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L'Epreuve tome 3 : Le remède mortel

Publié le par Spooky

 

 

Après être sortis -non sans mal- de la Terre Brûlée, Thomas et ses amis sont retenus par le Wicked dans un étrange complexe, séparés les uns des autres. Mais ils réussissent à s'échapper, par petits groupes et sans savoir ce qu'il est advenu des autres.

Nouveau décor pour cet ultime volet de la trilogie l'Epreuve, avec la ville de Denver, puis le ghetto réservé aux Fondus, ces humains victimes des radiations dues aux rayons solaires ; la plupart du temps le groupe autour de Thomas est réduit : 4 ou 5 personnes. Mais Le WICKED est toujours là, sur la brèche, aux aguets, prêt à tout pour récupérer leurs "sujets".

 

Thomas et ses amis ne sont pas au bout de leurs peines, et pas à l'abri de retrouvailles très surprenantes.

 

Je me suis nettement plus ennuyé dans la lecture de ce troisième opus que dans celle des deux premiers. Certes, les personnages sont actifs, volontaires, ils sont décidés à ne pas se laisser faire et à sauver leurs amis, mais j'ai eu l'impression que beaucoup de choses se passaient trop facilement pour eux. Dashner, pour essayer de tromper son monde, place quelques péripéties, des obstacles, mais de façon plutôt maladroite. Le charme du premier tome est, pour moi, rompu.

 

Spooky

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Terre du Milieu : sur les traces d'un mythe

Publié le par Spooky

 

C'est totalement par hasard que je suis tombé sur ce recueil d'illustrations. En fait, non, c'était lors d'une séance de dédicaces consacrée à Tolkien et un ouvrage sur son oeuvre, réalisé par des personnes depuis devenues des amis. Le prix m'avait rebuté dans un premier temps, mais j'avais gardé les références. Et puis je l'ai trouvé plus tard, sans même le chercher (merci Aaapoum Bapoum).

 

 

Mon esprit complétiste a cette fois bien fonctionné puisque la lecture, et surtout la vision des illustrations qu'il contient fut un enchantement presque constant. Je ne connaissais pas du tout cet illustrateur, qui comme son nom ne l'indique pas, est américain. Certes, il ne travaille sur l'univers tolkienien que depuis le début des années 2000, mais certains de ses croquis, réalisés comme les autres à l'aquarelle et au fusain, sont parmi les plus beaux que j'ai jamais vu. Oui, alors que je suis un admirateur du boulot de John Howe et d'Alan Lee, ou même, partiellement, de celui de Ted Nasmith. Nasmith qui ne tarit pas d'éloge dans son avant-propos de ce recueil, rejoint par David Wenzel, surtout connu pour avoir réalisé une adaptation graphique de Bilbo le Hobbit.

 

 

Le style de Giancola ? Certains le comparent aux maîtres de la Renaissance du 15ème siècle ; n'étant pas un spécialiste, je ne m'avancerai pas, mais force est de remarquer qu'il est très fort dans les expressions des personnages, du drapé des vêtements, du mouvement, des proportions, de... Bref, en tout. Pour ma part j'y ai vu une belle parenté avec un dessinateur de bande dessinée que j'adore, Grzegorz Rosinski (auteur de Thorgal), qui est aussi un peintre de grand talent à l'aquarelle. Au menu de ce recueil : Le Hobbit, Le Seigneur des Anneaux, mais aussi les Enfants de Hurin et d'autres contes issus du Legendarium. Régalez-vous.

 

Spooky

 

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L'Etoile du matin

Publié le par Spooky

 

Automne 1919. Trois figures légendaires de la littérature anglophone, C. S. Lewis, futur auteur des Chroniques de Narnia, J. R. R. Tolkien, futur auteur du Seigneur des Anneaux, Robert Graves, poète et futur auteur de grands romans historiques, font connaissance à l’université d’Oxford avec le déjà mythique T. E. Lawrence dit “Lawrence d’Arabie” et futur auteur des Sept Piliers de la sagesse. Chacun à leur façon, ces hommes s’efforcent de surmonter le traumatisme de la Première Guerre mondiale. Tandis que les hante le souvenir de ses charniers, la rencontre du flux de récits et de civilisations qu’incarne Lawrence, ce vent du désert qu’il porte avec lui, va les acheminer vers la réalisation de leurs œuvres, sous le regard critique et tendre de la féministe Nancy, épouse de Graves.

