette nouvelle de 45 petites pages, greg Hocfell, écrivain français "spécialisé" dans le fantastique, fait un hommage à son écrivain préféré, Stephen King (d'où les initiales qui tiennent lieu de titre). Un auteur qu'il a eu le plaisir de croiser, comme votre serviteur, lors de sa venue en France en find 'année dernière. Une envie qui visiblement lui a pris comme une envie d'uriner, sans raison aprticulère. Et le résultat, écrit en trois heures, est un vrai cri d'amour, une déclaration enflammée au King des débuts, à l'écrivain qui incarnee peut-être le mieux l'esprit américain, avec ses défauts, ses addictions, mais aussi son amour infini pour sa femme et son talent incroyable pour raconter des histoires...

 

Emouvant.

 

Spooky

Par Spooky - Publié dans : Livres - Communauté : L'Univers de Stephen King
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Lundi 24 mars 2014 1 24 /03 /Mars /2014 09:07

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Luca Terracini, journaliste, vit à Bagdad, hors du périmètre sécurisé. Il mène une enquête sur une série de braquages meurtriers. Des dizaines de millions de dollars se sont volatilisés. Dans sa quête de la vérité, il s’apprête à barrer la route à des agents clandestins et de puissantes nations qui s’évertuent à enfouir des secrets et à manipuler la vérité, quel qu’en soit le coût.


Pendant ce temps-là, à Londres, alors qu’il boit un verre dans un pub, l’ancien policier Vincent Ruiz vole au secours d’une jeune femme, Holly Knight, aux prises avec son petit ami violent pour découvrir en se réveillant le lendemain matin qu’elle l’a dévalisé. Il a été victime d’un coup monté des plus subtil. Furieux contre lui-même, et contre elle, il se lance à la poursuite de Holly…

 

A Londres toujours, Elizabeth, enceinte de son deuxième enfant, s'inquiète après la disparition depuis plusieurs jours de son mari, haut responsable d'une institution bancaire...

 

Trois fils narratifs sont lancés dès le début du roman, et bien malin celui qui devinera leur point commun... Michael Robotham doit donc gérer une dizaine de personnages qui vont jouer un rôle déterminant dans cette affaire. Il ne s'agit pas vraiment d'un polar classique, dans la mesure où les enjeux dépassent le cadre classique, et les frontières. Il y a cependant deux personnages-fils conducteurs de l'ensemble, un ex-flic à la retraite et un journaliste d'investigation free-lance, deux profils qui permettent de nombreux développements à l'avenir, si l'auteur décide de les utiliser à nouveau. La trame est tellement dense qu'il m'a été un peu difficile, par moments, de rester acroché, malgré les efforts de Robotham pour simplifier son propos, notamment sur le volet financier de l'affaire.

 

Par contre ce qui m'a vraiment intéressé, c'est la dimension sociale, lorsque l'enquête a emmené nos investigateurs dans une banlieue déshéritée de Londres, ou dans l'enfer permanent de Bagdad. Un auteur à suivre, pour cet aspect-là.

 

Spooky

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Vendredi 14 mars 2014 5 14 /03 /Mars /2014 09:29

http://www.albin-michel.fr/images/couv/7/3/3/9782226254337g.jpg

 

À Seattle, personne n’a oublié le mystère de la Hoh River : trois gamins enlevés, cachés dans les bois. Seuls deux d’entre eux avaient réapparu, incapables de se souvenir de ce qui leur était arrivé.

Vingt-cinq ans plus tard, un couple et ses deux fils sont sauvagement assassinés. Au-dessus de la porte de la chambre, le tueur a laissé un message : 13 jours.

Très vite convaincue que les deux affaires sont liées, puisque le père de famille qui vient d’être assassiné était l’un des trois enfants kidnappés, la police manque pourtant de preuves. Pour sa première grande enquête, l’inspecteur Alice Madison devra se fier à son instinct. Au cœur des forêts, le cauchemar va recommencer. Dans 13 jours.

