Source Code

Publié le par Spooky

 

Le capitaine Colter Stevens est déconcerté. Lui, pilote d'hélicoptères en mission en Afghanistan, se réveille dans un train, la peau d'un autre et quelques minutes avant que ledit train n'explose, faisant des centaines de morts. Et se re-réveille dans un étrange caisson, avec un écran où il voit un officier lui expliquer qu'il a été choisi pour démasquer le terroriste ayant déposé la bombe dans le train ; et que pour ce faire il inaugure un programme militaro-scientifique appelé le Code source, qui pendant 8 minutes lui permet d'être transféré dans le corps d'une autre personne. Avant de le renvoyer, à nouveau, dans le train. Et à nouveau, jusqu'à ce qu'il accomplisse sa mission. Mais le temps presse pour le "vrai" Colter, car la vérité est bien plus vertigineuse...

 

C'est suite à une discussion sur Moon par le biais de facebook qu'on m'a conseillé ce second long-métrage de Duncan Jones. Il est vrai que sa maîtrise de la narration et son attachement aux personnages m'avait beaucoup plu dans son thriller spatial. Ici nous sommes sur le plancher des vaches, mais l'argument est à nouveau science-fictionnesque. Alors bien sûr, dès qu'on touche au voyage dans le temps, les puristes vont crier aux paradoxes, aux incohérences... Mais en même temps c'est un peu vain, puisque le voyage dans le temps n'existe pas, ou alors on nous cache des choses.

 

Bref, vous l'aurez compris, l'argument est simple, le sujet porteur (on est un peu dans une intrigue mêlant Déjà vu, Minority Report ou encore Inception, voire Edge of Tomorrow). Excusez les références. Mais même si le film de Duncan Jones ne bénéficie pas des moyens des films précités, il n'en reste pas moins efficace, grâce à l'ingéniosité de Jones (déjà éprouvée sur Moon) et au jeu franchement brillant de Jake Gyllenhaal (le Secret de Brokeback Mountain, Prisoners, Zodiac, ou encore Donnie Darko), qui, disons-le, tient quand même beaucoup le film sur ses épaules. Il est bien entouré, par Michelle Monaghan (Mission: impossible 3 et 4, Kiss kiss, bang bang, la Mort dans la peau...), à croquer en amie du gars du train, Vera Farmiga (Les Infiltrés et la série Bates Motel), ou encore Jeffrey Wright (Hunger Games - l'embrasement, Quantum of Solace ou Broken Flowers). Peu de personnages dans le film, l'essentiel de l'action se déroulant dans un train, rempli de figurants.

 

Autre atout du film, sa capacité à sortir du côté "mission" initialement posé, à partir dans d'autres sphères, dont la philosophie pourrait s'emparer, et qui lui permet de s'élever au-dessus du thriller de qualité pour en faire un classique plus général. Et dans son dernier segment, il se permet même d'être touchant. La grâce.

 

Spooky

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Pacific Rim

Publié le par Spooky

 

MONSTRUEUX.

 

Voilà quelle fut ma réaction après le visionnage de ce film. J'en ai prix plein les yeux. Pourtant ce n'était pas gagné. le scénario était fin comme du papier à cigarette : la Terre est attaquée par des monstres venus d'une autre dimension, qui communique avec la nôtre via une brèche dans l'Océan pacifique. Les Humains trouvent une réplique, en construisant des robots géants, les Jaegers, pilotés simultanément par deux personnes sous peine de surcharge neurale ; puis en construisant des murs de protection sur les côtes. Le programme Jaeger est ainsi mis en berne, et les 4 robots restants cantonnés (hihi) à Hong Kong). Mais les Kaiju n'ont que faire des murs tout pourris, et le major Pentecost décide de relancer l'opération Jaeger. Nous suivons donc la poignée de pilotes qui va tenter de sauver le monde, tandis que des têtes d'ampoule vont explorer une autre voie et tenter d'en savoir plus sur les Kaiju, inaugurant (ou alimentant) une mode des sous-intrigues totalement inutiles.