 

Soyons clair, j'ai lu ce roman car Tolkien en était l'un des protagonistes. Non que les autres protagonistes ne m'intéressent pas, loin de là, mais disons qu'ils m'attirent moins irrésistiblement que celui que l'on surnommera plus tard le Professeur.

 

A cette époque il n'est encore qu'une jeune enseignant, traumatisé comme ses camarades par la première guerre mondiale, au cours de laquelle il a été gazé, mais surtout qui lui a pris deux de ses meilleurs amis. Une perte immense, qui le marquera toute sa vie. L'unité du TCBS (Tea Club and Barrovian Society, le club qu'il formait avec ses amis) est à jamais brisée, même si CS Lewis est encore là.

 

Le roman, écrit par un collectif d'auteurs italiens, propose donc de plonger dans ces années juste après la première guerre, où de nombreuses choses étaient à construire ; pour Tolkien, c'est la construction initiale de son Legendarium, mais aussi de sa famille, avec la naissance de son deuxième enfant et son exil à Leeds pour pouvoir enseigner ; pour Lewis, sa nouvelle vie familiale ; pour Graves, sa poésie... Et curieusement ces constructions vont prendre en compte la rencontre d'un homme pas comme les autres : T. E. Lawrence, surnommé Lawrence d'Arabie. Une légende vivante, mais un homme dont l'existence même est auréolée de mystère. Une ambiance fort particulière, bien rendue par les différents fils narratifs, qui s'entrelacent bien sûr.

 

Un roman intéressant, surtout concernant l'ambiance oxfordienne de l'immédiat après-guerre et sur la personnalité du Colonel Lawrence...

 

Spooky

 

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Gone Girl

Publié le par Spooky

David Fincher est un réalisateur à part dans le paysage de l'entertainment américain. Jamais là où on l'attend, ses films déclenchent souvent des guerres de tranchées, car ils ne laissent jamais indifférent. Gone Girl, son 11ème long-métrage, ne déroge pas à cette règle.

 

Amy et Nick Dunne sont un couple d'écrivains que tout semblait destiner à être heureux. Pourtant, le jour de leurs 5 ans de mariage, Amy disparaît. Très vite son mari est accusé de tous les maux, d'autant plus qu'un faisceau d'indices et de preuves converge vers lui. Seul contre tous, ou presque, il va tenter de découvrir la vérité et de se faire réhabiliter.

 

Le spectateur n'aime pas forcément être manipulé, le public qui assiste, dans le film, à l'affaire, non plus. Fincher joue sur cette mise en abyme et propose une intrigue avec deux points de vue, dont il est difficile de parler sans faire de spoilers. sachez simplement qu'elle joue sur les personnalités des deux membres du couple, deux natures particulières dont le destin devait inéluctablement les mener où ils vont. Le film tient énormément sur les épaules de Ben Affleck, que l'on ne présente plus mais que l'on a retrouvé avec plaisir dans Argo et Rosamund Pike (le dernier pub avant la fin du monde, Jack Reacher, la Colère des Titans). Au côté impavide et un peu naïf de l'un répond l'aspect angélique et calculateur de l'autre, tandis que d'autres personnages viennent brouiller les cartes. Et la fin, que l'on pourrait qualifier d'immorale, répond à un autre souci du réalisateur : être crédible.

 

 

Adapté du roman à succès de Gillian Flynn (mais avec une fin différente, assurée par la romancière elle-même), Gone Girl a déchaîné les passions à sa sortie, chacune de ses qualités narratives ou artistiques (comme le côté lénifiant du rythme, très lent) pouvant être perçue comme un raté, un échec pour les spectateurs. En ce qui me concerne, j'ai trouvé le film très bon, voire brillant par moments. Avec en prime l'un des meilleurs personnages de s*** jamais vus au cinéma.

 

Spooky

 

*** : Ahah, j'ai failli spoiler !

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Narcogenèse

Publié le par Spooky

 

Louise Gaucher travaille dans un service de réanimation. Dès qu'elle le peut, elle s'assoupit auprès de ses malades plongés dans le coma. Elle a le don de voyager dans le « monde des rêves » où les patients choisissent entre la vie et la mort.
Simon Larcher est flic. Il ne boit plus, ne baise plus et ne joue à rien. Il voudrait juste nettoyer le monde de son horreur et de sa tristesse.
Une nuit de janvier, un enfant de la DDASS disparu est retrouvé dans le parc du Chais, propriété de la puissante et riche famille de Louise...