 

Premier roman d'une auteure britannique, ce 13 jours propose une plongée dans la noirceur, la vengeance et le mensonge. Il se déroule à Seattle et dans ses environs, dans l'esprit d'une femme-flic nouvellement arrivée à la Criminelle, mais pas seulement, puisque nous sommes aussi dans l'esprit de plusieurs autres protagonistes de l'affaire. C'est là que réside le principal défaut de ce roman, un éclatement narratif pas forcément justifié, même si on peut raccrocher les wagons par la suite. Cela m'a ralenti dans ma lecture, pourtant bien enclenchée grâce à l'empathie éprouvée pour Alice, jeune flic à l'instinct fort intéressant, même si cela manque encore de maîtrise. De même, la façon très particulière dont le tueur perçoit son environnement n'est qu'effleurée, alors qu'elle aurait pu être nettement développée.

 

Cependant Valentina Giambanco installe un univers classique mais plutôt intéressant, avec le supérieur, les collègues qu'on apprécie ou pas, les amis (qui sont déjà mis à contribution dès ce premier épisode), et bien sûr le fonctionnement interne de la police criminelle. Il résulte de l'ensemble une histoire assez prenante, malgré une certaine confusion narrative.

 

Spooky

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Mardi 4 mars 2014 2 04 /03 /Mars /2014 09:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/4/40/The_Lord_of_the_Rings_%281978%29.jpg/215px-The_Lord_of_the_Rings_%281978%29.jpg

 

Attention, la lecture de ce billet sous-entend que vous connaissez l'intrigue du Seigneur des Anneaux, qu'il s'agisse du roman initial ou des trois films de Peter Jackson. Dans le cas contraire vous risquez de vite être perdus... Du coup, une séance de rattrapage s'impose !

 

Bien avant l'adaptation (vraiment réussie de mon point de vue) par Peter Jackson et son équipe, un autre réalisateur s'est attaqué au roman de Tolkien : l'américain Ralph Bakshi. En 1978 est donc sortie cette première partie de l'adaptation, qui ne sera pas suivie de la seconde, probablement à cause de l'échec artistique qui en découla, car le public répondit présent à l'époque. 

 

Car on peut vraiment parler d'échec artistique, tellement Bakshi semble à côté de la plaque. Son métrage est truffé de raccourcis narratifs, de contresens et de situations ridicules... Mais parlons-en plus en détail.

 

La première erreur du réalisateur a été de vouloir faire un film techniquement hybride, mêlant les prises de vue réelles avec le dessin animé. L'essentiel de l'intrigue est représentée par l'animation, alors que des scènes additionnelles sont en prises réelles, légèrement retouchées, notamment les scènes avec des chevaux. L'imbrication des deux fait souvent mal aux yeux, et cette technique, la rotoscopie (ou rotoscope) confère une atmosphère étrange. Du coup les Orques, par exemple, ont vraiment un aspect inquiétant, peut-être pas de la façon dont s'y attendait le réalisateur. Car cela induit un décalage parfois incroyable avec la partie animée. Celle-ci, assez rudimentaire (on se croirait presque dans les tout premiers Walt Disney), apparenterait presque le film à un long métrage pour enfants, tant l'image est édulcorée, les personnages presque caricaturaux... Sam est d'une laideur inconcevable, Frodo d'une mièvrerie sans borne et Aragorn change de tête dès qu'il la tourne.


Boromir se sert de son épée comme d'une raquette, le nain est aussi grand que les humains (pourtant il est animé, ce n'est pas un vrai acteur), l'arc de Legolas change d'aspect entre deux plans, et les combats sont tournés au ralenti... Un tel amateurisme est effarant. Le mélange des techniques amène parfois de drôles de scènes, comme ces personnages desinés qui semblent flotter devant un décor "réel" mais passé par un trucage indéfinissable. L'animation a l'air vraiment ancienne, elle est même parfois difficile à décrypter. Ca sent très mauvais, et je n'ai parlé que du visuel.