 

 

Disons-le tout net, Guillermo del Toro et son co-scénariste Travis Beacham ne se sont pas embarrassés de cohérence pour écrire leur scénario. Pour les amateurs, vous avez ici une belle liste des incohérences du film, et ici le récit de TOUTES les ioncohérences (du coup c'est un spoiler géant). Deux-trois courtes séquences pour expliquer le passé des trois personnages principaux, une voix off pour régler le problème scientifique et hop, on passe aux batailles rangées. Rangez votre cerveau au vestiaire et accrochez-vous à votre siège, ça balance dans tous les sens. Visuellement, c'est une énorme claque : j'avais un peu peur que les scènes de combats ressemblent à des cinématiques de jeux video, mais en fait... C'est beaucoup plus réaliste. Et les Kaiju sont réellement impressionnants, même si la plupart de leurs apparitions ont lieu de nuit, ou sous l'eau, ce qui occasionne moins de travail pour les techniciens des effets spéciaux. J'ai tout simplement pris mon pied dans ces scènes.

 

 

Pas grand-chose à dire sur le casting, celui-ci étant dominé par Charlie Hunnam, monolithique, Idriss Elba, sous-exploité, et Rinko Kikuchi, charmante... Il y a aussi l'inévitable Ron Perlman, dans une série de scènes assez drôlatiques.

 

Bien sûr, au niveau narratif, ce n'est pas le film du siècle, mais si vous voulez du grand spectacle et que vous aimez les combats de robots géants contre des monstres (coucou Bioman), foncez.

 

Spooky

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Man of Steel

Publié le par Spooky

 

 

On dirait que le terme Blockbuster a été inventé pour ce film. En effet ce reboot de Superman, le deuxième du genre (après le semi-échec de Bryan Singer avec Brandon Routh en 2006) propose d'en mettre plein la vue, avec des moyens financiers énormes... Ne manquent que les stars, puisque le haut de l'affiche est tenu en partie par des inconnus, 75 ans après la sortie en kiosque du premier comic mettant en scène le Kryptonien.

 

C'est Christopher Nolan, adoubé par sa trilogie consacrée à Batman, qui a écrit la première version du scénario, avec David S. Goyer (auteur de Dark City, les trois Blade, les trois Batman, Jumper...), avant de passer la main à Zack Snyder, le réalisateur visionnaire de 300 et Watchmen. Je m'attendais à une sorte de "Boum, boum, BOOOM", il n'en est rien, du mois sur la première heure et demie de métrage. Au contraire, puisque le film revient sur les origines de Sliperman, lequel d'ailleurs ne gagne son surnom qu'au cours du film, et n'est répété que deux fois. On voit ainsi se répéter le choix artistique de Nolan, qui a fait disparaître le nom de Batman de du titre de ses deux derniers opus concernant le Caped Crusader. Les origines, donc, depuis la planète Krypton sur le point de mourir, alors que deux amis, le scientifique Jor-El et le général Zod, s'opposent sur la démarche à suivre pour la sauver, et que l'enfant unique du premier est expulsé dans l'espace pour survivre. Recueilli par un couple de fermiers (incarnés par Diane Lane et Kevin Costner), le petit Clark grandit et découvre ses aptitudes physiques hors du commun. Des aptitudes qui amènent le jeune homme à mener une vie d'errance, de petit boulot en petit boulot, jusqu'à voir resurgir une menace venue de Krypton...

 

 

Le ton est assez intimiste, la mise en scène relativement sobre durant cette heure trente, jusqu'à ce que la fameuse menace, incarnée par Zod et ses sbires, surgisse et veuille terraformer la Terre, condamnant ses habitants à court terme, ce que ne supporte pas Clark/Kal-El, qui va trouver entre-temps une tenue traditionnelle de sa planète dans un vaisseau-sentinelle enfoui dans les glaces arctiques. La bataille entre les deux Kryptoniens (et quelques autres) va virer à l'Apocalypse, ou presque, la ville de New York devenant un terrain de jeu intangible pour les surhommes qu'ils sont devenus.

 

Le casting est assez étonnant : c'est l'inconnu Henry Cavill qui enfile la tenue bleu foncé de Superman, la jolie Amy Adams prenant à l'épaule l'appareil photo de Loïs Lane, l'intrépide reporter du Daily Planet. Le méchant de l'histoire (pas si méchant, en fait, juste attaché viscéralement à la survie de sa planète) est quant à lui incarné par Michael Shannon. Figurent également quelques légendes vivantes dans la distribution ; outre Diane Lane et Kevin Costner, on trouve également Russell Crowe en Jor-El, ou encore Laurence Fishburne en rédac'chef du Daily Planet.