 

Je ne connaissais pas Anne Fakhouri avant de la rencontrer lors d'un salon consacré au fantastique. Sa gouaille, son intelligence et son humour m'ayant plu, je me suis laissé tenter pas l'un de ses titres les plus populaires. Il s'agit d'une drôle d'histoire, parlant de secrets de famille, de peurs ancestrales et de monstres hantant les rêves, doublés bien sûr d'une enquête policière menée par des personnages originaux.

 

Anne Fakhouri prend le temps de poser ses personnages, de leur donner une épaisseur psychologique, un passé permettant de saisir leur dimension et de comprendre leur comportement. C'est très fin, et j'avoue que je m'y suis laissé prendre pour certains d'entre eux, et de me retrouver bien peiné lorsqu'ils ont quitté la scène. Quant à l'histoire elle-même, j'aurais peut-être aimé une incursion dans l'onirisme plus grande, avec ce Marchand de Sable mystérieux et tentateur. Il n'empêche que j'ai passé un très bon moment de lecture, et découvert un grand écrivain.

 

Spooky

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Night Call

Publié le par Spooky

 

Les distributeurs de films ont malheureusement tendance à présenter Jake Gyllenhaal comme un jeune prodige. Mais ils oublient que celui-ci a déjà 34 ans, qu'il a 23 ans de carrière derrière lui et que Donnie Darko, qui l'a révélé, date déjà de 2001. Cette étiquette vient sans doute du fait qu'il est peu visible dans les superproductions (si l'on excepte le Jour d'après et Prince of Persia : les sables du temps). Il préfère se faire un nom dans les productions indépendantes, certaines de qualité comme Moonlight Mile, Le Secret de Brokeback Mountain, Jarhead, Zodiac, Source Code, Prisoners ou encore Enemy...

 

Night Crawler (Night Call en VF) émarge dans cette seconde catégorie. L'acteur caméléon y incarne Lou Bloom, un pauvre mec à la morale élastique, qui vivote en volant de la ferraille sur des sites industriels. Mais il cherche un boulot mieux rémunéré, et un soir, errant au volant, il s'arrête à proximité d'un accident de la route. Il voit débarquer une équipe de télévision indépendante, avide d'images fortes et trash. Fasciné par leur ballet et la liberté dont ils semblent jouir, il décide de sacrifier ses dernières économies dans l'achat d'une caméra d'occasion et d'une CB qui va lui permettre d'écouter les fréquences policières et d'urgence.

 

 

Adaptable, appliqué et plein d'énergie, il va devenir vautour parmi les vautours, n'hésitant pas à intervenir sur une scène de crime ou à cacher des éléments capitaux aux forces de l'ordre pour mener sa propre enquête, franchissant ainsi définitivement la ligne jaune.

 

Film à petit budget, Night Crawler joue sur un scénario au cordeau et l'énergie de son acteur principal, dont l'air candide contraste avec l'attitude détestable de son personnage. Gyllenhaal est, comme dans Source Code, absolument bluffant, et amène, avec les autres acteurs comme Bill Pullman et Rene Russo, le film de Dan Gilroy, dont il est également producteur, à un niveau inespéré pour un film de ce genre. Le personnage de Lou Bloom est un salaud très réussi.

Fortement recommandé donc.

 

Spooky

 

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Les temps sauvages

Publié le par Spooky

 

 

Et revoilà le commissaire Yeruldelgger !

 

Le loup des steppes mongoles et son équipe doivent cette fois enquêter sur un monceau de cadavres d'animaux, surmonté d'un homme (mort) sur un cheval (mort aussi), tandis que son entourage est lui aussi sujet à nombre de turbulences...

 

Après que le premier tome eût reçu plusieurs prix, l'écrivain Patrick Manoukian (car c'est lui qui opère sous le nom de Ian Manook) propose un nouveau récit empreint de bruit et de fureur, oscillant entre Oulan-Bator et... le Havre, où l'une des affaires sur lesquelles enquêtent les policiers va trouver un écho inattendu. L'occasion de faire preuve encore une fois d'une écriture très nerveuse, inspirée, pleine d'imagination, et... un peu embrouillée par moments. Le récit est dense, très dense (plus de 500 pages) et le lecteur a parfois l'impression d'assister à une suite de saynètes ou d'anecdotes que l'auteur a voulu placer dans son récit. L'arrivée d'un autre flic, français celui-là, correspond peut-être à une envie de délayer un peu, de diversifier ses approches, même si Yeruldelgger est encore un personnage trouble, au passé plein de zones d'ombre. L'occasion aussi de faire un véritable récit gastronomique centré sur la Normandie, après les délices de Mongolie.

 

Prenant et distrayant, même si on s'y perd un peu.