 

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Sur le plan de l'histoire, c'est presque pire. Bakshi prend d'énormes libertés avec le roman de Tolkien. Comme chez Jackson, le passage avec Tom Bombadil est totalement sucré. Le Conseil d'Elrond est expédié en deux temps trois mouvements. Les Spectres de l'Anneau sont censés être inquiétants mais sont facilement mis en fuite dès leur première attaque. Ils attaquent d'ailleurs à cinq, puis s'enfuient à quatre, et puis sont à nouveau cinq... Il y en a un qui était parti pisser je pense. J'ai fait un bond lors de la rencontre avec Legolas, qui se retrouve carrément à la place d'Arwen (qui du coup disparaît totalement du script...). En Lothlorien également le récit est haché en morceaux, entre scènes d'un angélisme vomitif et une Galadriel qui ressemble à Cendrillon... Le Balrog ressemble à un lion à la robe sombre, et avec des ailes ; le comble du ridicule... Bakshi s'est quand même efforcé d'essayer de retranscrire l'attirance de Bilbo, Boromir, entre autres, pour l'Anneau unique. Mais ça ressemble plus à Quasimodo regardant sous les jupes d'Esmeralda dans le Notre-Dame de Paris de Disney qu'à autre chose... Le sous-entendu homosexuel entre Sam et Frodo est présent, mais camouflé par une bonhomie enfantine, qui là encore désamorce presque toute analyse sérieuse. Et puis franchement, entendre LE Comté pendant tout le film, ça m'a hérissé les poils.

 

Le supplice dure un peu plus de deux heures. Le temps pour Bakshi de (mal) "traiter" le premier Livre, et un premier tiers du second. Une fois la bataille du Gouffre de Helm finie, et avant la rencontre de Frodo et Sam avec Arachne. Pourquoi m'infliger un truc pareil, me demanderez-vous ? "Spooky, serais-tu masochiste ?" Peut-être. Mais je suis surtout avide de lire ou voir tout ce qui a trait au Seigneur des Anneaux, que ce soit de qualité ou pas (enfin bon, ça se discute hein). En l'occurrence c'est tout de même intéressant, à titre historique, car il s'agit, à ma connaissance, de la première tentative plus ou moins aboutie de l'oeuvre maîtresse de Tolkien. C'est kitsch, donc collector. En plus c'est une cassette VHS. Oui, je sais.

 

Spooky.

 

NB : En faisant quelques recherches sur ce long métrage j'ai découvert que le studio qui l'a produit a également produit deux dessins animés dans le même univers, l'un adaptant Bilbo le Hobbit, l'autre le Retour du Roi. Ces productions, destinées à la télévision, n'ont jamais été distribuées en france, même si j'ai cru lire sur un blog que la Fnac les avait proposés en pack il y a quelques années... Si quelqu'un a des infos à ce sujet, je suis preneur...

 

EDIT du 3 mars 2014 : Après visionnage de la version DVD du film, je rajouterai simplement que celle-ci comporte en bonus un documentaire retraçant en 30 minutes le parcours de Ralph Bakshi, qui a eu son heure de gloire à l'époque où le maison Disney était un peu en berne, notamment lorsqu'il a réalisé Fritz the Cat, d'après l'oeuvre de Robert Crumb. Documentaire un peu partial, mais pas inintéressant par moments. L'autre bonus est une bande-annonce pour le jeu video La Quête d'Aragorn.

Par Spooky - Publié dans : Films - Communauté : Autres Mondes...
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Mercredi 26 février 2014 3 26 /02 /Fév /2014 09:47

http://www.albin-michel.fr/multimedia/Article/Image/2014/9782226254214-j.jpg

 

Revoilà le Département V, à la recherche de l'explication d'une série de disparitions ayant eu lieu en 1987, des disparitions apparemment sans rapport entre elles, mais c'est sans compter sur Carl Morck et son équipe, toujours réduite à deux personnes.

 

Jussi Adler Olsen poursuit sa série avec énergie et succès. La personnalité des enquêteurs est moins approfondie dans cet épisode, même si certains éléments viennent ajouter quelques pierres à l'édifice. Mais cette fois-ci nous sommes en grande partie dans l'esprit d'une personne liée à ces disparitions, un procédé forcément diabolique, mais encore plus avec le twist final, que je n'ai absolument pas vu venir, et lui aussi d'une efficacité redoutable. Il y a pas mal d'action, on ne s'ennuie pas du tout durant ces 600 pages, et les lieux de l'action, tout comme les époques, sont assez diversifiés. On va par exemple sur l'île de Sprogo, qui abrita un asile réservé aux femmes, en passant par un appartement cosy ou encore les boudoirs d'une importante organisation politique aux revendications douteuses. Nouvelle plongée dans le Danemark d'aujourd'hui et d'hier donc, et le fait d'utiliser les deux assistants de Morck comme des consciences, qu'elles soient bonnes ou pas, est là encore très judicieux. Je ne m'en lasse pour l'heure pas du tout.