 

 

Pour moi le film est une réussite. Sans doute pas autant que le film de Richard Donner qui date de 1978 (comment oublier Christopher Reeve ?), mais il réussit à réinventer le mythe, à l'implanter dans un contexte "réaliste" et contemporain. Le casting est plutôt convaincant, j'ai pris plaisir à revoir Costner dans la peau de brave fermier souhaitant avant tout que son fils adoptif s'épanouisse, malgré sa différence. Par contre la partie finale aurait mérité d'être plus courte, les combats se répétant ad nauseam dans les décombres de NY...

 

Il y a aussi des petites choses qui font tiquer. La présence récurrente de la bannière étoilée, comme sur la photo ci-dessous, ou lorsqu'un général américain déclare théâtralement "cet homme n'est pas notre ennemi" en arrivant devant l'Homme d'Acier (et avec encore un drapeau américain qui flotte derrière). Il y a aussi le passage obligé par la case religion, Clark allant demander son avis à un prêtre. Une scène réduite au strict minimum heureusement. La scène "finale" concernant la cape n'était pas utile non plus, même si elle se pose plus comme un clin d'oeil. La forme des capsules emmenant le général Zob, euh pardon Zod et ses partisans vers leur prison spatiale n'est pas sans rappeler des pénis... Et puis, lorsque le moment est venu de balancer un certain objet sur le vaisseau de son ennemi pour désamorcer son arme terrible, pourquoi Kal-El ne s'en charge-t-il pas lui-même ? Ce Kal-El qui, dès qu'il enfile sa tenue de technicien EDF, a un brushing impeccable, même après avoir traversé des dizaines d'immeubles.

 

Bref, un film fort divertissant, qui ne va peut-être pas assez dans l'intimiste, privilégie l'action sur son dernier tiers, mais n'évite pas certains écueils des grosses productions US.

 

Spooky

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L'incroyable Hulk

Publié le par Spooky

 

 

Oui je sais, le titre du film est crétin, mais que voulez-vous, les distributeurs de l'Hexagone ne sont pas forcément très doués pour les adaptations... Cet Incroyable Hulk était donc le dernier de la Phase Un de Marvel à manquer à mon tableau de chasse, un oubli de réparé.

 

Et franchement, sans dire que j'ai perdu 1h45 de mon temps, je ne peux pas dire que ce fût un grand moment de cinéma. Certes, le premier film de la "série" n'était pas un sommet non plus, mais le changement complet d'équipe n'y a pas fait grand-chose. Le réalisateur est cette fois Louis Leterrier, spécialiste de films d'action made in France, poulain de Luc Besson qui fait une belle carrière à Hollywood (les deux premiers Transporteur, les machins avec des Titans, Insaississables...). A priori un meilleur technicien qu'Ang Lee, donc. Mais engoncé dans des contraintes techniques et scénaristiques fortes, il n'a sans doute pas pu imprimer sa marque sur le film. Le casting a bien changé aussi, puisqu'Edward Norton a succédé au monolithique Eric Bana dans le rôle du Dr Bruce Banner, alter ego de Hulk, que Liv Tyler remplace Jennifer Connelly dans celui de la petite amie/collègue dudit Dr, et William Hurt prend la place de Sam Elliott, père de cette dernière, et général prêt à tout pour attraper le géant vert.

 

 

Banner, devenu un paria suite à sa transformation, essaie de se faire oublier dans les coins les plus reculés de la planète, tout en essayant de trouver un remède à son état, avec l'aide d'un mystérieux scientifique avec lequel il communique à distance. La fabrication d'un sérum va l'obliger à revenir dans ses pénates ; parallèlement une petite blessure et la perte de sang afférente lors d'un banal accident dans l'usine d'embouteillage où il travaille à Rio de Janeiro va mettre les militaires, avec le général Ross à leur tête, sur ses traces, secondé par un soldat né en Russie et lui-même prêt à tout pour accroître ses facultés physiques... Où l'on reparle du programme de super-soldat, présent à l'origine de Captain America... Un autre membre éminent des futurs Avengers va lui aussi voir son ombre planer sur le film, à savoir Tony Stark, alias Iron-Man, au travers des équipements militaires mais aussi d'un caméo en fin de métrage.