 

Spooky

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Mr Mercedes

Publié le par Spooky

 

Après quatre décennies d'émargement dans le fantastique, Stephen King s'essaye au récit long relevant du polar. Ce n'est pas tout à fait sa première incursion dans le genre, quelques-unes de ses nouvelles (parmi lesquelles Colorado Kid) en faisant clairement partie.

 

Mr Mercedes est le surnom d'un psychopathe qui un beau jour de décembre, fonce au volant d'une voiture volée (une Mercedes donc) dans une foule attendant l'ouverture d'un forum de l'emploi, et faisant 8 morts et des dizaines de blessés... Ce n'est que quelques mois plus tard que l'inspecteur à la retrait K. William Hodges reçoit un étrange message, visiblement envoyé par le détraqué, qu'il n'a pas réussi à coincer alors qu'il était en charge de l'affaire. Ce qui lui vaut de passer ses journées avachi sur son canapé, devant sa télé, prenant du poids et ruminant des idées noires... Mais alors que Mr Mercedes espère que son message va accélérer la déchéance de Hodges et peut-être le pousser au suicide, celui-ci sent se réveiller d'anciens réflexes et va tenter de remonter la trace de Mr Mercedes...

 

Alors bien sûr, ce n'est pas du fantastique, mais ça reste du King : ça fait 475 pages, il y a des passages sur l'enfance de l'un des personnages principaux, et vous ne pouvez pas décoller du bouquin. J'ai réussi à louper ma station de métro à cause de Mr Mercedes. Deux fois dans le même trajet. Et bien sûr, King, dont l'écrivain de polars préférés est James M. Cain, ne fait rien comme tout le monde. Aucun de ses enquêteurs n'est flic, ou ne l'est encore, et son méchant est très méchant, même s'il a fait mieux dans Ça. mais grippe-Sou n'était pas humain, tandis que Mr Mercedes, si. Et il est incroyablement réaliste, tout comme l'ensemble du récit. King essaye bien de faire une petite allusion au fantastique, mais cela reste de l'ordre du furtif, et n'influe en rien sur l'histoire.

 

Un seul petit regret : les enquêteurs hétéroclites utilisent un véhicule très particulier, j'ai trouvé dommage que ledit véhicule ne soit pas utilisé jusqu'au bout du bout, afin de boucler une boucle. Mais en-dehors de cette remarque, ils 'agit d'un excellent polar, largement salué par la critique et le public, à tel point que King a annoncé qu'il était le premier acte d'une trilogie, dont le deuxième tome, Finders Keepers, sort au mois de juin aux Etats-Unis. Entretemps, pour les fans, Revival devrait être la prochaine sortie française, probablement en début d'année 2016...

 

Spooky

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Bilan cinéma 2014 (et espoirs 2015)

Publié le par Spooky

 

 

On va reprendre la formule synthétique de l'année dernière concernant les films vus, pas vus, aimés, pas aimés...

 

D'abord, cette année 2014 a été l'occasion de plusieurs rattrapages de films listés en 2013 :

Oblivion, Man of Steel, Pacific Rim, Hunger Games - l'Affrontement, Kick-Ass 2, Riddick.

 

Pour un résultat mitigé, comme vous le verrez en cliquant sur les liens afférents.

 

Sur l'année 2014, j'avais listé un certain nombre de titres, d'abord les "pas vus", par ordre chronologique de sorties :

 

Le Vent se lève, I, Frankenstein, Robocop, La Belle et la Bête, Noé, Transcendance, Spider-Man, le destin d'un héros, Godzilla, Transformers 4, la Planète des Singes : l'affrontement, Hunger Games - la révolte -partie 1. Rattrapage en 2015 ?

 

Les "vus" :

Captain America, le Soldat de l'hiver, X-Men, days of future past, Edge of tomorrow, Dragons 2, Guardians of the Galaxy, Interstellar.

 

Les inattendus (ou plutôt non listés en 2014) :

Le Labyrinthe (je triche un peu, je l'ai vu au tout début 2015), Le Hobbit - la bataille des cinq armées (pareil), Astérix - le Domaine des Dieux : sympa, mais sans plus. Opération Casse-Noisette (oui bon, on m'a obligé), Rio 2, The Grand Budapest Hotel (sympa, là aussi).

 

Un bilan assez bon, selon mes propres canons d'appréciation bien sûr, puisque seul le troisième épisode du Hobbit s'est révélé un peu décevant.

 

Que nous réserve 2015 sur le plan des "gros" films relevant de l'imaginaire ?