 

Spooky.

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Lundi 17 février 2014 1 17 /02 /Fév /2014 09:38

http://www.livredepoche.com/sites/default/files/styles/cover_book_focus/public/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2012/9782253035985-T.jpg

 

Bastien Balthasar Bux a douze ans. Orphelin de mère, élevé par un père absent, il s’évade de son quotidien grâce à sa passion pour la lecture. Un matin, il entre dans une librairie et dérobe un livre ancien. Un livre pas comme les autres, qui décrit un monde peuplé d’elfes et de monstres… Mais le Pays Fantastique est rongé par un mal étrange et vit une lente agonie. Un héros, Atréju, est nommé par la Petite Impératrice, souveraine incontestée, pour accomplir une grande quête : trouver un remède afin de sauver leur monde. Et voilà que Bastien, irrésistiblement, passe de l’autre côté du miroir et entre dans l’histoire, l’Histoire sans fin…

 

La plupart des trentenaires ou des quadras ne connaissent cette histoire (sans fin, donc) qu'au travers du film éponyme de Wolfgang Petersen datant des années 1980 et considéré comme un classique de la fantasy. Mais avant le film il y eut un roman, lui aussi de nationalité allemande, écrit par Michael Ende et sorti en 1979. Cette lecture est une sorte de vieux fantasme pour votre serviteur, car j'ai toujours voulu approfondir l'univers qui se cachait derrière le(s) film(s) (car oui, il y a eu une suite, un peu honteuse, réalisée par George Miller en 1990, et qui reprenait en partie la deuxième partie du roman).

 

Le roman, en poche, approche les 500 pages, et dès les premiers passages évoquant le Pays fantastique (qui s'appelle aussi l'Empire Fantastique sur certains passages, ce qui me fait dire que la traduction n'est peut-être pas optimale), on se rend compte que l'imagination de Michael Ende est très fertile, à tel point qu'arrivé à peu près à la moitié du bouquin (qui correspond donc au film de Petersen), on se dit que ça suffit. Mais non, ça continue, Bastien continue son épopée au pays Fantastique. Le but n'est pas forcément de montrer ladite imagination fertile, mais plutôt de montrer l'influence qu'a le Pays Fantastique, ou plutôt Auryn, le bijou qu'offre l'Impératrice à Atréju, dont la vie est indissociablement liée à l'existence du Pays Fantastique. Un bijou qui lui donne des pouvoirs quasi illimités dans ce pays imaginaire, mais lui corrompt également l'esprit en rongeant peu à peu ses souvenirs d'"avant". Tout cela dans un monde peuplé de créatures fantastiques, très diverses.

 

Ah tiens, un élément qui m'a semblé intéressant ; un personnage du roman explique à Bastien que toutes les histoires ont été écrites avec 26 caractères, ceux de l'alphabet latin (ce qui n'est pas vrai, il existe d'autres alphabets, mais passons), et le roman est découpé en... 26 chapitres, chacun précédé de la lettre correspondante, et d'illustrations du contenu du chapitre en question.

 

Voici une de ces illustrations, dans l'édition originale (merci à Erwelyn pour l'image).

 

lhistoiresansfin

 

En bref, une lecture loin d'être désagréable, avec un univers foisonnant, mais un roman un peu long, malgré les implications du hors texte. Je pense que cela aurait mérité de faire un triptyque pour que le développement de l'univers, ainsi que le plaisir de lecture, soient optimaux.

 

A noter que l'illustration de couverture ici présentée est l'oeuvre de Fleurine Rétoré, dont je vous avais déjà un peu parlé ici.

 

Spooky

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Lundi 10 février 2014 1 10 /02 /Fév /2014 09:00

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Au fil de ses premiers romans, Joe Hill s'affirme comme un auteur de genre avec lequel il faut compter. Après Le Costume du mort et Cornes (et en attendant de lire Fantômes, un recueil de ses nouvelles), voici donc son nouveau roman, bien mis en avant par les Editions JC Lattès.