 

Je viens donc de vous raconter la quasi-totalité du film, si l'on exclut bien sûr la créature mutante que Hulk devra affronter, dans un drôle de renversement des alliances, surnommée Abomination. Un scénario signé Zak Penn (X-Men 2, X-Men 3 -ah, ça se gâte), Elektra -ok c'est mort), à l'écriture duquel Edward Norton est censé avoir participé... Bien sûr, je ne m'attendais pas à une intrigue un peu complexe à la X-Men, mais pour le coup, c'est vraiment léger. La priorité est clairement donnée à l'action, avec un grand cornichon vert qui saute d'un immeuble à l'autre, joue au tennis avec des voitures en guise de raquettes, et se frite avec un céleri qui pue. Côté casting, Norton est clairement sous-employé, Hurt est à la retraite, et Liv Tyler est toute en lèvres et frange. Reste Tim Roth, en super-soldat qui pète les plombs, mais là encore pas à son meilleur niveau...

 

Comme pour le premier film, on a un bon divertissement, sans plus.

 

Spooky

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L'Epreuve tome 1 : le Labyrinthe

Publié le par Spooky

Il y a quelques temps je vous avais succinctement parlé des la littérature pour adolescents et des titres susceptibles d'être adaptés au cinéma, dans la foulée de Harry Potter, Twilight ou encore Hunger Games (oui, je mets tout ça dans le même sac, à dessein). Pour le 15 octobre est annoncé le Labyrinthe, adaptation éponyme du premier épisode de la série à succès de James Dashner intitulée l'Epreuve. L'occasion de se pencher sur le phénomène.

 

Thomas, 16 ans, se réveille dans un ascenseur. Il ne sait plus qui il est ni d'où il vient, et ne semble se rappeler que de son prénom. Lorsque l'ascenseur s'ouvre, il est accueilli par d'autres garçons de son âge dans le Bloc, un monde mystérieux entouré par un labyrinthe impénétrable, et où personne ne sait pourquoi il est là.

 

Disons-le tout net : Ce premier tome ne bénéficie pas d'une écriture très enthousiasmante. Je dirais même qu'elle se situe dans le tout-venant de la littérature pour ados. Vite écrite, vite consommée. Le Labyrinthe est composé de chapitres courts, pour donner un rythme un peu effréné, alors qu'au final seule une petite moitié de ceux-ci sont dominés par l'action.

 

En effet une bonne partie du récit est concernée par les interrogations de Thomas, qui découvre pour ainsi dire un nouveau monde, et dont la mémoire a été en grande partie effacée, même s'il a rapidement le sentiment confus qu'il est étrangement et étroitement lié à ce fameux Bloc... Nous sommes en présence d'un survival, même si la survie est largement assurée par des arrivages réguliers de nourriture. Oui, nous sommes en présence d'adolescents américains, c'est à dire qu'ils ont à peu près le cerveau d'enfants de 8 ans d'autres pays quand on les sort de chez eux. Et dès que les habitudes changent, c'est la panique. Bien sûr, ici elles vont changer pour de bon, et ils ont raison de s'inquiéter...

 

Le principal argument du bouquin est le mystère : pourquoi sont-ils là ? Où mène le labyrinthe qui entoure le Bloc ? Quelles sont les créatures qui parcourent celui-ci dès la nuit tombée ? Et bien sûr quel rôle a Thomas dans tout cela ?

 

Heureusement que l'auteur fait preuve d'une certaine ingéniosité, sinon j'aurais laissé tomber ma lecture depuis longtemps. Je suis donc curieux de lire la suite, qui promet un changement radical de décor.

Pour les curieux, voici la bande-annonce du film en VO.

 

Spooky

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Les 100, tome 1

Publié le par Spooky

 

 

Depuis des siècles, plus personne n'a posé le pied sur terre. Le compte a rebours a commencé...

2:48... 2:47... 2:46...
Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.

1:32...1:31... 1:30...
Après des centaines d'années d'exil dans l'espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu'ils n'ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.

0:45... 0:44... 0:43...
Seulement, là-bas, l'atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.

0:03... 0:02... 0:01...
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n'a plus que quelques heures à vivre ?

 

Ce roman a été publié en 2013, et adapté dans la foulée en série télé. Il faut dire qu'il se place en plein dans la mode des romans pour adolescents amateurs de sensations (pas très) fortes, avec cette fois-ci un environnement SF relativement prononcé.