   

Le 4 février sortent It follows et Jupiter. Si le premier semble jouer à fond sur la paranoïa, le second, nouvel opus de la famille Wachowski, propose une épopée interstellaire à grand spectacle.

 

Le 4 mars, Chappie, nouveau film de Neill Blomkamp, raconte l'histoire du premier robot doté d'une conscience. Avec Hugh Jackman et Sigourney Weaver.

 

2 avril 2015, les Avengers reviennent avec l'Âge d'Ultron, du nom de cette entité robotique qui se rebelle...

 

Le 13 mai, Max revient, et il n'est pas content, dans Mad Max - Fury Road, avec Tom Hardy pour succéder à Mel Gibson.

 

Le 20 mai sort Tomorrowland, nouveau voyage dans l'espace et dans le temps produit par Disney.

 

La semaine d'après sort Ex Machina, d'Alex Garland, scénariste de 28 jours plus tard, Sunshine, ou encore La Plage... Autre variation sur le thème durobot doué de conscience...

 

Le 10 juin l'un des univers créés par Steven Spielberg (mais surtout Michael Crichton) connaît un nouvel avatar avec Jurassic World. Voir Chris Pratt (Les Gardiens de la galaxie) faire de la moto avec des raptors, c'est étonnant...

 

Le 1er juillet, nouvelle franchise poids lourd, avec Terminator:Genisys, avec le retour annoncé d'Arnold Schwarzenegger dans cette suite/reboot...

 

Le 22 juillet sort Ant-Man, adaptation éponyme du comic de super-héros.

 

Le 5 août sort le remake des 4 Fantastiques. Mouais, bof.

 

Le 14 octobre le réussi Le Labyrinthe voit sortir sa suite, Le Labyrinthe 2 (titre idiot puisque les personnages en sortent, du labyrinthe...).

 

Le 18 novembre sort l'ultime volet de la saga Hunger Games, la révolte partie 2.

 

Le 18 décembre sort l'Episode VII de la saga Star Wars, désormais drivée par JJ Abrams, qui après avoir remis sur les rails l'univers Star Trek, risque d'encore tout casser, d'autant plus qu'il a été annoncé qu'il ne tiendrait pas forcément compte de l'univers étendu (romans, jeux videos, comics...).

 

Du lourd, pour 2015, du très lourd...

 

Spooky

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De H. P. Lovecraft à J.R.R. Tolkien

Publié le par Spooky

 

Les éditions Lyonnaises ActuSF sont parmi les plus inventives du marché de l'imaginaire français. Elles proposent ici, en partenariat avec la Maison d'Ailleurs, musée helvétique lui aussi consacré au fantastique, une collection de petits essais malins. Cet opus, dans la foulée d'une exposition intitulée Alphabrick, ayant pour vocation de montrer comment les univers de certains écrivains ont fini par essaimer dans d'autres formes d'expression, en est la dernière livraison en date. Le point de départ est celui de Lovecraft, mais Francis Valéry, écrivain, journaliste et essayiste, s'est laissé convaincre par le directeur de la Maison d'Ailleurs de faire de même pour Tolkien, avec une petite synthèse parlant brièvement d'autres univers étendus, tels Star Trek, Sherlock Holmes ou Tarzan.

 

L'auteur s'est donc attaché à nous parler de HP Lovecraft, écrivain et novelliste méconnu de son vivant, qui a ensuite été "ressuscité" par August Derleth, lequel s'est en partie attribué son oeuvre, avant que celle-ci, regroupée en partie dans ce qu'on a appelé "le Mythe de Cthulhu", devienne un univers de référence pour les amateurs de fantastique et d'horreur. Il nous indique comment, parti de rien, l'écrivain incompris est mort presque dans la misère.

 

Il passe ensuite à JRR Tolkien, universitaire anglais, enseignant émérite en philologie et en vieil anglais, dont l'oeuvre de fiction, écrite pendant ses heures de loisirs et après sa retraite, est devenue un univers encore plus populaire, et a également connu de grandes extensions, dans le jeu, la bande dessinée, le cinéma...

 

Il ne s'agit pas, au sein de ce guide de 92 pages (format A6) richement iconographié, de faire l'inventaire de toutes les adaptations, mais simplement de montrer comment deux écrivains, au succès plutôt modeste au départ, voire pire que modeste, ont vu leur oeuvre leur échapper. Et c'est bien réalisé, Francis Valéry a su faire une bonne synthèse de ce processus, sans jamais entrer dans l'analyse de leurs oeuvres, restant didactique et factuel. Un guide qui donne envie de se (re)plonger dans ces univers.

 

Spooky

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