 

Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. Elle-même n’est pas vraiment sûre de comprendre ce qui lui arrive.
Charles possède lui aussi un don particulier. Il aime emmener des enfants dans sa Rolls-Royce de 1938. Un véhicule immatriculé NOSFERA2. Grâce à cette voiture, Charles et ses innocentes victimes échappent à la réalité et parcourent les routes cachées qui mènent à un étonnant parc d’attractions appelé Christmasland, où l’on fête Noël tous les jours ; la tristesse hors la loi mais à quel prix…


Victoria et Charles vont finir par se confronter. Les mondes dans lesquels ils s’affrontent sont peuplés d’images qui semblent sortir de nos plus terribles cauchemars.

 

Dès les premières pages les similitudes entre ce roman et celui de Stephen King (le père de Joe Hill, pour ceux qui ne le sauraient pas encore) Docteur Sleep m'ont sauté aux yeux. L'occasion pour moi d'ouvrir une grosse parenthèse théorique. Nous avons une préadolescente avec un pouvoir tout particulier, qui se retrouve confrontée à un une créature monstrueuse, qui enlève des enfants pour leur voler quelque chose. Nous avons aussi une paumée (la même, avec quelques années de plus) qui va devoir changer sa vie et lutter contre le retour du gros méchant, et d'un autre paumé complètement acquis à a cause, tout comme dans l'autre roman... Mais plus directement, le méchant de l'histoire vient de Docteur Sleep, mentionné par le grand-père de Dick Hallorann dans le roman de King ; à moins que ce soit l'inverse... Sont également présents un passage vers le monde du milieu que l'on retrouve dans le cycle de la Tour sombre, et à la prison de Shawshank, évoqués à maintes reprises dans l'oeuvre de King et théâtre de The Shawshank Redemption, nouvelle adaptée au cinam sous le titre Les Evadés). Après avoir travaillé ensemble sur une nouvelle-hommage à Richard Matheson, il semblerait que père et fils souhaitent connecter leurs univers respectifs, ce qui va donner du boulot à leurs exégètes... Hill connecte déjà ses romans et comics parus ; son concept de Raccourci fait référence à Cornes, avec sa maison de l'Esprit dans un arbre, et au Costume du Mort avec Craddock Mc Dermott. Le rapport entre l'homme au masque à gaz et Manx n'est pas sans rappeler celui de Randall Flagg avec un de ses sbires, pareillement couvert d'un masque, dans le roman-fleuve Le Fléau.

 

Lors de la fuite de Manx avec le fils de Vic, les policiers arrivent à repérer le signal de l'iPhone du gamin, mais voici l'étrange image qui leur apparaît sur l'écran :

http://spookyland.free.fr/waynesiphonemap.jpg

(veuillez pardonner la piètre qualité de mon scan, je n'ai pas trouvé mieux sur internet...). Il s'agit bien des Etats-Unis (rebaptisé "Intras-Unis d'Amérique"), "froissés" au milieu, avec des lieux imaginaires, tous -a priori- issus de l'imaginaire de Hill, ce qui renforce ma théorie d'une oeuvre connectée. Cerclés de rouge ce sont les lieux présents dans NOSFERA2, de vert un lieu présent dans Cornes, en bleu un autre dans le roman Docteur Sleep (mais je n'en suis plus si sûr, la dénomination est différente), de jaune celui présent dans son comic Locke & Key (qui se déroule à Lovecraft, dans le Massachusetts). La page Wikipedia du roman relève Pennywise's Circus (ici absent, à moins qu'il s'agisse du même) ainsi que la ville de Derry, dans le Maine, qui existe seulement dans l'oeuvre de son père. D'après les dires de Joe Hill, la carte contient également des références à Orphanhenge et The Crooked Alley, deux romans de Hill non encore parus. 