 

Nous voilà donc avec une intrigue un peu à la Lost, en un peu plus couillon, puisque les protagonistes sont tous des ados. Et ils partirent, à cent, et par un prompt crash, ils se virent un peu moins en arrivant à (mauvais) port. Heureusement l'une d'entre eux est médecin, et peut pallier aux divers soucis de santé des survivants. Bien sûr, impossible de suivre le destin de 95 personnages, n'est pas George R. R. Martin qui veut. L'intrigue est donc resserrée autour d'une dizaine de personnages, chacun avec une histoire presonnelle bien particulière, certains embarqués volontaires dans cette mission-suicide, d'autres avec des intentions peu claires...

 

Kass Morgan est éditrice, et ce roman est son premier. Du fait de son sujet, de sa rapidité à être adapté, je ne peux m'empêcher de penser qu'il s'agit d'un oeuvre de commande de la part du studio qui produit la série TV... La qualité d'écriture, sans être supérieure, permet de passer un bon moment, même si on se perd par moments dans les méandres des différents fils narratifs, d'autant plus qu'ils sont souvent -pour ne pas dire systématiquement- entrecoupés de flashes-backs permettant de comprendre les motivations ou les actions des personnages. Ces passages sont bien délimités, imprimés dans une police différente de celle du récit "au présent". Ce récit se passe donc sur Terre, sur les traces des 100, mais aussi sur la colonie dont sont expulsés les mineurs, car l'un des condamnés réussit à y rester. Cela permet d'avoir les deux points de vue sur l'histoire, ce qui est une bonne idée.

 

Bref, on n'a aps là le roman pour ados du siècle, ni même probablement de l'année, mais cela se laisse lire. Si j'ai l'occaison je lirai la suite.

 

Spooky

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Quelques mathoms...

Publié le par Spooky

Oui, je sais ce que vous dites, ce cher Spooky vieillit, il oublie les dates, tout ça... Eh bien non, je suis juste en vacances, et par conséquent très occupé. Mais pour rien au monde je n'aurais laissé passer cette date symbolique. En effet hier, c'était les 60 ans, jour pour jour, de la publication du Seigneur des Anneaux au Royaume-Uni...Et pour fêter cela, je vous propose donc quelques petites choses drôles, belles ou surprenantes concernant l'univers de Tolkien.

 

On commence avec une galerie DeviantArt consacrée au Professeur. Puis, dans le même esprit, une interview de John Howe, l'un des meilleurs illustrateurs de l'univers tolkienien.

 

Ensuite, une news montrant qu'il y a des dingues partout...

 

Pour en revenir à quelque chose de plus agréable, le compte-rendu d'une conférence consacrée à Tolkien lors du salon littéraire Etonnants voyageurs à Saint-Malo. Petit coucou à mes camarades de Tolkiendil au passage. Et un enregistrement audio inédit du Professeur au sujet de son oeuvre maîtresse.

 

Comme vous le savez sans doute, en fin d'année sortira le chapitre final de la trilogie adaptée du Hobbit : la bataille des Cinq Armées. Peter Jackson revient dans l'actu en proposant deux visuels d'affiche (voir ci-dessous), ainsi qu'un premier teaser du film.

 

 

Alors... heureux ?

 

Spooky
 

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L'Etranger des Carpathes

Publié le par Spooky

Carniole (région au nord de Trieste), début du XVIIème siècle. Un riche comte allemand traverse la région avec ses proches pour prendre possession d'un château que son défunt frère lui a légué. Mais en chemin le groupe est attaqué par une horde de loups, et ne doit son salut qu'à un homme étrange, qui semble les commander. Bientôt celui-ci devient un visiteur régulier du nouveau seigneur, mais son attitude pleine de morgue ainsi que le dépérissement rapide de Franziska, la fille du comte, attisent les questions...

 

Ecrit en 1844, ce roman écrit en allemand par Karl von Wachsmann est présenté par son éditeur (le Castor astral) comme un précurseur des romans de Le Fanu, Carmilla (1872) et Dracula (1897), puisque le personnage de von Klatka (un nom présent dans Anno Dracula, tiens) peut se changer en brouillard, vit dans un cercueil, séduit ses futures victimes grâce à un magnétisme surnaturel... Mais ce sont là des traits communs à un grand nombre de romans vampiriques du XIXème siècle, lesquels reprennent des légendes des Carpathes.

 

L'imagination de von Wachsmann n'est pas très étendue, et sa plume est assez datée, nettement plus, en tous les cas, que les deux romans cités plus tôt. C'est cependant une petite curiosité vite lue, la novella ne comportant qu'une soixantaine de pages.

 

Spooky

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Dragons 2

Publié le par Spooky

 

 

J'avais beaucoup aimé Dragons, ce long-métrage d'animation sorti il y a trois ans, arrivé un peu comme un challenger dans un paysage ultra-dominé par Disney/Pixar, et pour lequel le bouche-à-oreille a fonctionné à merveille. De quoi lancer une suite, avec comme seul maître à bord Dean DeBlois, toujours sous la bannière de DreamWorks.

 

L'histoire se passe plusieurs années après le premier film (pour la suite directe, voyez la série animée). Stoïque, le père d'Harold, se fait vieux, et songe à lui passer le commandement de la tribu viking dont il a radicalement changé la façon de penser en introduisant la domestication des dragons. Mais au cours de l'un de ses innombrables vols expérimentaux avec son dragon Krokmou, il découvre qu'un homme étrange fait régner la terreur en constituant une armée de dragons, mais aussi une île inconnue, qui renferme bien des secrets...

 

Le premier film était déjà une tuerie, mais ce deuxième est encore mieux ! Il bénéficie (toujours) d'une véritable écriture complexe, avec plusieurs plans narratifs qui vont bien sûr finir par se rejoindre, des personnages qui ont mûri dans leur tête et dans leur corps (rassurez-vous, le film est toujours visible par les plus de 6 ans), et le récit va prendre un chemin inattendu et irréversible pour nos héros. Des scènes sont vraiment tristes, mais étonnamment bien gérées, avec aussi quelques scènes ou répliques drolatiques pour garder une ambiance sans équivalent selon moi. Bien sûr, avec des dragons présents dans 95% des scènes, on a droit à de l'action, des plongeons et des vols vertigineux, toujours propres à vous filer le frisson. Et bien sûr, les images sont d'une beauté incroyable.

Un mélange qui renforce le réalisme de l'histoire (bien qu'on ait des dragons HENAURMES), et donc l'empathie envers ces personnages. Alors, quand l'un d'entre eux meurt, on ne peut s'empêcher d'avoir une pointe de tristesse. C'est aussi ça la force de cette franchise : le premier voyait Harold perdre l'un de ses pieds, et celui-ci la disparition d'un personnage secondaire.

 

A voir. ABSOLUMENT. Une petite bande-annonce pour vous mettre l'eau à la bouche ?

 

Spooky

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The Walking Dead - La Chute du Gouverneur

Publié le par Spooky

 

Après un premier roman réussi, mon enthousiasme était retombé à la lecture du deuxième développé autour de l'univers de la série de comics ultra-populaire The Walking Dead. Voici toutefois le troisième volet, à nouveau centré sur le Gouverneur, mais aussi sur Lilly, héroïne du deuxième roman. Deux habitants de Woodbury, aux trajectoires différentes, mais dont la vie va connaître un tournant décisif au cours des quelques semaines relatées ici.

 

D'autant plus qu'ils vont croiser un groupe de survivants que les lecteurs de comics connaissent bien... Le Gouverneur va tenter de tirer avantage des nouvelles perspectives que leur ouvrent ces nouveaux arrivants, à différents niveaux. Nous ne voyons donc plus les évènements du point de vue de Rick et de ses amis, comme c'était le cas dans le comic, mais bien via le Gouverneur et Lilly... L'occasion de constater la plongée dans la folie du premier, et la prise de conscience de la seconde.

 

L'occasion pour Jay Bonansinga, toujours officiellement cornaqué par Robert Kirkman, de développer encore ses personnages. Il y a fort à parier que Lilly tiendra une place très importante dans le prochain roman. Encore une fois la plume est de qualité, il ne s'agit pas simplement d'un roman de commande platement exécuté, il y a un vrai souci de construire un univers cohérent. L'occasion aussi de dépeindre en détail une scène de torture très forte, et de finir le roman sur une situation très cruelle, tandis qu'une autre, dramatique, est justifiée...

 

Un bon moment de lecture, qu'il vaut mieux faire précéder de celle des deux premiers opus pur bien en saisir la portée.

 

Spooky

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