Refermons la grosse parenthèse. Et la comparaison entre le père et le fils doit s'arrêter là. Car leurs écritures sont différentes. Bien sûr, il y a toujours ce côté "objets précieux" (ici un vélo Raleigh pour Vic, une Rolls de 1938 pour Manx, entre autres), mais l'écriture de Hill est dense, très dense. Là où, pour King, je dévore un bouquin de 600 pages en trois jours, j'ai mis deux semaines pour en faire de même chez son fils. Pourtant la lecture du dernier tiers a été frénétique, l'action est débridée dans les 200 dernières pages. Lesquelles sont entrelardées de scènes introspectives, où la psychologie des personnages est très fouillée. Et la fin, qui balance entre onirisme et happy end, est tout de même bien biaisée par un évènement très triste. Hill ne fait pas de concessions au politiquement correct, et ça, c'est jouissif.

 

A noter qu'une adaptation graphique de ce roman a vu le jour en novembre dernier chez IDW sous le titre Wraith: Welcome to Christmasland. Il n'y a pas encore de traduction en vue, mais nul doute que ça va arriver vite chez nous.

 

Le design du bouquin est particulier, puisque la gouttière (la tranche, vue du côté interne) n'est pas coupée droite comme l'ensemble des livres, mais bien en conservant la découpe des cahiers. Le papier est très facile à déformer, coupé de façon non nette. L'intérieur est illustré par pas mal de dessins de Gabriel Rodriguez, dessinateur du comic Locke & Key et ami proche de l'auteur. Ces illustrations représentent non seulement les objets d'"extrospection", comme la Rolls ou la moto Triumph de Vic, mais aussi les différentes armes utilisés, des objets magiques...

 

J'avoue, ce NOSFERA2 est le meilleur bouquin de Joe Hill à ce jour. Un bouquin de haute tenue, qui affirme l'auteur comme une nouvelle voix du genre... Un roman singulier chaudement recommandé.

 

 

Pour une lecture plus axée "vampires" du roman, vous pouvez consulter ma chronique sur vampirisme.com.

 

Spooky

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Jeudi 6 février 2014 4 06 /02 /Fév /2014 09:18

http://img.over-blog-kiwi.com/0/22/95/96/ob_f93131_cornes.jpg

 

Après une terrible nuit d'ivresse, Ignatius Martin Perrish se réveille avec la gueule de bois et des cornes qui lui sortent des tempes. Depuis le viol et la mort un an auparavant de sa bien-aimée Merrin Williams, reclus dans la solitude, il vit un enfer, lui qui vient d'un milieu privilégié. Mais ses cornes vont lui permettre de retrouver l'assasin de Merrin, quitte à donner sa part au diable...

 

Joe Hill vient lui-même d'un milieu privilégié, celui de l'écrivain Stephen King, qui est son père. Ecrivain lui-même, il se place dès son premier roman, Le Costume du mort, dans la même veine que celui-ci. Cornes enfonce le clou. On est clairement dans un registre combinant chronique sociale, épouvante et modernité. Au niveau des mèmes et des symboles, Hill marche sur les pas de son père : une partie non négligeable du roman se situe dans le temps de l'adolescence, et l'étrange tient une part très importante dans le récit.

 

En fait une fois refermé, ce roman me laisse un goût d'inachevé. Il comporte des longueurs (bon sang ne saurait mentir), part d'une bonne idée largement exploitée et le récit comporte de nombreuses surprises. Les "nouveaux pouvoirs" d'Ig amènent des situations cocasses, mais l'humour est rapidement évacué pour amener un récit, dans sa partie "contemporaine" assez sombre. Les chapitres d'exposition et d'explication, si l'on peut dire, sont eux trop nombreux ou trop longs.

 

Par contre l'écriture de Joe Hill, sur ce roman, n'a pas grand-chose à voir avec celle de son père. Elle est plus classique, moins débridée, ce qui rend la lecture un peu moins accrocheuse. Il n'empêche que c'est très plaisant, intéressant et que ça donne envie de lire les autres ouvrages de l'auteur. A noter le petit clin d'oeil lorsqu'est évoqué le nom de Judas Coyne, héros de son premier roman.

 

Une adaptation de Cornes est en cours, par Alexandre Aja, réalisateur français du remake de La Colline a des yeux et de Mirrors notamment, avec Daniel Radcliffe (qui semble avoir une carrière après Harry Potter) et Heather Graham.

 

Spooky

Par Spooky - Publié dans : Livres
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